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La France de l'Outre mer

 Economie- Mayotte

  L’économie mahoraise est en période de transition. Deux modes de fonctionnement cohabitent, un traditionnel, peu monétarisé, peu rentable et un, plus moderne.

 Agriculture - Pêche - Aquaculture
A Mayotte, l’agriculture et la pêche sont des activités traditionnelles et familiales, représentant un moyen d’autosuffisance alimentaire ou un complément de revenu. En 2007, les seuls produits mahorais exportés ont été les huiles d’essence d’ylang-ylang et la vanille, les poissions issus de l’aquaculture (première exportation en volume).

L’île comptait, en 2003, 20 858 exploitations agricoles pour une superficie agricole utilisée (SAU) de 20 254 hectares, soit plus de la moitié de la surface de l’île. Plus de 35 000 personnes travaillent sur ces exploitations.

En 2003, les surfaces consacrées aux cultures vivrières représentaient plus de 80 % des surfaces cultivées à Mayotte, dont 45 % pour la bananeraie et la cocoteraie. La banane est cultivée sur plus de 4 600 hectares, sa production était estimée à 17 000 tonnes en 2003. Avec une Zone économique exclusive (ZEE) de 74 000 km² Mayotte dispose d’un important potentiel dans le secteur de la pêche. Pourtant, ce secteur reste encore artisanal.

L’aquaculture est une activité récente à Mayotte, mais prometteuse. Les premiers élevages ont été installés en décembre 1999 et la commercialisation a débuté au milieu de l’année 2001. Aujourd’hui, les poissons issus de l’aquaculture (quasi-exclusivement de l’ombrine tropicale) constituent la première exportation de l’île en volume. Avec environ 150 tonnes produites annuellement, Mayotte est le principal producteur de poissons d’aquaculture de tout l’outre-mer français. En raison de conditions naturelles exceptionnelles et d’un accent mis avant tout sur la qualité du produit, Mayotte dispose d’un potentiel de croissance important.
Le développement de la filière à Mayotte est le fruit d’une étroite collaboration entre les différents acteurs (Aquamay, Mayotte Aquaculture, les artisans aquaculteurs et le Groupement du service militaire adapté qui a participé à la formation de la plupart des aquaculteurs mahorais).

Le Contrat de projet État-Mayotte 2008-2014 prévoit une enveloppe de 16 millions d’euros pour le développement de la pêche et de l’aquaculture mahoraise.

 Entreprises et secteur d’activité
L’économie locale est dominée par le secteur du BTP où tous les corps de métiers sont représentés. Son essor résulte d’importants besoins en logements sociaux, locatifs et en équipements publics (écoles, routes,…).

Les activités de service sont présentes notamment les services informatiques, celles des entreprises (nettoyage, analyse technique, publicité, formation,…), services de santé, les télécommunications,… Ce secteur dynamique emploie près de la moitié des actifs. La taille réduite des entreprises et les débouchés limités les empêchent toutefois de bénéficier d’économies d’échelle.

Le commerce, grâce à l’amélioration continue du pouvoir d’achat des ménages mahorais et l’arrivée importante de métropolitains, est en pleine réorganisation et expansion, avec l’ouverture de magasins à grandes surfaces alimentaires et marchandises générales.

Electricité de Mayotte (EDM) doit faire face à une demande de plus en plus importante tout comme le syndicat des eaux de Mayotte et les opérateurs de téléphonie.

 Transports
Le réseau routier de Mayotte se compose de 88 kilomètres de routes nationales et de 137 km de routes départementales.
 
Le tonnage manipulé au port de Longoni a constamment progressé, passant de 320 000 tonnes environ en 2000 à près de 490 000 tonnes en 2006, selon la Direction du Port. L’activité principale est bien sûr l’importation (65 % du tonnage en 2006), pour l’approvisionnement de l’île.
 
Le port de Dzaoudzi accueille des bateaux de croisière. Depuis décembre 2007, le lagon mahorais reçoit deux fois par mois le Costa Marina, un paquebot d’une capacité de 1 000 passagers (plus de 35 000 passagers maritimes en 2007). Toutefois, le trafic maritime de passagers le plus important est sans conteste la liaison Mayotte-Anjouan.

Mayotte dispose d’un aéroport international, entièrement géré par l’État, à Pamandzi (Dzaoudzi, Petite-Terre). L’unique piste mesure 1 930 mètres de long et permet la venue de gros porteurs. Trop courte pour que ces gros porteurs effectuent des liaisons directes Mayotte-métropole à pleine charge, les vols longue distance au départ de Dzaoudzi doivent effectuer une escale technique (plein de carburant) intermédiaire. Un projet d’allongement de la piste pour accueillir des vols directs a été inscrit au contrat de projet 2008-2014.

Le trafic de l’aéroport de Dzaoudzi continue de s’intensifier. L’aéroport a enregistré 230 261 passagers (hors transit) sur l’année 2007, en progression de 9 % par rapport à 2006. Le nombre de passagers en transit à Dzaoudzi a également augmenté, passant de 3 232 à 12 451.

 Tourisme
Bien que Mayotte ne fasse pas encore l’objet d’un tourisme de masse, ce dernier se développe et constitue l’un des secteurs essentiels de l’économie mahoraiseen raison des emplois et des activités annexes qu’il peut induire. Le nombre de touristes ayant fréquenté « l’île au lagon » s’élève en 2007 à plus de 40 670, en hausse de 31 % par rapport à l’année précédente (source : INSEE Mayotte). La fréquentation touristique de Mayotte reste cependant marginale en comparaison des autres îles de l’Océan Indien, La Réunion et Maurice accueillant chaque année respectivement plus de 430 000 et 800 000 touristes.
Au flux de touristes enregistrés à l’aéroport de Pamandzi, il convient d’ajouter les arrivées de touristes par voie maritime (7 818 croisiéristes en 2007 en hausse de 10,5 % par rapport à 2006).

En 2007, le Comité Départemental du Tourisme de Mayotte (CDTM) comptabilisait 48 établissements dans son parc hôtelier dont 9 hôtels, une résidence de tourisme et 38 chambres d’hôtes et gîtes. Le nombre de chambres s’élevait à 366 pour une capacité d’hébergement de 740 lits.
Le développement du parc hôtelier reste une priorité pour le CDTM, qui s’est en effet fixé comme objectif 100 000 touristes pour 2010. La validation du Plan d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) et l’application du Schéma Directeur d’Aménagement Touristique pour Mayotte devraient permettre la réalisation de nouvelles structures hôtelières.

En savoir plus :

Comité Départemental du Tourisme de Mayotte
www.mayotte-tourisme.com

 Les interventions de l’État au profit de développement de Mayotte
Malgré des progrès évidents, l’économie mahoraise reste dépendante de l’extérieur. Le développement d’infrastructures modernes, des réseaux d’eau et d’assainissement, de l’hôpital, des écoles repose sur des financements extérieurs (Métropole, Union Européenne).

En complément du contrat de plan et des autres conventions spécifiques, l’Etat, manifestant ainsi la volonté qu’un effort supplémentaire de rattrapage économique en faveur de Mayotte soit engagé, a conclu le 12 décembre 2002 une convention spécifique de développement qui couvre la période 2003-2007. Dans ce cadre, de nombreuses réalisations ont été menées principalement au sein de cinq grands axes : transport, formation-éducation, agriculture, artisanat, environnement et développement durable.ainsi une activité soutenue sur plusieurs années.

Afin de poursuivre l’effort entrepris pour le développement de Mayotte, un contrat de projets 2008-2014 de Mayotte a été établi. Une dynamique de rattrapage doit ainsi être mise en œuvre afin de rapprocher Mayotte du niveau de développement de la métropole et des départements d’Outre-Mer. Dans le cadre de ce contrat, d’un montant de 550,70 M€ (336,86 M€ financé par l’État), l’Etat et la collectivité départementale de Mayotte ont déterminé conjointement cinq axes d’actions prioritaires : ouvrir la collectivité sur son environnement extérieur, en permettant son désenclavement numérique ; favoriser un développement économique créateur d’emplois, en créant des infrastructures d’échanges (ports) et en soutenant les initiatives économiques dans les filières à fort potentiel (industrie, tourisme), l’implantation d’activités de production et le développement du secteur primaire. Ces projets doivent s’accompagner d’une dynamisation du marché du travail et du développement des NTIC ;
favoriser l’égalité des chances et valoriser l’épanouissement des individus, en facilitant l’accès aux soins du plus grand nombre et en permettant l’épanouissement culturel et sportif de la jeunesse ; mettre en œuvre un aménagement équilibré du territoire par une rationalisation des modes de déplacement (développement des transports collectifs) et une amélioration du réseau routier, ainsi que par un accompagnement de la restructuration urbaine ;
consolider les bases d’un développement durable du territoire en assurant un traitement normé des eaux usées, en favorisant l’accès du plus grand nombre à l’eau, en améliorant la connaissance des risques et du milieu naturel et en mettant en œuvre le schéma d’élimination des déchets. Sont également joints au contrat, un dispositif conventionnel et une déclaration, qui traitent de deux domaines essentiels pour l’avenir de Mayotte :
la convention spécifique relative aux infrastructures aéroportuaires (définissant les infrastructures que l’Etat et la collectivité départementale de Mayotte s’engagent à financer) ;
la déclaration de l’Etat relative à l’éducation marque l’effort de solidarité réalisé dans ce domaine, afin de répondre aux enjeux fondamentaux soulevés par la pression démographique et la problématique de développement économique et social.

 



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