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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Neishel Pierron

Neishel


La Caraïbe aime l’Europe. Et toujours plus de jeunes Caribéens viennent y étudier.
Neishel Pierron tenait récemment le stand de l’aéroport de Cayenne Rochambeau à Top Resa, à Deauville. Hôtesse un jour, étudiante demain, cette jeune femme très active s’est confiée à Anima.


Partir étudier en Europe ne se décide pas du jour au lendemain quand on habite Trinidad et Tobago, pourquoi êtes-vous venue en Europe ?

Depuis que je suis toute petite, je veux travailler dans la cosmétique. La France étant leader dans ce secteur, ma destination était toute trouvée.

Généralement votre sphère est plutôt américaine. Estimez-vous que l’enseignement américain n’est pas assez performant, ou rigoureux ?

Il est vrai qu’à Trinidad le modèle américain est omniprésent Je ne remets pas en cause l’enseignement américain. Jusqu’à mon bac, j’étais dans cet enseignement et j’en étais contente. Mais pour concrétiser mes projets, je voulais le meilleur. En France, l’enseignement est beaucoup plus spécialisé, contrairement à l’enseignement américain qui est plus généraliste.

Comment avez-vous vécu votre arrivée en France ?

Je suis arrivée en France alors que mon niveau en français ne me permettait pas de suivre un cours entièrement dans cette langue. Mais j’ai appris en communicant avec les autres, en m’imprégnant de la culture. J’ai été à l’université de Caen, où j’ai commencé un DEUG en Science de la matière.  Ensuite j’ai réussi un concours afin d’intégrer une licence professionnelle de chimie industrielle et pharmaceutique, spécialité qualité et production cosmétique, à Paris XI.
 Durant cette année, j’étais alternativement en cours et en entreprise. J’ai effectué mon apprentissage dans un laboratoire de formulation, AFFIX, à Paris. Actuellement, j’apprends le maquillage professionnel à Forum Make Up à Paris car je veux être polyvalente, c’est-à-dire associer la créativité artistique à la connaissance scientifique, faire le lien entre la personne qui fabrique le produit et celle qui l’applique.
J’ai eu beaucoup de difficultés au début car je ne maîtrisais pas la langue. Ce n’était pas évident du tout, mais le jeu en valait la chandelle car je fais ce que j’aime et je suis fière d’y être arrivée.

Comment trouvez-vous l’enseignement ?  Est-il conforme à ce que vous imaginiez ?

L’enseignement reçu ici est très différent de celui de Trinidad. La manière d’enseigner diffère. Ici, les relations professeurs-étudiants sont parfois nulles. Mais la qualité de l’enseignement est sans reproche, nous sommes conditionnés pour réussir à nous débrouiller dans le monde du travail. Je n’imaginais pas l’enseignement ainsi, mais je m’y suis adaptée.

Au niveau des cours, qu’est-ce qui vous a le plus surpris ?

J’ai été surprise par la quantité de cours par jour. On se sent vite débordée et perdue. Souvent on commence dans un bon rythme de travail, mais vers la fin du semestre c’est la course à la révision pour les examens. On doit apprendre beaucoup de notions d’un coup, et ce n’est pas souvent facile de suivre la cadence.
Comment êtes-vous arrivée à travailler comme hôtesse ? On vous a retrouvée à Top Resa au stand Guyane.

Pour financer mes études, j’aime m’essayer dans différents métiers. Chaque expérience vous enrichit. En tant qu’hôtesse, j’ai appris à être patiente, à l’écoute des clients, souriante (car ce n’est pas toujours évident lorsqu’il fait froid).

C’est une manière de financer vos études ?

Naturellement, c’est une façon d’être indépendante et d’apprendre la vraie valeur de l’argent.

Paris est une ville chère. Comment faites-vous pour vous en sortir financièrement ?

Je fais des petits jobs à droite et à gauche. Cela ne manque pas à Paris. Et aussi l’entraide entre amis permet de donner parfois des coups de pouce.

Comment occupez-vous vos temps libres ?

Je suis secrétaire pour l’association Trinis in France qui est ouverte à tous. On y découvre et célèbre la culture de Trinidad et Tobago. Chaque année depuis 2005, l’association participe au Carnaval antillais à Paris.

Envisagez-vous de revenir à Trinidad pour y exercer votre métier ?

Pourquoi pas ! J’ai envie d’apporter sur place tout ce que j’ai appris en France en termes de qualité, de rigueur et d’expérience.

                                                                    Jean-Jacques Seymour (12/07)

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