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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Arlette Suzanne

Arlette Suzanne


Dès la  création de l’association "Fanm pou Fanm” en juin 2008, Arlette Suzanne en a été nommée directrice. Initiée par un groupe d’hommes et de femmes,
"Fanm pou Fanm” (les femmes pour les femmes) se donne pour principal objectif de sensibiliser les femmes sur la question des risques sexuels


C’est le seul objectif de l’association ?

Disons que c’en est le principal mais “Fanm pou Fanm” en a bien d’autres : améliorer les capacités des femmes à relayer les actions de prévention impliquer les femmes des différentes communautés représentées dans les projets les concernant; porter une attention particulière au traitement des questions d’insécurité et d’incivilité qui touchent les communautés stigmatisées et enfin agir pour aider è l’intégration des femmes étrangères et migrantes en situation de vulnérabilité.
Elle a aussi pour but de développer un travail de santé communautaire avec les femmes. C’est pourquoi elle regroupe des personnes oeuvrant pour la santé globale, l’autonomie l’émancipation, l’épanouissement, la coopération, la responsabilité des femmes dans les cités et les quartiers. Elle agit donc pour la promotion et l’échange des expériences et la mise en place d’une solidarité active.
Toutes ces actions s’inscrivent dans un contexte de lutte pour une société plus juste fondée sur l’égalité, le respect entre hommes et femmes et vise à promouvoir un nouveau type de rapports dans la relation à la personne fondée sur des notions de dignité, de liberté et de solidarité.
Pour cela, nous entretenons des partenariats avec des structures d’insertion (Adafae, CIAT, Amdavie...) et sociales comme la boutique de gestion. Il en est de même des associations de lutte contre le SIDA, et contre les violences faites aux femmes tout autant que les cabinets d’avocats et des structures judiciaires comme la Maison de la Justice et du Droit. Notre présidente, c’est Mme Chandey, elle- même avocate au barreau de Fort de France.
Cela dit, "Fan pou Fanm" c’est aussi un lieu de ressources reconnu par le CCAS (Centre Communal d’Actions sociales) de Fort-de-France qui y oriente des femmes rencontrant des difficultés en raison de changement de situations professionnelles ou familiales.

Quelles ont été vos premières actions ?

Notre premier chantier a été l’encadrement et la formation des femmes relais. Nous en avons formé onze. Il s’agit de femmes qui ont déjà des responsabilités dans divers domaines et donc une certaine aura en ce qui concerne l’écoute. En résumé ce sont déjà des femmes “écoutées” mais qui se forment davantage.
Attention, elles sont formées à l’encadrement mais pas vraiment à l’écoute. Pour cela, elles mettent en place des groupes de paroles dans leurs structures associatives ou professionnelles que nous, membres de l’association, venons animer.

Cette formation s’adresse à des secteurs professionnels donnés ?

Pas du tout, ça s’adresse à tout le monde. Du moment qu’il s’agit de personnes souhaitant être formées dans ce domaine.

Qu’en est-il ressorti de cette formation ?

Aussi bien de la part des stagiaires que de l’organisme de tutelle, en l’occurrence la DSDS, la nécessité de créer un réseau autour de la sexualité s’est fait sentir.
Son rôle est donc d’effectuer un travail auprès des scolaires surtout sur les risques sexuels. II faut faire comprendre aux femmes qu’elles ne sont pas des objets et que la violence n’est pas la récompense d’une mauvaise communication. Nous luttons et essayons d’aller à contre courant d’une banalisation de la violence.

Quels ont été les constats qui sont à l’origine de la création de “Fanm pou Fanm” ?

II yen a plusieurs tout d’abord, l’augmentation de la délinquance des mineurs, les difficultés de nombreuses femmes confrontées à l’incarcération de leurs enfants mineurs, le dénuement moral et éducatif des jeunes mères qui se retrouvent seules.
Par ailleurs, les pouvoirs publics constatent que peu de femmes adhèrent aux campagnes de dépistage (mammographies, cancer du col de l’utérus, bilan bucco-dentaire pour les enfants…) Notre association intervient donc en fin de parcours d’une prise en charge sociale (insertion, logement, droits…), associative ou institutionnelle pour accompagner les femmes en rupture et en grande difficulté conjoncturelle. 

L’association est-elle en lien avec une instance nationale ?
Elle est en lien avec et entretient des relations privilégiées avec le MFPF national et les formatrices qui depuis trois ans viennent régulièrement à la Martinique pour y animer des actions.

                                                                                        Joël Sandot (04/09)
                                                                                              

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