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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Juliane Rimane

Juliane Rimane


Son père a dirigé la mairie de Kourou pendant quarante-deux ans. Elle-même a eu une expérience nationale dans la précédente législature en tant que suppléante de Léon Bertrand qui occupait le portefeuille du Tourisme. Aujourd’hui, elle cherche une vraie légitimité dans la ville spatiale qu’elle s’apprête à conquérir.


Il n’y a pas de femmes maires en Guyane. Considérez-vous votre candidature comme un avantage ou un inconvénient ?

Mon engagement politique n’a jamais obéi à des considérations sexistes. Je n’avais pas le désir exprès de faire un acte militant en entrant en politique. Par contre, je pense important que les femmes s’investissent et veuillent aussi occuper le devant de la scène dans tous les lieux de décision, il n’y a, en effet, aucune femme maire en Guyane, mais je pense que les mentalités évoluent rapidement et que les électeurs guyanais sont prêts à élire une femme à la tête d’une mairie. Etre femme en politique peut être perçu aujourd’hui comme un avantage, mais je ne crois pas que les électeurs choisissent leurs élus en fonction de leur sexe. Ce serait leur faire injure que de penser cela, En Guyane, les femmes doivent encore s’affirmer en politique.

Et d’être la fille de feu votre père qui a dirigé Kourou durant de nombreuses années ?

Je suis bien la fille de mon père et de ma mère. Mon père avait un vrai engagement, une vraie passion pour Kourou et tous ses habitants, d’où qu’ils viennent. Cela a duré plus de quarante- deux ans. Il aimait les Kourouciens, il les respectait. Avec son équipe il a construit cette ville à une époque où tout allait très vite, trop vite sûrement. Mais il avait une foi énorme en la capacité de chacun d’aller de l’avant et de donner le meilleur pour le bien commun. J’ai reçu cette éducation de tolérance, de respect et d’écoute. Je suis bien la fille de mes parents, même si je suis Moi…
 
Vous lancez un nouveau défi pour Kourou. Pourquoi tenez-vous à le relever ?

Je suis effectivement une femme de mon temps qui regarde, questionne, écoute, veut comprendre et trouver des solutions. Je veux ouvrir d’autres horizons pour Kourou et ses habitants. Kourou, ville spatiale, doit tenir son rang. J’ai cette ambition pour elle.

Quels sont les enjeux pour Kourou ?

Notre pari est de faire de Kourou une ville spatiale, dimension qui devra se vivre dans son environnement, dans sa culture, dans sa modernité, dans son ouverture sur le monde.

Vous avez eu un engagement national. Que peut apporter cette expérience dans la campagne qui s’ouvre ?


J’ai été parlementaire pendant cinq années bien remplies. Je suis encore conseillère générale. Je pense avoir une vision globale assez juste de nos institutions, des hommes et des femmes du pouvoir, de leur fonctionnement et surtout, des rouages de prise de décision. Quand on a compris cela, on sait que tout dîner a de l’importance, même si au départ cela parait futile. L’expérience me fait dire qu’il vaut mieux être en tête à tête avec un ministre fût-il autour d’une table. En tout état de cause tout repose sur l’affect, les relations humaines et c’est plutôt rassurant.

On vous sait très sensible aux questions de développement. Comment envisagez-vous le décollage économique de Kourou hors base spatiale ?

Tout est possible à Kourou. Cela pourrait être un slogan. Le développement économique est en effet une de mes préoccupations au regard de notre taux de chômage et du nombre de plus en plus croissant des Rmistes.
Mais je ne peux pas sérieusement envisager un développement d’activités sans intégrer le spatial. C’est notre moteur. Pour autant nous devons effectivement diversifier nos activités en allant chercher des porteurs de projets, en accompagnant ceux qui localement sont dans la dynamique de création. Développement touristique, agricole, pêche, énergies nouvelles, implantation de professions libérales, mais aussi satisfaire les besoins des populations en utilisant tous les leviers que nous donnent la loi.

Dans cette campagne quels sont pour vous les mesures prioritaires ?

Toutes les pistes sont à explorer pour diversifier nos activités, ce qui serait source, au bout du compte, d’un développement économique.
La prise en compte réaliste des potentialités humaines est l’une de mes priorités, Je veux mettre l’accent sur la volonté, le désir de faire des habitants de Kourou. Ils doivent être acteurs de leur développement là où il y a une volonté, il y a un chemin.

Quel rôle souhaitez-vous jouer pour l’avenir ?

Je jouerai le rôle que les électeurs voudront bien me donner. Je suis à leur service.

                                                                       Jean-Jacques Seymour(02/08)

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