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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Cathia Coppry Passion

Cathia Coppry Passion


On l’aura deviné la styliste n’apprécie pas le clinquant et l’abondance de la société de consommation, les objets ou les vêtements que l’on jette sans un seul coup d’oeil. Elle commence à réaliser des vêtements haut de gamme sur mesure. Le bouche- à-oreille fonctionne, sa réputation grandit Certes, les débuts ne sont pas toujours faciles. Mais la styliste fait ce qu’elle aime, sans s’obliger. A découvrir d’urgence en Guadeloupe.

Quelle est votre motivation ?

Faire de la femme caribéenne une princesse : offrir à toutes les femmes de la Caraïbe des collections représentants notre mode de vie, notre climat, à l’instar dune collection croisière, que nous pourrons exporter vers l’étranger.

Vos débuts ont-ils été difficiles ?

Mon idée a mûri durant plusieurs années où j’ai évolué dans le monde de la mode à Paris. Pour bien démarrer, j’ai tenu à être bien entourée, tant sur le plan visuel (Sté Rudesign et son directeur artistique) que sur le plan juridique et économique (RQM Group). Cela m’a permis d’éviter les grosses difficultés de lancement, et de bénéficier des aides et dispositifs d’aides à la création d’entreprises.
A ce titre, je remercie le public et la presse régionale qui m’ont réservée un accueil chaleureux.

Depuis combien de temps possédez-vous votre entreprise ?

L’entreprise existe depuis mai 2005, mais il y eu plusieurs étapes. Au tout début, je travaillais dans une pièce chez moi. Après le lancement de la marque l‘an dernier, j’ai poursuivi mon activité dans un studio, le temps pour moi de créer ma Villa-Couture où je suis installée depuis trois mois.

Au bout de combien de temps a-t-elle été rentable ?

Je suis de nature rêveuse et cela justifie ma profession.
Cependant, j’ai pu constater qu’être chef d’entreprise est une bataille de tous les jours. Par le soutien et le travail de mes conseillers, mon entreprise se développe et présente de bonnes perspectives pour l’avenir.

Comment avez-vous attiré votre clientèle ?

J’essaie de faire partager ma vision de la femme, de son sublime et de sa force.
J’ai beaucoup travaillé les visuels pour tenter d’exprimer et de faire partager mon idéal et mes rêves.
J’ai créé un show-room dans une villa, aux couleurs chaudes, avec un bureau de style, un atelier de confection, un espace bijoux, avec un salon de thé… sur la véranda, une aire de jeux dans le jardin, tout cela pour que la cliente se sente comme chez elle, pour qu’elle choisisse dans un cadre agréable des créations à son image.
J’espère que les femmes en général seront sen sensibles à mes idées et qu’elles seront séduites par les collections que j’ai créées pour elles.

Avez-vous de la concurrence ?

Je tente d’exprimer ma vision de la femme caribéenne, chaque professionnel a sa vision et je trouve cela bénéfique parce qu’ils offrent plus de choix. Il y a de la place pour tout le monde.

Possédez-vous vos propres fournisseurs ?

Mes contacts fournisseurs datent de mon expérience professionnelle parisienne. Je continue à naviguer sur le net, à me rendre dans les salons, à chercher des jeunes talents artisans, pour proposer de la nouveauté à mes clientes. Le vrai métier de la mode pour moi, c’est tous ces artisans, les brodeurs, les tisseurs, les créateurs de dentelles, les créateurs de matières premières, les fils, les tissus etc...

Pour quels genres d’événements créez-vous vos vêtements ?

Je crée des vêtements pour la femme chic et glamour en journée, le soir, sur mer, sur terre, pour les cocktails...

Faites-vous des défilés ?

Statutairement on organise quatre défilés par an qui représentent les quatre saisons de l’année. J’ai eu l’occasion de faire un défilé l’an dernier en Jamaïque, j’en ai plusieurs de prévus sur des bateaux de croisière et dans la Caraïbe, une aubaine qui me permet d’exporter ma marque.

Combien de temps passez-vous à confectionner une robe ?

Suivant l’occasion et le modèle créé pour la cliente, le temps de confection varie.
Mais une robe n’est jamais terminée. Elle évolue avec le temps, on peut toujours y rajouter une dernière touche, un accessoire, en fonction de la tendance du moment. C’est cette science que j’essaie d’apporter à mes clientes dans mes ateliers relooking.

Combien de temps vous faut-il après la demande de la cliente pour la satisfaire ?

La collection Prêt-à-porter de luxe est exposée dans le show-room Une fois le modèle essayé s’il vous plait, vous pouvez l’emporter. Pour les modèles Haute-Couture tout dépend de la création, de la matière à travailler. Cela peut aller de trois jours jusqu’à trois mois, voire six mois pour une robe de mariée grandiose.

D’après vous, en quoi consiste réellement le métier de styliste? Vous êtes artisan ou plus commerçant ?

Je suis tout d’abord chef d’entreprise. Je dois être styliste, manager, commerciale. Je connais aussi mes limites et me consacre aux domaines où j’excelle la création et la confection. Au quotidien je cherche des idées: les formes, les matières, les couleurs, des lignes de vêtements qui feront la mode de demain.

Quelles qualités faut-il avoir pour exercer ce métier ?

Une branche de folie, une rondelle de créativité, un verre de curiosité, et surtout de la témérité et de la patience.

Et du côté des diplômes ?

C’est un métier où la créativité prime. On peut très bien être autodidacte et être un grand styliste. Tout dépend ce que l’on veut faire. Pour enseigner en BTS stylisme de mode par exemple, les diplômes sont indispensables. Je suis diplômée de deux grandes écoles où j’ai appris, pour l’une, la Haute Couture, pour l’autre le Prêt-à-porter. Au delà de cela, j’ai surtout le stylisme et le modélisme, la création et la réalisation.

Avez vous le droit à l’erreur ?

Pour les créations Haute Couture, il est indispensable de savoir déceler et retranscrire le voeu d’une cliente.
Quand il s’agit du rêve, aucune erreur n’est possible. Pour les modèles Haute Couture, je passe beaucoup de temps à comprendre le désir inavoué ou indécis de la cliente, pour être certaine de lui donner entière satisfaction.

A quel prix reviennent vos robes ?

Je tente de me faire une place dans le monde de la Haute Couture internationale, et tout comme les autres professionnels de la mode, je vends du rêve, et le rêve n’a pas de prix.

Combien d’heures travaillez-vous par semaine ?

Ma priorité est la satisfaction des clientes, j’y consacre le nombre d’heures nécessaires à la réalisation de leur souhait Mais les heures se multiplient en période de nouvelle collection et de préparation de défilé.

Quels sont vos maîtres ?

Mes idées peuvent venir d’une couleur, une forme, une matière, une envie. Cela vient à toute heure de la journée, parfois même la nuit. Je n’ai pas vraiment de maîtres, je veux tout simplement faire de la femme une déesse.

                                                                         Jean-JacquesSeymour(03/07)

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