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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Micheline Rattier

Micheline Rattier


Née le 30 mars 1972 à Cayenne dans une famille nombreuse (2 frères et 3 soeurs), Micheline Rattier a une vie professionnelle et personnelle bien rem plie. Pourtant, cette femme a du se battre pour s’imposer.

Après un cursus scolaire difficile, elle s’oriente vers le milieu professionnel, dès la fin de la cinquième. Trois années d’études au L.E.P. Marchoux, à Cayenne, lui permettent d’obtenir son diplôme ETC. (employée technique de collectivité). Ses relations se dégradant avec sa mère, elle décide de se prendre en main. "Un jour, j’ai clairement dit à ma mère que maintenant il était temps que je me fasse plaisir, et que personne ne pourrait m’en empêcher" rapporte Micheline Rattier. Elle choisit de devenir coiffeuse et rentre en contact avec les responsables du Centre de formation des apprentis. Sa mère la désapprouve. Malgré les hésitations et les mises en garde, la jeune fille finit par faire accepter son choix aux siens. En 1989, elle donne ses premiers coups de ciseaux. Aujourd’hui, c’est une professionnelle aguerrie. Depuis deux ans, elle travaille chez Kanellia Guyane.

En 1989, vous avez effectué vos premiers pas au centre de formation des apprentis, pourquoi avez-vous choisi cette voie ?

Je n’ai été influencée par personne, je l’ai voulu fortement. Malgré une proposition de travail alléchante dans une collectivité de Guyane comme technicienne de surface avec un contrat indéterminé à la clé, j’ai préféré refuser parce que j’estimais avoir perdu trois années de ma vie. J’ai pris mes deux jambes et je suis partie à la recherche d’un patron. J’ai pu trouver un chef d’entreprise après plusieurs semaines.

Etait-ce mieux pour vous de passer par un centre de formation ?

Oui, c’était très difficile il fallait avoir 16 ans, un bon réseau de relations et beaucoup de persévérance et être très déterminée. Puis c’était le seul moyen de suivre ma formation de coiffure en Guyane. Je n’avais pas le choix.

Comment s’est déroulée cette formation ?

J’ai eu l’opportunité d’être formée par Mme Monpérat. Cela m’a permis d’avoir une assurance et une base dans ma profession. Elle a été une confidente, une amie et une mère pour moi. Elle ma beaucoup conseillé tant sur le plan professionnel que familial. Elle m’a fait confiance dés le départ et a cru en ma réussite. Elle m’a appris à être humble, à écouter les clients(es), être professionnelle et patiente.
Au salon, je n’étais pas considérée comme une apprentie mais comme une employée à part entière. Elle m’a vraiment mis à mon aise. D’ailleurs, après avoir obtenu mon diplôme, elle m’a embauché en tant que coiffeuse et vendeuse.
Malheureusement, il y a eu un événement tragique dans la vie de ma patronne et j’ai été licenciée. Après mon licenciement j’ai eu très peur, je n’avais aucun repère, c’était l’angoisse totale. En regardant mes enfants tous les matins, j’ai compris que je devais réagir et chercher la voie de la réussite. .J’ai vécu une période de chômage assez difficile, où j’ai voulu changer de métier.
Je me suis embarquée dans un nouveau projet pour devenir chauffeur routier. J’ai passé mon permis de VL (Véhicule lourd) que j’ai obtenu. Vous allez trouver cela drôle, n’est-ce pas ? Mais là encore, je me suis rendue compte que je n’étais pas faite pour ce métier. Je suis revenue à mes premiers amours: la coiffure.

Etait-ce difficile de trouver un autre emploi ?

J’ai eu une proposition dans un salon, ce qui m’a incité à reprendre la coiffure. J’ai exercé chez Mac Mitch Coiffure, comme coiffeuse pendant une année, puis j’ai travaillé chez JMB coiffure en tant que gérante technique pendant deux années, et depuis 2005, je fais partie de la dynamique équipe de Kanellia Guyane où j’apprends et partage mes connaissances avec les autres..
Un changement est toujours difficile car chaque patron a sa vision personnelle de la profession. Et à chaque fois on nous met à l’épreuve.

Continuez-vous votre formation ou développez-vous vos talents sur le terrain uniquement ?

J’ai des nouvelles responsabilités. Aujourd’hui, M. Lewis me donne carte blanche pour m’exprimer. Je suis motivée à reprendre mes études pour aller plus loin. En attendant, je mets mes compétences aux services d’une apprentie qui est très motivée et qui a envie d’apprendre le métier. Je fais mon possible pour l’aider à progresser et trouver sa voie.

Quelles sont vos spécialités après une quinzaine d’années d’expérience dans la coiffure ?

Je n’ai pas de spécialité, je suis polyvalente et cela me permet de satisfaire tout le monde. Je ne devrais pas avoir de préférence, car à l’époque où j’ai commencé mon apprentissage nous avions le choix entre coiffure homme, femme ou mixte. J’ai choisie mixte, mais je vous avouerais que j’aime bien pratiquer les coupes masculines.
Quand je travaille, je préfère avoir l’avis de la cliente. Par rapport à sa morphologie et à la forme de son visage, je conseille une coupe à l’intéressée et nous décidons ensemble. Dans le salon actuellement, les clientes ont une préférence pour les cheveux mi-longs à longs.
Avec la clientèle j’ai une bonne relation. Elle me fait confiance. Tout va pour le mieux et dans de bonnes conditions.

Vous travaillez également sur las tissages ?

Oui, car je trouve que le tissage permet aux clientes de se transformer en un clin d’oeil.
C’est formidable, rapide et facile à poser. Nous utilisons les produits Kanellia qui sont de très bonnes qualités. Ils sont spécialement conçus pour les habitants de nos régions.
Aujourd’hui les clientes osent porter des mèches de toutes les couleurs, Il y a des années de cela, elles étaient très classiques.

Quelles sont les qualités d’une bonne coiffeuse ?

Une coiffeuse doit bien accueillir la clientèle, être à l’écoute, avoir une bonne technique et fournir un bon résultat dans son travail. Elle doit avoir une bonne relation avec ses employés et apprentis pour qu’il y ait une bonne ambiance au sein de son entreprise.

Et les défauts ?

Elle aime trop les ciseaux et faire plaisir à sa clientèle. Rires...

Envisagez-vous d’ouvrir un salon dans les années à venir ?

Je suis bien chez Kanellia pour le moment, mais il faudrait que je me lance. Chaque chose en son temps. Néanmoins, je voudrais dire aux jeunes de ne pas suivre mon parcours. N’arrêtez pas en chemin si vous avez un projet. N’écoutez surtout pas les voix désespérantes mais allez jusqu’au bout de vos rêves, Il faut des jeunes pour prendre la relève. Je pense qu’il y un avenir pour cette profession en Guyane et il faudrait que les coiffeurs décident enfin de se soutenir mutuellement.

                                                                                  Frantz Montoban  (08/07)

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