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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Zita Douka

douka Zita


Titulaire d’un DEA en relations et droit international, Zita Douka est une jeune écrivaine d’origine gabonaise. L’imagination fertile, cette mère d’une petite fille, vient de sortir son deuxième ouvrage, "Prisonnière d’un rêve", l’histoire de deux jeunes femmes d’origine différente devenues inséparables et que la vie conduira sur tous les continents avant de finir en Afrique

Pourquoi ce titre "Prisonnière d’un rêve” ?
 
J’ai choisi de montrer, à travers deux personnages féminins, cette flamme qui brûle en nous, cette énergie positive qu’on veut libérer pour pouvoir atteindre ses objectifs, cette pugnacité dont on fait preuve pour réaliser ses rêves. Chacune d’entre elles se reconnaît à travers l’autre et met tous les moyens en oeuvre pour réussir brillamment ses études et sa carrière. Attention ! le mot prisonnière dans mon titre ne doit pas être pris dans le sens négatif. Ce n’est pas de esclavagisme mais plutôt une pensée positive pour combattre, car tout individu qui a des rêves doit faire son possible pour pouvoir les concrétiser.

Une de vos héroïnes, la jeune Africaine Gabao a des parents diplomates tout comme vous. Vous reconnaissez-vous en elle ?

Oui, parfaitement. Tout comme moi qui suis partie du Gabon à 12 ans pour la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne et le Maroc, elle quitte son pays pour Europe. L’une et l’autre nous avons côtoyé plusieurs cultures et nous nous sentons des citoyennes du monde. Je me reconnais aussi à travers sa carrière et ses ambitions. Elle est journaliste, tout comme je l’ai été.
Elle met sa vie au service des autres, c’est ce qui me définit en tant qu’être, car j’aime beaucoup aider les autres.

Dans votre livre, vous dites : “l’Afrique, c’est tout ce qui reste quand tout est perdu » Qu’entendez-vous par cela ?

Etant africaniste dans l’âme, je veux, à travers cette phrase, montrer que l’Afrique est un continent encore vierge. Il reste de nombreux endroits à explorer, à développer. Ce qui est tout le contraire de l‘occident, où le développement a atteint son point de non- retour. Tout a été défriché, et l’Occident subit aujourd’hui les conséquences de son ultra développement. Le siècle prochain fera qu’on reviendra vers le continent noir qu’on a délaissé mais qui, bientôt, attirera de nombreux investisseurs.

Où avez-vous trouvé votre inspiration ? Dans la vie ?

Si d’aucun puise dans son vécu pour écrire un livre, moi j’ai adopté une démarche différente. J’ai voulu rompre avec le schéma classique, et avec mon imagination débordante écrire une fiction la plus proche possible de la réalité. Je pense avoir réussi mon pari, car le livre a reçu de bons échos de la part des lecteurs. Ils ont aimé la thématique abordée : le rapprochement entre l’Afrique et l’Asie.

Vous parler d’une jeune Chinoise, Chin Hua, abandonnée par ses parents. Que voulez-vous dénoncer à travers ce livre ?

Je ne veux rien dénoncer car je ne suis pas une militante. Je veux tout simplement véhiculer des messages de paix, d’amour, d’amitié et de tolérance. Je ne veux pas non plus heurter les moeurs chinoises. Mon objectif est de montrer que des valeurs humaines telles que la solidarité, la générosité ne doivent plus être en crise mais doivent guider notre vie. C’est pour cette raison que je mets en scène deux jeunes femmes d’origine et de culture différentes. Elle vont se rencontrer, devenir très proches comme des soeurs siamoises, prouvant ainsi que le dialogue entre les cultures est possible.
D’un autre côté, je veux renouer avec la fierté d’être africain. Je ne souhaite plus qu’on parle de l’Afrique à travers sa misère et sa pauvreté alors qu’elle dispose d’une "intelligensia" dispersée sur les quatre continents.

Dénoncez-vous la fuite des cerveaux ?

Je trouve que les talents africains doivent se mettre au service du continent. L’Afrique ne peut se développer sans que les compétences des Africains y soient associées. Aussi, dans mon ouvrage, en permettant à mes deux héroïnes, l’une africaine et l’autre asiatique, de s’installer en Afrique et de réussir leur carrière professionnelle sur place, je veux impulser un nouveau regard optimiste d’une Afrique qui travaille, qui est debout et qui se prend en main.

Qu’en est-il de la Chine ?

Si j’ai permis à Chin Hua de s’installer définitivement en Afrique et de se mettre au service d’un continent qui n’est pas le sien, c’est que je veux susciter l’attrait des investisseurs pour le marché africain. Donner une meilleure image du continent. Cela tombe bien car, à l’heure actuelle on prône le rapprochement sino-africain. Il est temps que les Africains tirent profit du rapprochement Sud/Sud.

Dans votre livre, Chin Hua se marie avec un Afro-américain. Que pensez-vous des mariages mixtes ?

Je suis pour la mixité des mariages, si on veut apprendre des autres tout en restant soi-même et apprendre aux autres ce qu’on est. Je m’adresse aux Africains qui, le plus souvent vivent dans la défiance les uns des autres, apprenez à vous connaître, faites tomber les barrières entre vous et effacez toutes les craintes, les peurs que vous alimentez chaque jour. Un Africain d’Afrique de l’ouest doit apprendre à composer avec un Africain d’Afrique centrale. C’est de cette façon qu’on pourra créer la véritable union africaine.

Dans votre ouvrage, votre héroïne Gabao est trompée par son compagnon. Souhaitiez-vous dénoncer une certaine faiblesse des hommes ?

Mon roman, loin de cultiver la misandrie, rend hommage aux hommes qui jouent un rôle primordial dans la réussite professionnelle de mes héroïnes. A travers le personnage d’Ainegee qui a  la réputation de collectionner les femmes et que son accident a laissé handicapé, je veux montrer que la femme est l’objet du désir de l’homme, qu’il a besoin d’elle à chaque instar de sa vie et vice-versa. Rendons à la femme la place qui lui revient.

Quelles ont été vos difficultés pour écrire cet ouvrage ?

Je n’en ai pas eu au niveau de l’écriture, car je connaissais déjà le commencement et l’aboutissement de mon histoire.
Le seul problème que j’ai rencontré s’est posé au niveau de la publication. J’ai eu plusieurs refus de la part de maisons d’édition. Ce qui ne m’a pas pour autant découragée. Je croyais en mon oeuvre, j’étais convaincue de sa valeur et de l’intérêt qu’elle pouvait susciter auprès des lecteurs. J’ai déplacé des montagnes pour trouver mon éditeur, Publibook.

Avez-vous des projets ?

Je souhaiterais adapter mon roman au cinéma. Je cherche un scénariste qui serait intéressé par mon projet. J’ai aussi un troisième livre en cours, mais je vous laisse la surprise.

Mis à part l’écriture, que faites-vous d’autre ?

Je me consacre actuellement à la promotion du livre. Plus tard, j’envisage de travailler dans la diplomatie ou la communication.

Un message pour nos lectrices ?

Croyez en vos rêves, réalisez vos ambitions et lisez mon livre. J’espère, à travers lui, vous transmettre la fibre de la lecture et de l’écriture. 
                                                                             Soumaya Doukhali (12/07)

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