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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Miss Dominique

miss Dominique.


Finaliste 2006 de la "Nouvelle Star” aux côtés de Christophe Willem, dit la  "tortue”, Dominique Michalon a sorti son premier album. Un début remarqué où la chanteuse revisite avec talent les grands standards du blues, du jazz et de la chanson française. Emotions  et explosions sont au rendez-vous de cet opus qui ne catalogue pas la chanteuse dans les clichés de “la black singer”.

Sorti le 13 novembre, votre album, "Une Femme Battante" est entré directement N° 9 des meilleures ventes d’album en France. Il est à présent Double Disque d’or ! L’évènement est à souligner d’autant qu’il n’en finit pas de grimper… Jusqu’où irez-vous Dominique ?

Le plus loin possible. N’oubliez pas que je suis comme ma chanson “Une femme battante”, aussi je refuse de m’inscrire dans un processus de victimisation. Je me bats, je suis responsable, j’affronte, je ne peux plus laisser tomber, je suis obligée d’aller bien. Alors jusqu’ou ? Je suis déjà double disque d’or, et bien je vais suivre la lignée disque de platine, double platine. Voyez on est loin du compte (rires) Plus sérieusement, j’irai aussi loin que le public voudra me porter. Et je veux une relation stable avec lui. C’est une route longue semée d’embûches.

Dominique Michalon est devenue Miss Dominique. Miss Do d’où vient ce nom ?

Je voulais garder mes initiales. Pourquoi pas ? (rires) On voulait quelque chose de plus classe que Dominique Michalon, mon patronyme, mais également ne pas utiliser qu’un seul et unique prénom. On s’est alors dit que mettre Miss devant serait idéal. C’est mon petit côté lady, glamour.

On attendait l’album de Christophe Willem lauréat de la Nouvelle Star, mais c’est vous qui êtes la première dans les bacs. C’est votre revanche au moment où vous apparaissez la grande gagnante dans le coeur du public ?

Il n’y a pas de revanche parce que cela voudrait dire que je suis fâchée. Ce n’est pas le cas. Tout va bien. Je ne suis ni aigrie, ni constipée de la vie. Je suis contente de réussir maintenant, ni plus tôt, ni plus tard. Car aujourd’hui, j’ai l’expérience, la maturité et le recul qu’il faut. C’est maintenant que çà commence. La vraie victoire, ce sont les ventes. Double disque d’or, c’est bien, mais je viens de signer avec M6 événement. Pour une tournée, et mes vrais défis, ç’est çà. Les salles seront vides ou pleines. Voilà qui démontre que la vie n’est pas un jeu.

Quels sont les secrets de ce premier album ? Hormis ces quelques reprises qui le composent il y a aussi des compositions originales, vos compositions. C’est très rare sur un premier album ? C’est vous qui avez imposé cela ?

Je suis rentrée dans leur jeu. S’il n’y avait eu que moi d’ailleurs, je n’aurai fait qu’une ou deux reprises et le reste aurait été des compos. Mais la maison de disques ne voyait pas les choses de cette manière... Je suis très heureuse car j’ai quand même réussi à en placer plusieurs et ça m’importe énormément. Je suis auteur et j’ai également des choses à dire.

Sublime, magique, magnifique, troublant, génial. Les superlatifs ne manquent pas. Avez vous l’impression de vous être imposée ? Sans vous prostituer et sans être une marionnette ?

Je peux agacer certains avec mes grandes robes, mes exigences et mes exubérances. Mais derrière, j’assume: j’ai la rigueur et la discipline qu’il faut.

Avez-vous le sentiment d’être sortie de l’image où la Noire ne chante que du jazz ou du blues ?

Mon premier album, "Une Femme battante”, se situe à mi-chemin entre la soul, le jazz et la variété française. Il s’est écoulé à plus de 100 000 exemplaires. J’ai écrit et composé 4 chansons, le reste étant des reprises de grandes voix de la soul. On peut y découvrir une nouvelle version de «  it’s  a Man’s Man’s World”, de James Brown, ou encore la reprise de "Calling You”, bande originale du film “Bagdad Café”. J’ai fait un album de chansons. C’est tout.

Que dévoile "une femme battante" de votre personnalité ? La douceur, la sensualité, la force, la détermination ?

L’essentiel pour moi, dans ce premier album, était qu’on me retrouve comme je suis, à la fois en “pétage de plomb”, plus jazzy, up-tempo ou dans l’émotion, Je ne me travestis pas, je reste moi-même. C’est ce que le public reconnaît chez moi, Cette opportunité de communion avec le public m’est vitale, elle me permet de me donner corps et âme à mon auditoire, partager avec lui ces instants de vie que j’exprime dans mes chansons et lui donner des instants de joie. Vibrer avec une salle à l’unisson est le plus beau cadeau que je puisse à la fois recevoir et donner.

Revenons à ce virus de la chanson qui vous habite. D’ou vient il ? Est-ce qu’on peut dire que vous avez été influencé par les grandes légendes de la soul ? L’église a-t-elle joué un rôle dans votre formation ? Etes-vous une mama gospel d’un nouveau type ?

Mes parents évangélistes protestants ont souhaité me faire partager l’art du gospel.
Dès que j’entreprends quelque chose, je pense à eux et je regrette vraiment qu’ils ne puissent pas me voir. J’ai d’ailleurs écrit la chanson “Puisque tu me vois d’en haut” en pensant à eux.
D’abord réticente, j’ai connu une véritable passion pour la musique et squattée des heures durant la médiathèque du coin, caverne d’Ali Baba où j’ai découvert les plus grandes divas de la soul américaine telles que Ella Fitzgerald, Aretha Franklin ou Sarah Vaughan.
J’ai été élevée au son d’Aretha Franklin un chroniqueur a dit (un jour “Personne ne sait plus chanter comme Aretha Franklin même pas Aretha Franklin” et c’est très vrai) de Wilson Pickett, du très grand Otis Redding (qui n’avait pas le droit de mourir aussi jeune, pourquoi nous as-tu fait cela ?), du gospel que je n’ai jamais cessé d’écouter, du blues (Ah, Etta James) et sa sensualité que l’on ne trouve nulle part ailleurs.

Etes-vous une mama gospel d’un nouveau type ?

Non Je n’aime pas ce cliché réducteur. On peut être black et ronde sans être une mama gospel. D’ailleurs, sur l’album, j’ai pris soin de chanter de la variété française que j’aime, de Goldman à Nougaro.

Le prix à payer face au succès est la solitude avez-vous dit lors d’une interview. Ou en êtes- vous ? Toujours aussi seule ou un Doudou se profile t’il à l’horizon ?

Je n’attire que les mecs fragiles (rires). Quand on veut faire carrière, on est seule et il faut l’assumer. Votre ambition éloigne les gens de vous. J’ai compris ça très vite. En fait n’ai-je pas voulu être soliste ?

                                                                         Jean-JacquesSeymour (03/07)

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