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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Marie-France Jean-Marie

Marie France Jean Marie

Militante de la culture antillaise, Marie-France Jean-Marie vient de publier son premier ouvrage aux éditions TDO. Entre roman et essai, “Qui suis-je ? Difficile métissage” est le voyage existentiel d’un adolescent suicidaire dont nous partageons les souffrances et les interrogations jusqu’aux rêves délirants. Peuplés de personnages bienveillants, de bon conseil, ces épisodes dé-réels ramèneront justement Julien vers une réalité partagée avec ses parents. Ceux-ci achèveront de l’ancrer dans le réel par le partage d’une culture antillaise paternelle jusque-là déniée, enfin retrouvée : la parole redonnée au père donne au monde le sens qui lui manquait et ramène Julien à la vie.

Que est votre métissage culturel ?

Je suis née en Martinique dans la commune de Rivière-Pilote. En 1986, en accord avec ma famille, j’ai quitté les Antilles pour Paris afin de continuer mes études dans la filière informatique. J’ai dû faire face à des difficultés d’intégration d’isolement au sein d’un autre mode de vie. Aujourd’hui, j’habite à Paris, j’ai deux enfants, Laurine et Yoan, dont le père est antillais.

Racontez-nous la genèse de votre ouvrage... Essai ou roman ?

J’ai commencé grâce à une amie qui connaissait ma passion pour les livres et les recherches identitaires, par lire le carnet de notes d’un adolescent suicidaire au destin tragique. Puis, j’ai eu envie de faire grâce son histoire autour de moi.  J’en ai parlé à mes enfants qui pensaient que Julien était malade. Je leur ai demandé leur point de vue sur la culture antillaise et là, ils m’ont avoué qu’ils aimeraient être plus impliqués.
Il m’a fallu trois ans pour écrire ce récit car ces notes étaient difficiles parfois à déchiffrer et même à comprendre. Julien y faisait entendre clairement, cependant, son souhait de faire connaître son histoire. J’ai essayé de l’aider en publiant cette histoire comme il le souhaitait.

Qu’est qui vous lie à Julien ?

J’ai été très touchée par cette lecture car je fais partie de cette génération d’Antillais qui ne devait pas s’exprimer en créole devant les parents, et qui ne sortait pas... à l’exception du dimanche à la messe ou chez mes grands- parents.
En prenant connaissance de l’histoire de Julien qui ne connaissait ni la langue, ni les traditions de son père, j’ai pris conscience de mes propres lacunes.
Avec l’accord de la mère de Julien, j’ai pu réaliser le souhait de son fils. Je crois que son mal être aurait dû  être sa force.

Quels conseils pouvez-vous donner aux jeunes auteurs ?

Surtout, écrire pour le plaisir et non avec l’intention d’en vivre. C’est avant tout pour moi, une satisfaction et un enrichissement personnels, motivés par la concrétisation du souhait de julien.

Et à ceux qui se lancent dans la publication à compte d’auteur ?


Etablir une réelle complicité avec un éditeur, faire équipe. Savoir pourquoi on veut éditer, bien lire le contrat. Souvent, les éditeurs ne veulent pas prendre de risques en éditant les jeunes auteurs, et certains ne lisent même pas les manuscrits. Le livre va mal et c’est aussi une question d’argent.

Votre activité professionnelle a-t-elle un rapport avec la culture ?

Comme beaucoup d’ultra-marins, je suis adjoint administratif à la Mairie de Paris. Travailler pour la Ville de Paris n’a rien à voir avec la culture. Néanmoins, la Mairie de Paris propose diverses manifestations autour de la culture comme des débats, conférences, des expositions, etc… C’est alors une chance d’y travailler.
J’ai aussi une activité dans le domaine associatif avec Karibbean spirit.

Qu’est ce que Karribbean spirit ?

C’est une association. Un portail afro-caribbéen dont le but est de promouvoir la culture. Je m’occupe de la partie littéraire du site et de la publication de mes rencontres avec les auteurs de la Caraïbe. Mon temps libre est souvent consacré à la promotion de la culture antillaise. Je me déplace dans les librairies, salons, conférences, débats. Je rencontre également des auteurs et m’occupe des interviews.

Où trouver votre livre ?

A la FNAC, chez Joseph Gilbert, sur mon site internet qui devrait être en ligne dans peu de temps et enfin chez TDO éditions et dans quelques librairies sur Paris.

Vos projets ?

Un deuxième ouvrage en cours...

L’histoire de Julien est-elle aussi la vôtre ?

Non. Seulement, en ma qualité de maman, j’ai écrit ce récit comme un devoir. Parfois il est bon de revoir les bases. C’est un bon sujet de réflexion. J’ai été très touchée par la souffrance de ce jeune qui ne voulait pas que l’on pense qu’il était fou. Il souhaitait que l’on parle de son mal-être, c’est fait. Il y a des jeunes qui rencontrent encore aujourd’hui des difficultés de ce genre dans cette société où le métissage ne cesse de grandir. A travers mon ouvrage, j’aimerais qu’ils trouvent leurs réponses ou du moins qu’ils essaient.

                                                                                           L Husson (06/08)

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