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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Laure Zafra

Laure Zafra


Elle en impose. Et n’a pas la fibre culturelle triste. Avec finesse et intelligence, Laure Zafra a montré que dans ce métier d’organisatrice de spectacles, on pouvait être créatrice, imaginative, sans se laisser enfermer par les idées toutes faites.

En quoi consiste votre profession ?

Je suis responsable d’une société d’organisation de spectacles "Bataki Sow", et je m’attelle à promouvoir les artistes de mon pays.

Comment avez-vous découvert ce monde du spectacle ?

En dehors de l’image d’Epinal, la Caraïbes est un espace de musique et de spectacle dans lequel on est très tôt plongé, notamment grâce au carnaval. Mais c’est avec le poste d’assistante de production à l‘Espace Henri Salvador, au Gosier que j’ai pu prendre connaissance des dimensions organisationnelles et relationnelles du monde du spectacle.

Quels ont été vos premiers pas dans ce monde ?

J’ai travaillé avec François Yrius pendant deux ans et nous avons à notre actif plusieurs concerts avec des artistes internationaux, dont celui de James Brown, et de Earth Wind and Fire.

Qu’est ce qui vous a poussé à vous y engager ?

D’abord, j’ai trouvé un emploi qui correspondait à mes compétences d’assistante de direction, et c’est mon investissement qui a séduit François Yrius. L’appétit venant en mangeant, je me suis prise au jeu, d’autant que ma fibre culturelle a toujours été présente.

Aimez vous ce travail ? Pourquoi ?

C’est un travail extrêmement exigeant. Les artistes sont de grands enfants. La dimension psychologique et la capacité de réactivité sont incontournables.
J’adore mon métier parce qu’il fait ressortir les qualités de battante qui sont nécessaires dans les sociétés comme les nôtres.

Avez-vous l’impression de faire de la communication culturelle ?

J’ai surtout l’impression de participer au "Lyannaj" (Unité) des artistes noirs et de la culture noire d’une manière générale.

Quelles sont aujourd’hui les exigences du métier ?

La rigueur, la disponibilité, et la rapidité d’action.

Quels sont les risques du métier aux Antilles ?

En l’absence d’une économie culturelle structurée, nos actions reposent beaucoup sur les subventions publiques, et comme chacun le sait, cela a un côté arbitraire et aléatoire.

Votre plus belle réussite ?

En mars 2006, nous avons été invités au Mali et Lors de ce déplacement nous nous sommes rendus dans un village, Kéla. Nous avons rencontré un petit garçon atteint de polio qui utilise ses bras pour se déplacer. Nous nous sommes promis de lui obtenir un fauteuil roulant. Lors de notre deuxième voyage au Mali, en novembre pour les Tamani, nous avons pu ramener ce fauteuil, mais le temps était trop court pour nous rendre au village. Récemment je viens de recevoir les photos de cet enfant assis dans le fauteuil avec un large sourire. Je me dis que si ce n’était pour la musique, je ne serais probablement jamais allée au Mali et je n’aurais jamais pu voir ce sourire. Je ne sais pas si on peut appeler cela une réussite mais en tout cas mes voyages en Afrique ont renforcé ce sentiment d’être aussi une enfant du continent.

Envisager-vous un jour de passer sur le devant de la scène ?
Je conseille à tous de lire "Le principe de Peter”. Autrement dit, cela n’a jamais fait partie de mes compétences.
                                                                    Jean-Jacques Seymour (04/07)

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