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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Eléonore Gomis

Eléonore Gomis


Originaire de la Guinée Bissau mais née au Sénégal, Eléonore Gomis arrive, dès l’âge de 18 mois, à Marseille où elle grandit. En 2002, elle découvre la Martinique. Séduite d’y retrouver un peu de son pays, elle s’y installe. Eléonore s’exprime avec un accent mi-sénégalais mi-marseillais, aromatisé d’un léger piment martiniquais qui fait tout son charme !

En quoi trouvez-vous que la Martinique est un peu votre pays ?

Je suis toujours à l’écoute de mes émotions lorsque j’arrive en terre inconnue. Ainsi, lorsque j’ai posé le pied à la Martinique, je me suis tout de suite sentie à mon aise. J’ai eu l’impression de retrouver mon Afrique natale.
Je me suis dit: "De toutes façons, je suis chez moi ici puisque mes ancêtres y ont été déportés ! "

Comment vous est venue l’idée de venir jusqu’à nos rivages ?

Dans le cadre de ma profession, l’occasion m’a été donnée de venir faire un stage sur place. J’avais déjà une petite approche de la Martinique à travers quelques amis marseillais. L’une d’entre elles m’a d’ailleurs considérablement facilité la tâche puisqu’elle a mis son appartement à ma disposition pour la période de mon stage.

Quel est votre regard sur l’île où vos ancêtres ont été déportés ?

Ce qui m’a fait plaisir c’est que, à travers le Martiniquais, j’ai tout de suite reconnu mon frère africain.
Celui qui n’a pas encore eu la chance de faire ce voyage ne peut pas bien se rendre compte combien l’Antillais ressemble à ses frères restés au pays !
Lorsque je vais dans la campagne ici, je me sens vraiment dans mon élément. J’y retrouve la nature avec ses sensations, ses odeurs. A travers les visages humains, je revois tel ou tel frère. Lorsque j’entends les noms de famille ou de lieu, je me sens en terre noire. Par contre si j’analyse la Martinique à la manière d’un psychosociologue  je suis assez peinée de retrouver, ici comme chez moi, cette hiérarchisation des classes sociales à travers la couleur de peau !
Je me rends compte des conséquences de la colonisation et de l’esclavage dans la déconstruction des mentalités d’origine. Ce qui me rassure dans tout çà, c’est que, dans le fond l’abolition de l’esclavage ne date que de 150 ans à peine. Aussi, je fais confiance au temps, excellent remède, pour guérir toutes ces plaies encore ouvertes.

Pensez-vous que la réconciliation entre Africains et Antillais soit pour demain ?

Il faut de toutes façons qu’elle ait lieu un jour ! La souffrance a été commune, vous savez.
Ma grand-mère m’a raconté comment ses ancêtres se sont battus pour résister à la capture de leurs frères. Ils avaient organisé des systèmes de défense à la hauteur de leurs moyens. C’est à nous, générations d’aujourd’hui, de nous enlever de la tête l’idée que les Blancs nous y ont enfoncé !
Non, nous Africains, nous n’avons pas vendu nos frères, ils ont été arrachés à notre terre commune. Tout cela s’est fait dans le sang et les larmes.

                                                                                         Joël Sandot(03/07)

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