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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Eliane Telchid

Eliane Telchid


La brocante est sans doute le lieu vers lequel converge la plus grande partie des objets susceptibles d’être considérés comme "artistiques" en tant que tels ou après retraitement. C’est le lieu par excellence du brassage des genres. Comme dans de nombreuses professions de contact, le cercle des brocanteurs est plutôt fermé et il convient d’en être si l’on veut participer à des enchères sans perdre trop de plumes. A Capesterre Belle Eau en Guadeloupe, Eliane Telchid entretient une relation privilégiée, extrêmement tendre avec les objets. Elle nous confie ce qu’est l’art d’être brocanteuse.

Vous êtes une brocanteuse passionnée.

Je tiens une belle boutique d’objets et de meubles anciens à Capesterre Belle Eau depuis bientôt six ans. Je rénove des antiquités avec beaucoup de passion et de plaisir.

Pourquoi êtes-vous devenue brocanteuse ?

Je suis devenue "Brocanteuse” car je voulais me diriger vers autre chose que l’esthétique, tout en restant dans le beau.
En effet, j’ai reçu une très bonne formation en esthétique dans le 8ème  à Paris et c’est vrai cet enseignement m’a énormément poussé à développer le bon goût, car j’ai la réputation d’être une femme de goût.
Mes soeurs Nadine et Eveline ont beaucoup contribué à me diriger vers cette passion de la brocante. Nous avons évolué dans la famille dans de très beaux meubles anciens et c’est vrai que j’ai toujours une grande émotion devant un beau meuble ou un bel objet.

Etes-vous brocanteuse au sens créole du terme ?

Je ne suis pas brocanteuse au sens créole. Le "brocantage” étant une forme de troc, il m’était  impossible de faire de ma boutique un dépôt/vente. (Tu déposes et je vends pour toi)

Comment êtes-vous passés de l’esthétique à la brocante ?

Le goût de chiner!!!
La brocante est la continuité de l’esthétique, car les yeux se dirigent vers ce qui est beau et puis j’aime chiner.

Qu’est-ce qui vous distingue fondamentalement de l’antiquaire ?

Chez l’antiquaire, les meubles et les objets ont souvent une signature, une estampille indiquant leur valeur inestimable.
Dans ma boutique, vous verrez des antiquités des années 1920/1930/1940 qui n’ont pas forcément une signature mais qui sont en bois de rose ou acajou, qui ont une histoire, de la valeur tout en étant raisonnables pour la bourse.

Quel rapport avez-vous avec les objets ?

Un lien affectif s’établit très vite avec un meuble ou un objet car on le détaille avec beaucoup d’attention et on le bichonne. Une fois vendu, c’est toujours avec une petite pointe d’amertume qu’on le voit partir. Je sais qu’il ne faut pas s’attacher aux choses, beaucoup le font malheureusement et passent à coté d’êtres humains formidables. Je m’assure tout de même que mon meuble reçoit les mêmes soins chez son nouveau propriétaire.

Les choses anciennes reviendraient-elles au goût du jour en Guadeloupe ?

Les choses anciennes reviennent au goût du jour parcimonieusement, car ce domaine revient à celui qui a la culture de l’ancien et du vrai. On voit apparaître à côté des meubles très modernes une belle console Guadeloupe ; à coté du salon en cuir blanc un meuble ancien.

Y a t il des amateurs de vieilles choses en Guadeloupe ?

Oui il y en a. Je crois que ma boutique a suscité chez nombre d’entre eux l’envie de sauvegarder les objets ou meubles qu’ils délaissaient.
Je croise beaucoup de collectionneurs de lampes - de cerneaux (fer à repasser) - de machines à coudre, pilons, pierres à cacao, et objets en cristal.
Je vends beaucoup de bidet en émail blanc, de pots et seaux, de moulins à café mais les objets les plus prisés dans ma boutique sont les phonographes d’époque, pièces magnifiques et majestueuses

Une petite anecdote. Il y a beaucoup de superstitions autour des meubles en Guadeloupe. On s’assure souvent qu’ils appartiennent à une bonne personne avant d’acheter. Comment gérez-vous cela ?

Autour du meuble, il y a en effet beaucoup de superstition. Pour se débarrasser du mauvais fluide qui entoure un objet, il faut faire un nettoyage profond à l’alcali qui détruit toute influence néfaste. Le meuble peut aussi dégager un bon souvenir. Ainsi je me rappelle de cette cliente qui admirant mes belles assiettes se remémorait ses repas de famille avec verres en cristal, argenterie, et belles nappes brodées

Quels plaisirs ce métier vous procure ?

Ce métier m’apporte du plaisir. Je me donne beaucoup pour redonner vie à mes objets. Avec eux, j’ai appris la patience. 
                                                                       Jean-Jacques Seymour (04/07)

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