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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Jasmin Garraway

Jasmin Garraway


Jasmin Garraway est la directrice du Tourisme durable de l’Association des états de la Caraïbe. Elle estime qu’il y a aujourd’hui un potentiel  non exploité du tourisme de racines.

Votre concept du tourisme “de racines” est une nouveauté ?

Pas du tout. Au fur et à mesure que les destinations atteignent un stade plus avancé du cycle de vie du tourisme, on assiste au développement de produits touristiques de niche plus sophistiqués de la part des planificateurs visant à conserver une part de marché. Le tourisme généalogique, aussi connu sous le nom de tourisme "de racines” est un de ces produits, qui s’insère dans le cadre du tourisme culturel et de patrimoine. Il s’agit de voyages effectués dans le but de visiter les lieux de naissance de ses ancêtres et de faire la connaissance de parents lointains.
Il est généralement considéré comme une option viable pour la diversification du produit touristique.

Et il est actif dans la région Caraïbes ?

En Europe et au Royaume-Uni en particulier, la généalogie est devenue un passe-temps important. Le grand mouvement aux Etats-Unis a commencé dans les années 1930, a augmenté après la deuxième Guerre mondiale et s’est intensifié de façon significative suite à la publication de "Racines” d’Alex Haley en 1976.
Les Etats méridionaux des Etats-Unis continuent d’attirer un nombre significatif de touristes domestiques traçant leurs liens familiaux. Plusieurs petites entreprises et services de recherche spécialisés se sont développés en réponse à une demande de tourisme généalogique.
Les recherches menées aux Etats-Unis ont permis de constater que les vacances généalogiques sont plébiscitées par les personnes âgées de 55 à 75 ans et au-dessus, jouissant de revenus disponibles relativement élevés. Elles voyagent généralement en couple ou entre amis en groupes de dix personnes pour un séjour moyen de neuf jours. Elles aiment les activités d’aventure qui ne sont pas trop épuisantes, les visites aux foires, aux festivals, aux galeries d’art et aux événements culturels.

Déjà des applications en Afrique ?

Les gouvernements africains ont profité du flux touristique, suite à la diffusion de la série "Racines” en Amérique du nord, pour attirer les Africains de la diaspora. Pour citer un exemple, le ministère du Tourisme du Ghana a identifié les Afro-américains comme constituant un des principaux marchés cibles. Même s’il n’était pas possible de tracer leurs liens généalogiques vers un village ou une nation en particulier, plusieurs touristes “de racines” ont pu établir une telle connexion à travers la recherche et les similitudes phénotypiques, avec l’aide des habitants locaux.

C’est un modèle qui pour vous est viable ?

Le modèle de tourisme généalogique est une merveille cachée qui reste à découvrir par une vaste majorité de pays. Trop souvent la réponse à la baisse du tourisme de la part des destinations en proie au stress touristique consiste à intensifier les efforts et à augmenter les dépenses en matière de commercialisation. Généralement, cela se traduit par un succès négligeable. Cette tendance peut être inversée avec le temps en profitant du processus d’innovation et en développant de nouveaux produits touristiques comme le tourisme généalogique. Toutefois, l’innovation ne peut être efficace que si le produit a fait l’objet de recherches approfondies et d’une planification et d’une élaboration soigneuses.

Peut-on le mettre en place du jour au lendemain ?

Le développement de nouveaux produits de tourisme généalogique et ‘de racines” n’est pas sans défis. Bon nombre de questions doivent être abordées avant de pouvoir exploiter pleinement ce tourisme. Tant les organisations nationales du Tourisme que le secteur touristique privé doivent reconnaître le potentiel du marché touristique “de racines". Une série de micrco-produits devra être développée, y compris un service généalogique intégralement informatisé et un réseau d’institutions d’appui pour développer et soutenir le produit.

Dans les Antilles, il y a l’exemple du canal de Panama ?

Un Etat membre de I’AEC démontre un potentiel significatif pour le développement du tourisme généalogique. Entre 1850 et 1904, le Panama a subi trois vagues migratoires de la Caraïbe pour les travaux du chemin de fer et du canal. Les ouvriers provenaient de Jamaïque, de la Barbade, de la Martinique, de Trinité et- Tobago et de Sainte-Lucie. La communauté afro caribéenne du Panama s’efforce de conserver son identité caribéenne et dispose dune richesse d’informations et d’archives pour soutenir les initiatives de tourisme généalogique.

                                                                      Jean-Jacques Seymour (11/07)

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