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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Cristelle Gélas

Cristelle Gélas


Elle s’appelle Cristelle Gélas. Actuellement étudiante au Texas, la soprano guadeloupéenne ne cesse de multiplier les récitals dans les grands évènements de la Guadeloupe. Et se fait remarquer sur les scènes lyriques internationales. C’est une jeune chrétienne déterminée. Son témoignage, son parcours...

Comment êtes-vous venue à la musique ?  Etiez-vous faites pour le métier d’artiste lyrique ?

Mes parents chantaient et composaient des chants chrétiens. J’ai grandi dans un environnement musical.
Oui, je crois que je suis née pour l’art lyrique. Dès mon plus jeune âge, ma mère et d’autres avaient déjà cette conviction.

Quelle est votre formation ? Quelles sont les voix féminines qui vous ont influencée ?

Ma formation est avant tout une formation musicale, spécialisation "Chant Lyrique" : Music Major Vocal Performance.  Ma formation est complète, elle ne se résume pas qu’à l’apprentissage du solfège et des cours de chants. Elle a également consisté en des cours de "Vocal Diction".
Il est indispensable qu’une future cantatrice internationale puisse chanter dans six langues (anglais, français. allemand, latin, Italien) en respectant les règles de prononciation propres à chaque langue.
Des cours d’Histoire de la Musique étaient également au programme car il est important de pouvoir situer dans le temps, les styles musicaux, les compositeurs, leu r évolution et influence musicale.
Sans oublier la théorie musicale ou l‘apprentissage de techniques de déchiffrage de lecture musicale.
Il faut également donner des récitals régulièrement devant un jury. A cela s’ajoute une participation à une des deux chorales de l’Université, qui évoluent en tournée chaque année sur l’ensemble du territoire des Etats-Unis ; et à des compétitions nationales ou régionales deux fois par an.
Les voix féminines qui m’ont influencée sont celles de Barbara Hendricks. C’est en l‘écoutant que j’ai eu ce désir de poursuivre dans le chant lyrique. Je pense aussi à Léontyne Price, femme noire, Voix d’or américaine, qui à su toucher plus d’un; à Jessy Norman, remarquable chanteuse qui a souvent été pour moi une source d’inspiration.

En regardant votre biographie, on constate que vous avez reçu “quatre awards” dans votre première année d’études, une ascension remarquée, pouvez-vous en parler ?

Cinq mois après mon arrivée je recevais en effet plusieurs awards. Les deux premiers félicitant mes talents de chanteuse lyrique : "Outstanding Soprano" et d’autres félicitant ma progression en anglais et ma participation à d’importants événements. Cela est très encourageant pour moi qui suis une élève internationale qui se bat pour sa réussite. Il est clair que je m’épanouis pleinement sur le plan musical, mais cela n’empêche en aucun cas les difficultés. Il faut avoir la rage de réussir, le courage de continuer quand tout semble s’écrouler autour de vous et surtout la foi et la confiance en Dieu.

Comment définiriez-vous votre rôle de chanteuse ? Quand avez-vous décidé de devenir chanteuse professionnelle ?

Je suis celle qui transmet des émotions à son public. Mon rôle est de faire voyager mon public à travers l’interprétation de chants.
Je crois m'être décidée en 2003, après m’être rendu compte du réel talent qui existait et surtout de l’émotion que cela pouvait créer chez l’autre.

Vous avez eu très rapidement des premiers ou seconds rôles dans des opéras légendaires populaires et classiques, avez-vous connu l’angoisse ?

Le rôle de Maria dans "Broadway and the Napolitains Nigths", celui de "Second Lady" dans The Magic Flûte de Mozart. Je dirai plutôt que j’avais beaucoup d’enthousiasme et une grande excitation à l’idée de pouvoir transmettre des émotions à mon public.

Que pensez-vous des débouchés aux Etats-Unis dans le domaine de la musique classique, et plus particulièrement dans celui du chant ?

Les débouchés aux Etats-Unis en matière de musique classique (chant) sont importants. L’étudiant qui poursuit des études musicales, peut enseigner en fonction de sa spécialisation et donner des récitals (chant, piano, direction de chorale ou autres...). Cet apprenti peut se diriger par la suite vers une Maison d’opéra (“Opera House"), pour faire des tournées en présentant divers opéras dans le monde entier. Les Etats-Unis offrent un large panel de possibilités de carrière musicale.

Avez- vous l’impression d’être pleinement intégrée là bas ?

Oui, mon adaptation n’a pas été facile au départ, mais après trois ans je pense être pleinement intégrée.

Comment s’organise votre activité professionnelle aujourd’hui ?

Mon activité professionnelle s’organise autour de ma vie d’étudiante.
Mon statut actuel ne me permet pas encore de travailler à plein temps, dans la mesure où mes études sont avant tout une priorité. Cela ne m’empêche pas d’être sollicitée pour des prestations, en général pendant les grandes vacances.

Quel est à ce jour le moment de votre carrière dont vous êtes le plus fière ?

Mon premier grand concert à l’église catholique de Sainte-Anne, à la demande du maire, M. Blaise Aldo, a fait se déplacer plus d’un millier de spectateurs guadeloupéens. C’est une joie pour moi de pouvoir offrir à ceux qui croient en ma réussite le fruit du travail que j’effectue aux Etats-Unis. Ceux qui me suivent depuis mes débuts ont pu voir et entendre ma progression en chant lyrique. Je ne remercierai jamais assez M. Aldo, pour tous les moyens mis en oeuvre pour permettre la bonne réalisation de ce concert. Un grand merci à mon pianiste, Jean Michel Lesdel, organiste, compositeur et arrangeur guadeloupéen, premier prix d’orgue au Conservatoire national de Musique d’Orléans et directeur de l’Ecole de Musique du Lamentin en Guadeloupe. J’ai été particulièrement touchée par la solidarité et les encouragements de mon peuple. Bravo à mon styliste, Angenel Gonfier pour son dévouement et ses confections de grande qualité.

Savez-vous de quoi seront faits, les prochains  chapitres de votre journal intime ? La plupart  des idées sont-elles finalisées ?

Oui, je crois que mon rôle ne s’arrête pas è celui  de cantatrice internationale Je souhaite voyager et partager ce don avec d’autres. Participer au développement d’un conservatoire en Guadeloupe. Nous en avons besoin. Nous avons de jeunes talents qui ont besoin de s’exprimer et qui par-dessus tout ont besoin d’une formation d’excellence.
Il s’avère  également nécessaire d’accompagner les plus démunis, ceux touchés par la drogue, la pauvreté, les sans-abri .., et leur proposer une réinsertion sociale et professionnelle.
Offrir mes services à mon pays, donner les possibilités aux enfants défavorisés, ce sont autant d’actions qui me tiennent à coeur.

Vous revendiquez souvent vos racines chrétiennes. On ne compte pas beaucoup de cantatrice chrétienne, ni d’opéra chrétien dans les églises, faut-il aller chanter, hors des églises pour s’imposer ?

Oui, malheureusement je crois que c’est une carence chez nous. D’ailleurs je mentirai si je vous disais que je n’ai pas envisagé de mettre en scène un opéra chrétien. Oui, il faut chanter hors des églises pour s’imposer, ou faire découvrir à l’environnement chrétien d’où je proviens, la beauté du chant lyrique en interprétant des oeuvres chrétiennes.

Après vos participations en Guadeloupe à des festivals de renom, avez-vous l’impression de faire partie du patrimoine musical guadeloupéen ?

Peut-être me faudrait-il plus de temps pour répondre à cette question. Je dirai que je commence mon entrée dans le patrimoine musical guadeloupéen.

Quels conseils donneriez vous à des jeunes intéressés par votre métier ?

Qui ne tente rien n’a rien! N’oubliez jamais d’où vous venez, votre culture, vos traditions, votre histoire.
Autoriser-vous à être ambitieux et à toujours voir plus loin. Soyez déterminé et ayez la rage de réussir. N’hésite pas à faire confiance et vous reposer à l‘abri du Très-Haut.

                                                                        Jean-Jacques Seymour(03/07)

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