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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Pookie

 Pookie

Sa simplicité et sa gentillesse déconcertent. Pookie est une artiste complète qui fait vibrer jeunes et moins jeunes et qui n’a pas encore tout donné dans sa carrière. En pleine tournée, elle a accepté de se confier à Amina.

Comment vous définiriez-vous ?

Je vis sur un nuage. Je suis une idéaliste, une rebelle engagée. En même temps, je suis très sensible et douce. En gros, je suis une femme mon temps...

Pookie, c’est votre nom d’artiste ? Parlez-nous de vos origines.

Pookie est un surnom qu’un ami très cher m’a donné il y a plusieurs années. Et tous mes proches me nomment ainsi, même ma mère. Ce n’est pas un pseudonyme pour faire bien, c’est quelque chose d’affectif et de précieux.
Je suis originaire du Togo mais, malheureusement, mes parents ne m’ont pas donné un prénom togolais. C’est un peu l‘histoire de ma vie. Je sais d’où je viens, mais le sais-je vraiment ?  Je me sens déracinée, sans véritable ancrage. Cependant j’ai entamé une démarche pour mieux connaître mes origines, et donc me connaître moi-même..

Quels étaient vos rêves quand vous étiez une petite fille ? Vous vouliez être chanteuse ?

Je voulais être une star. J’aimais chanter, danser, chorégraphier, écrire des chansons... C’était mon occupation favorite surtout dans la cour de récréation, où j’obligeais mes camarades à participer à la création de mes spectacles… J’étais très autoritaire.

Alors Pookie, chanteuse, femme de scène ?

Oui, Pookie chanteuse... Dieu merci, c’est ce que je voulais. Femme de scène, sûrement ! Je ne suis pleinement épanouie que sur scène ! En plus, j’ai quelques bases de danse qui me permettent d’évoluer aisément et puis, je joue un peu la comédie aussi ! Jai eu la chance d’interpréter le rôle de Joséphine Baker à Monaco, dans un très joli spectacle qui s’appelle "Jo et Joséphine". C’était vraiment top. J’étais aux anges. Aujourd’hui, je suis "la mère" dans "Kirikou et Karaba", la comédie musicale, actuellement en tournée dans toute la France.

On murmure que c’est Popstars qui vous a lancée, qui vous a fait connaître dans ce milieu. Vous confirmez ?

Oui, je confirme. J’ai grandi en Auvergne, et là bas mes espoirs de monter sur scène semblaient compromis. Du coup, le seule solution pour moi de me sortir de là était de participer à ce genre d’émissions, de façon à rencontrer un maximum de gens du milieu. C’était mon unique but, j’ai été prise à mon propre jeu. C’est-à-dire que, finalement, on m’a gardée pour être membre du groupe Diadems, ce que je ne voulais pas. Cependant j’ai pensé que des milliers de jeunes femmes auraient voulu être à ma place et que, arrivée à ce point de l’aventure, je devais la vivre jusqu’au bout. Autant vous dire que pendant longtemps j’ai regretté, ce fut très douloureux pour moi mais, à l’heure qu’il est, je ne regrette plus rien. J’ai beaucoup appris.

Y a-t-il un personnage que vous avez rencontré et qui a  compté dans votre lancement ?

Oui, tout d’abord, Vendetta Mathea, la directrice du centre de formation où j’étudiais la danse, et qui est aussi une amie. C’est elle qui  a le plus cru en moi et qui m’a poussée à prendre des risques. Ensuite, Miroslava Brimont, ma coach vocale pendant Popstars, qui est une amie. Elle a su voir et mettre en valeur les particularités de ma voix et m’a donné confiance en moi. Jamais je ne pourrais rendre à ces deux femmes ce qu’elles m’ont donné.

Vous êtes très influencée par les musiques noires américaines, frappée parla génération Fitzgerald et Armstrong, les chanteurs qui vous touchent le plus. Peut-on dire que vous êtes marquée par la culture américaine ?

Oui. J’ai écouté ses chanteurs de jazz, de soul, de rnb de hip-hop en boucle. La culture noire américaine m’intéresse. Je ne cesse de faire une comparaison avec la culture noire française qui n’existe pas vraiment d’ailleurs pour moi, en termes de musique, de danse, de cinéma.
Nous n’avons pas la même histoire. Ici, tout est à construire...

Vous avez l’air de naviguer comme un poisson dans l’eau dans ce milieu, je me trompe ?

Disons, que je fais mon petit chemin tranquillement. J’ai commencé par Popstars, puis j’ai créé mon petit univers musical un peu new soul, un peu hip-hop, un peu jazzy, et j’ai pu faire des concerts, jouer la comédie dans de jolis spectacles. Ma foi, que demander de mieux ! Je suis encore jeune...

Quand vous êtes sur scène, êtes-vous vous-même ?

Quand je suis sur scène, surtout en concert, quand je chante ma vie, mes émotions, je ne sais plus mentir. Je suis d’une excessive franchise. D’ailleurs, dernièrement, je me suis vue sur une vidéo agresser mon public en lui ordonnant de se lever je disais "Sachez qu’un public assis ne m’intéresse pas..." J’ai honte ! Ca ne se dit pas.

Avec quels artistes aimeriez-vous collaborer ?

Avec Marie Deaulne de Zap Mama ou le rappeur Common, Bilal ou Maxwell.

                                                                      Jean-Jacques Seymour (06/08)

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