Planet Antilles

   Accueil        
 
Partenaires

Accueil
Mardi 27 Juin
Saint Fernand
Les îles à découvrir
La Guadeloupe
La Martinique
Les Saintes
Marie-Galante
Désirade
Saint-Martin
Saint-Barthélémy
La Barbade
La République Dominicaine
La Réunion
Planet gastronomie
Recettes
Planet services
Annonces
Envoyez vos cartes
Galerie photos
Horoscope
Trafic routier en Ile de France
Météo
Contact & gestion
Qui sommes nous ?
Publicité sur le site
Nous écrire
Mentions légales
Rejoignez-nous
Problème sur le site

La France du Pacifique occidental

  

 Découvrez : - NOUMEA - GRANDE TERRE  - LES ÎLES LOYAUTE - 
                     - LES ÎLES DES PINS -

Présentation - Les Îles Loyautés

  La Province des îles Loyauté correspond à l'archipel du même nom, composé de trois îles principales, Maré, Lifou et Ouvéa, et une de taille plus réduite, Tiga. Elles sont situées entre 100 et 150 km (entre 54 et 80 milles marins) de la côte est de la Grande Terre, et à 272 km (environ 170 milles marins) à l'ouest-sud-ouest de l'île d'Anatom, au Vanuatu.

  Ce sont des îles hautes carbonatées constituant la partie émergée de la ride des Loyauté, relief sous-marin né, à l'instar de la Grande Terre, des plissements de la croûte océanique à l'est de la plaque australienne. Les îles constituent donc les sommets de cette ride qui ont progressivement émergé à partir du Pléistocène en raison de la proximité de la zone de subduction de la fosse des Nouvelles-Hébrides (où la plaque australienne plonge sous la plaque pacifique) qui entraîne un bombement de la plaque océanique australienne. Ce bombement, l'installation au niveau du littoral, au moment de l'émersion, de récifs coralliens recouvrant le calcaire à rhodolites qui constitue la base du sol des îles, puis l'érosion, sous l'effet de la pluie ou de l'infiltration d'eaux de mer, du plateau calcaire, a donné naissance à un important réseau karstique et explique l'aspect chaotique du relief des îles qui, bien que très peu élevé (culminant à 138 m à Maré, à 104 m à Lifou et à 42 m à Ouvéa), donne naissance à de nombreuses falaises et terrasses en bord de mer et à de véritables gouffres à l'intérieur des terres.

  D'un autre côté, si cette porosité du sol a empêché la présence d'un réseau hydrographique, les eaux de pluie issues des importantes précipitations que connaissent les îles s'infiltrant en effet directement dans le sol, elle a permis l'apparition de véritables « lentilles d'eau douce », chaque île comportant ainsi une petite nappe phréatique d'eau douce, ou saumâtre à Ouvéa, « flottant » au dessus de l’eau salée, grâce à sa plus faible densité et à la faible miscibilité des deux liquides. Quoi qu'il en soit, la question de l'approvisionnement en eau douce et de la gestion des réserves des nappes est une question importante aux îles Loyauté, avec l'installation de citernes pour recueillir les eaux de pluie ou d'une usine de dessalement à Ouvéa.
 
Maré, la première à s'être formée, semble déjà avoir dépassé l'axe du bombement de la lithosphère et entamé son plongeon vers la zone de subduction, quand les autres îles continuent encore leur ascension. En revanche, Ouvéa est la dernière à avoir entamé ce processus, et semble être actuellement dans la même position qu’occupait Lifou et Maré il y a quelques centaines de milliers d’années, d'où sa faible surface émergée et ses altitudes encore moins élevées que les autres îles, tandis qu'une grande partie de son plateau central est encore submergé et lui permet d'être la seule île Loyauté à posséder un lagon qui lui est propre.

  Exposées aux vents dominants (est-sud-est), les îles Loyauté possèdent une pluviométrie importante, avec une moyenne de 1 600 mm par an. Ceci donne naissance à une végétation dense de type tropical. Avec 1 980, 9 km², elle est la moins étendue des trois provinces. La plus grande des quatre îles, Lifou, avec 1 196, 1 km² environ, est plus vaste que la Martinique ou que Tahiti. Vient ensuite Maré (641,7 km²), Ouvéa (132,1 km²) et enfin Tiga (11 km²).

Elle ne comprend que trois communes, à savoir, du sud au nord :
Maré,
Lifou
(le chef-lieu, la plus grande et la plus peuplée des communes, elle comprend, outre l'île éponyme, Tiga),
Ouvéa (la moins peuplée, mais néanmoins la plus dense, étant la 4e commune la plus dense du territoire, après Nouméa, Dumbéa et le Mont-Dore, avec 33 hab./km2). 
Elle est, et d'assez loin, la moins peuplée des trois provinces, avec 22 080 habitants en 2004. Elle est toutefois plus densément peuplée que la Province Nord, avec 11,1 hab./km2, et se situe ainsi dans la moyenne de la densité de l'ensemble de la Nouvelle-Calédonie, rassemblant alors 9,57 % de la population totale, soit un peu moins d'1/10e de la population totale du Territoire, sur un peu plus d'1/10e de sa superficie.

   Mais la part relative de la population loyaltienne au sein de la population totale ne cesse de s'affaiblir, puisque la population estimée au 1er janvier 2008 de la province est seulement de 22 570 habitants, soit 9,23 % de la population totale. C'est surtout un solde migratoire largement négatif qui explique cette stagnation démographique, puisqu'il était encore de -152 personnes en 2007, du fait de la forte migration des jeunes actifs vers la Province Sud, et plus particulièrement le Grand Nouméa, plus attractif et pourvoyeur d'emplois. Et contrairement à la Province Nord, aucun projet économique d'envergure n'a permis de renversement progressif de ce flux, ou tout du moins de retenir les travailleurs loyaltiens dans les îles.

  Seul un accroissement naturel qui reste fort permet encore à la Province de gagner des habitants, mais celle-ci est en train de terminer, plus tardivement que les deux autres provinces, sa transition démographique. Ainsi, l'excédent naturel s'affaiblit quelque peu (l'accroissement naturel par an étant compris entre 240 et 340 personnes supplémentaires entre 2002 et 2008, ce qui reste fort mais moins que les 400 à 540 individus supplémentaires par an connus de 1981 à 2002). La mortalité s'est stabilisée à un niveau bas, et la natalité reste toujours dynamique mais décroissante (le taux de fécondité, à 2,38 enfants par femme en 2007, reste plus élevé que dans les autres Provinces et largement au dessus du seuil de renouvellement des générations, mais largement inférieur aux taux de 2001, où il s'établissait à pratiquement 4 enfants par femme, ou aux 6 enfants par femmes du début des années 1980).

  Quoi qu'il en soit, les Îles Loyauté conservent une population particulièrement jeune, avec toutefois un vieillissement progressif : si les moins de 20 ans constituaient encore 46 % de l'ensemble des habitants en 2004, ils n'en représentaient plus, au 1er juillet 2008, que 42,2 %. La part des plus de 60 ans, quant à elle, augmente, passant de 8,88 % en 2004 à 9,82 % en 2008. La pyramide des âges est nettement triangulaire, mais présente des creux pour les classes d'âge des 0-5 ans (dû à une baisse de la natalité depuis le début des années 2000, conséquence directe du départ des jeunes actifs depuis le début des années 1990 pour le Sud) et des 25-35 ans, tandis que le sommet de la pyramide s'élargit. Cette évolution s'explique par une hausse de l'espérance de vie (s'établissant encore à 59,7 ans pour les hommes et 70,4 ans pour les femmes, soit 64,7 ans pour l'ensemble, en 1981, elle est en 2008 de 71,4 pour les hommes, 79,2 pour les femmes et de 75,1 ans pour la totalité de la population, elle est plus élevée que dans le Nord et a rattrapé le niveau de celle du Sud) et le départ des jeunes actifs pour la Province Sud).

  Les Kanaks y forment l'essentiel de la population, les îles Loyauté n'ayant jamais fait l'objet de l'installation de colons. Au recensement de 1996 (le dernier en date à avoir comporté une question sur l'origine ethnique de la population), les Mélanésiens constituaient toujours 97,1 % de la population. Les Européens, présents à seulement 2 %, sont surtout des fonctionnaires employés dans l'administration territoriale (au sein des services du Commissaire délégué du gouvernement dans la province) ou judiciaire (avec l'antenne du tribunal de Nouméa), des gendarmes, des ecclésiastiques ou encore des enseignants, et sont donc essentiellement concentrés à Wé, le centre administratif de Lifou.

  La Province des Îles est gérée par une assemblée de Province qui siège à Wé sur Lifou. Initialement composée de 7 membres de 1989 à 1999, elle comporte aujourd'hui 14 élus, dont parmi eux 7 siègent également au Congrès de la Nouvelle-Calédonie. Elle est élue pour un mandat de 5 ans au suffrage universel direct et au Scrutin proportionnel plurinominal à 1 tour. Elle élit ensuite en son sein un président (qui doit être élu, lors des 2 premiers tours de scrutin, à la majorité absolue, puis à la majorité simple au 3e tour) et trois vice-présidents.

  La Province des Îles est majoritairement indépendantiste et dominée par la gauche locale. Ainsi, fief du FLNKS depuis sa création en 1989, elle a toujours fait l'objet de la présence, au moment des élections, d'une multitude de listes indépendantistes qui coopèrent ensuite largement au sein de l'assemblée. Et si les anti-indépendantistes ont toujours bénéficier de la présence d'au moins deux élus, ils sont désormais absents de l'assemblée provinciale depuis les élections provinciales du 10 mai 2009, du fait de leur division en trois listes distinctes.

        Source des informations Wikipédia

 

 


Newsletter
 S'inscrire à la newsletter >>

 

Plan du site
Copyright © 2004 Planetantilles.com tous droits réservé
Création :Torop.net - Site mis à jour avec wsb.torop.net