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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Aline Corvidier

Aline Corvidier

II y a des professions qui se perdent. Cannibalisées par le progrès et l’industrie du prêt-à -porter. En Martinique, dans son quartier, Aline Corvidier fait revivre le métier de couturière.

Pourquoi êtes vous devenue couturière ?
 
Je ne pourrais pas vous l’expliquer mais depuis que j’ai 6 ans je veux faire ce métier. J’ai toujours voulu faire ça, la couture ma toujours fascinée. J’aime les tissus, je suis attiré par eux mais c’est une passion que je ne peux pas expliquer. C’est un métier où l’on rame donc il faut être passionné sinon on lâche.

Quelle formation avez-vous suivie ?

J’ai suivi un parcours classique jusqu’au bac puis je suis entrée à l’ESAAT à Roubaix où je suis resté un an. Ensuite j’ai fait les beaux arts à Tourcoing pendant deux ans afin d’apprendre le dessin et d’avoir plus de technique et enfin j’ai rejoint l’ISAA à Paris pour faire un BTS de stylisme modélisme.

Quelles sont vos expériences professionnelles ?

Je fais du vêtement sur mesure pour femmes et aussi du prêt-à-porter c’est-à-dire que je crée des modèles et je les fais faire. Les choses ont évolué. Depuis deux ans je me considère comme artisan, travailleur indépendant.


Y a-t-il des différences entre l’idée que l’on se fait du métier et la réalité ?

Il y a une grande différence. J’habille plus des femmes qui font du 40, 42 voir 46 que des mannequins sans formes. Il y a aussi un gouffre entre les fantasmes que l’on peut faire pour les travaux d’atelier et les vêtements qui sont vendus. Certains rêvent de vêtements qui ne sont absolument pas adaptés à la vie quotidienne.
Ce qui est aussi très visible c’est la confrontation entre les rêves de gloire que l’on peut faire lorsque l’on est en école et la réalité.

Quelle idée avez-vous de votre métier ?

J’ai une certaine vision du métier dont je ne veux pas dérogé je fais un produit artisanal, je revendique un certain savoir faire. Je fais de la formation continue pour toujours rester dans l’excellence. Je me considère comme un couturier et non comme un styliste qui ne fais que dessiner et ne crée pas les vêtements.
Moi je dessine, je patronne, je coupe, je couds et je vends. Je fais du sur mesure pour une cliente, je vois la réalisation du vêtement et je rencontre la personne qui va le porter. Je pense que si on ne sait pas coudre on ne sait pas dessiner.
Il faut pouvoir visualiser le vêtement pour bien le dessiner.
En école d’art, certains dessinent des habits mais quand on leur demande par où on entre, il ne savent pas. Ils ne savent pas placer les coutures, ils ne connaissent pas les tissus ni le corps féminin, ils proposent donc des dessins dans des tissus qui ne sont pas compatibles et qui n’auront pas le tombé désiré. Et quand on leur parle de finitions, de techniques de montage alors là il n’y a plus personne. Je suis un défenseur de la technique.

En quoi consiste votre travail quotidien ?

J’ai une petite clientèle qui s’habille couture au quotidien, ce sont des personnes hors norme, qui ne trouvent pas de vêtements en magasin ou des personnes qui veulent des vêtements sur mesure, mais cela reste marginal.

Selon vous, quelles sont les compétences nécessaires à avoir pour réussir ?
 
Pour faire de la création, je pense qu’il faut un minimum de connaissances artistiques. Il faut se nourrir de ce que l’on voit, on invente rien, on transforme.

Quelles qualités personnelles pensez-vous qu’il est bon de posséder ?

La patience, la diligence et la ténacité car on ne réussit pas du premier coup à faire un vêtement et on ne réussit pas professionnellement dès le départ. Il faut toujours se former et ne jamais se croire arrivé.

Un dernier mot pour les personnes intéressées par les métiers de la mode.

Il ne faut pas être avare de son temps et aimer le contact est essentiel. Et sinon je pense qu’à l’époque actuelle, il faut être polyvalent, savoir se diversifier et toucher à tout.

                                                                        Jean-Jacques Seymour(10/08)

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