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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Lola Martin

Lola Martin


Lola Martin : Un nom symbole de la musique antillaise des années 50 à 70. Figure emblématique du patrimoine antillais, elle interprète avec brio les grands classiques de la chanson créole. Son parcours exceptionnel s’est enrichi d’une formation lyrique et negro-spiritual  qui lui permet d’exceller dans tous les répertoires. Elle vit aujourd’hui en Californie, où elle pratique le chant classique, en soliste, dans les églises américaines.

Lola vous êtes considérée comme une légende vivante de la musique antillaise, vos chansons ont marqué toute une génération. Etes-vous autodidacte ? Aviez-vous des mentors à vos débuts ?

Non je n’avais pas de mentors. J’ai chanté accidentellement à la radio en direct, sans le savoir, et sans aucune répétition. Ca a duré presque deux ans. C’était le fameux punch en musique.

Vous êtes-vous consacrée exclusivement à la chanson, ou vous avez fait autre chose ?

Mes parents voulaient que je fasse du secrétariat ou de la photographie mais moi j’étais attirée par la danse, la peinture et le théâtre. Le destin en a décidé autrement.

Avant d’intégrer ce monde, vous aviez des idoles ?

Oui Lucie Guanel qui était une artiste hors pair. Elle était la première ambassadrice de la musique antillaise à l’étranger.

Vous avez une passion incroyable pour la chanson et j’imagine que vous avez bravé les interdits de l’époque. D’abord l’opposition de vos parents et peut-être le regard de la société pour qui musique égalait débauche. Comment avez- vous vécu cela ?

Avec énormément de courage, de culot, mais aussi beaucoup de tristesse, de rage et souvent énormément d’humour parce qu’à l’époque j’étais dans un secteur essentiellement masculin.

Vous avez connu une notoriété soudaine. Vos proches en ont-ils été bouleversés ??

En quelque sorte oui, mais les compliments leur revenant à eux, ils y ont pris goût avec réticence mais ils ont finalement toléré.

Hormis vos performances vocales, quel environnement à l’époque a éveillé votre inspiration ?

Les grandes légendes comme Maria Callas, Ella Fitzgerald Sarah Vaughan, Billy Holiday, Miriam Makeba et surtout ma grand-mère qui avait la plus belle voix de soprano que j’ai jamais entendue de ma vie.

Avez-vous pris des cours de chants dans une école de musique ?

Dans la deuxième partie de ma carrière, j’ai étudié le chant lyrique et classique pendant douze ans aux Etats-Unis, ainsi que les claquettes le théâtre et la musique.
Dans la première partie de ma carrière, j’étais une chanteuse d’expérience, dans la deuxième, une chanteuse de formation.

Comment voyez-vous le zouk, par rapport à toutes ces musiques qui vous ont influencée ?

J’aime beaucoup la musique haïtienne.

Vous avez chanté avec les plus grands musiciens : Cultier, Fanfan, Loulou Boislaville, Debs, Eddy Louiss, que reste-t-il de tout cela au panthéon de la musique antillaise ? Avez-vous l’impression d’un recul par rapport à cette époque ?

C’était une époque extraordinaire. Tous ces grands, à ma grande surprise, ne voulaient travailler qu’avec la petite Lola. Malheureusement un grand nombre d’entre eux sont partis mais la vie continue.

En Guadeloupe, comme en Martinique, il y a de belles voix, vous comparait-on à des chanteurs de l’époque et vous voyait-on comme la relève ?

Il y a toujours de très belles voix aux Antilles mais je n’ai jamais été comparée à qui que ce soit, d’abord parce que j’ai un timbre assez différent des autres. Mes collègues musiciens me surnommaient notre Lola nationale.

Votre popularité est toujours aussi grande. Quelle fierté cela vous inspire quelques années plus tard, et "peut-on faire mieux” après un tel succès ?

Quelle que soit sa carrière, on peut toujours faire mieux. Il faut toujours donner un peu plus de soi-même.

Qu’en-ce qui motive une artiste comme vous à faire de la musique son métier ?

Le destin et les circonstances ont fait leur travail, c’est la chanson qui ma choisie.

Vous chantez avant tout pour vous ou pour les autres ?

Les deux, c’est une communication, un duo.

Un message pour terminer.
Quoi que vous fassiez, n’oubliez jamais et honorez toujours vos racines. Je souhaite du bonheur à tous.
                                                                        Jean-Jacques Seymour (10/07)

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