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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Stana Roumillac

Stana Roumillac


C ‘est avec la simplicité et la genlillesse qu’on lui connaît que la comédienne guyanaise Stana Roumillac nous a  gentiment reçu pour nous parler d’elle, de son métier, et de ses ambitions. Une petite part de rêve qu’elle fait volontiers partager aux lecteurs d’Amina.

Qui êtes-vous Stana ?

Juste un petit grand bout de femme. Je suis à la recherche de moi-même. Puisque je dois me décrire je dirai que je suis sensible, exigeante, passionnée, contradictoire, amoureuse et ambitieuse. Tout chez moi est en constante évolution.

Qu’est-ce qui vous a convaincu d’évoluer dans ce milieu ?

C’est venu comme un coup de foudre. A 17 ans, j’ai eu mon bac et je suis montée à Paris pour faire des études de droit. Je voulais devenir avocate. A mon époque, en Guyane, les bons films étaient rares. Ma vie sur place a été bercée par des films ou des avocats avaient le devant de la scène comme “Philadelphia” ou Tom Hanks s’impose comme l’un des acteurs les plus populaires du cinéma américain, et que l’on a pu revoir dans "Forest Gump" ou “Il faut sauver le soldat Ryan”. Je pense aussi à "L’Affaire Pélican" avec Julia Roberts et Denzel Washington.
Aussi j’ai voulu devenir avocate. Puisque c’étaient les modèles que j’avais. Je crois aussi que c’était une manière inconsciente de vouloir être comédienne. Pourtant rien en Guyane ne me permettait de le savoir. Arrivée à Paris, la fac de droit m’a vite fait déchantée et suite à deux rencontres dans l’univers de la mode, j’ai découvert le théâtre qui a été la révélation de ma vie. Ca e été comme un coup de foudre et j’ai su alors pourquoi je vivais, ce que je voulais faire dans la vie.

Votre couleur de peau a-t-elle été un problème ?

Oui et non. Quand Greg Germain est passé à l‘écran dans "Médecin de nuit”, les acteurs du moment ont cru que les verrous avaient sauté, que la route était ouverte pour tous, qu’il y avait un vrai changement .. Et puis les comédiens ont continué à ramer car sans être rejeté de manière frontale, le Noir est placé dans une position marginale ou inférieure. Alors que nous, nous voulons affirmer notre vision plurielle de la société française et du monde.
Aujourd’hui je crois que nous sommes dans une vraie ouverture. Il se passe des choses. L’avenir le précisera.

Quelles sont les bases de votre engagement ?

C’est la foi et le travail. Je ne crois pas au hasard. Nous pouvons développer n’importe quelle compétence lorsque nous fournissons l’effort nécessaire. Le talent apparaît lorsqu’une compétence est acquise avec passion et dévouement. Je m’emploie aujourd’hui à travailler avec passion et exigence.

Quelle formation avez- vous suivie pour devenir actrice ?

Ce qu’il y a de plus classique, de plus traditionnel. Cours de théâtre et atelier d’acteur studio où l’on apprend le rapport de l’acteur face à la caméra, le théâtre et l’improvisation.

Comment êtes-vous considérée en Guyane ?

On me voit comme Stana, on ne me connaît pas encore comme actrice.

Quels sont vos thèmes de prédilection ?

Je suis très ouverte. Je suis curieuse de tout. J’aimerais faire une comédie musicale. La danse et le chant ont été mes premières passions. J’aime les films américains des années 30 pour la lumière, les costumes et aussi les années 70 avec la black exploitation. Tout ce qui est en relation avec l’Egypte. Mon phantasme ultime jouer Néfertiti. J’adorerais aussi incarner un vampire. Il me fascine depuis mon enfance.

Pourquoi ?

Il n’y a pas d’explication rationnelle. Cela me plairait beaucoup. C’est tout.

Que pensez-vous du cinéma actuel ?

C’est à Paris que j’ai fait mon éducation cinématographique. Mon approche est donc toute récente. Il y a le cinéma français qui pour moi n’est pas le reflet de la société dans laquelle on vit. Nous sommes dans un milieu un peu hypocrite. Et puis il y a le cinéma américain que j’adore et qui est, pour moi, l’objet de tous les fantasmes. J’aimerais tourner avec Spike Lee, Denzel Washington, Spielberg.
Mais surtout Nick Cassavetes, acteur, réalisateur, producteur et aussi avec Euzhan Palcy, Guillaume Canet, Jacques Audiard. Mais ce qui m’intéresse avant tout, ce sont les rencontres et l‘échange qui passe. Je pourrais suivre quelqu’un au bout du monde s’il m’embarquait dans son univers et qu’il y avait un échange.

Bientôt à l’écran ?

J’ai tourné dans une série pour TF1 “Diane Femme flic”. J’y incarne le lieutenant Angèle et dans “Cellule identité” pour M6 où j’incarne Innocente.

Stana, comment vos parents voit-il tout cela ?

Ma mère m’a toujours encouragée. Elle est pour beaucoup dans toute cette histoire. C’est une ardente supportrice, tout comme ma soeur.

                                                                 Jean-Jacques Seymour (11/07)

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