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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Frédérique Racon

Frédérique Racon


Frédérique Racon se bat du matin au soir pour la vie touristique de Matoury et a été récompensée à Paris au nom de l’Office du Tourisme de cette commune guyanaise par l’Etoile de l’Accueil, remise par la Maison de la France. Elle a su fédérer les acteurs de la gastronomie de sa ville afin de promouvoir la cuisine du terroir et les produits du cru grâce à la cinquième édition de la “Fête de la Cuisine”, trois jours de fête en juillet

Après des études d’ingénieur en agro-alimentaire à Lille, puis une maîtrise de chimie, la belle Frédérique prend la direction de l’île de la Martinique pour faire ses premiers pas à l’usine du Gallion avant de rejoindre sa terre natale. Mère d’un enfant, à 34 ans elle a trouvé son équilibre et se consacre au devenir de sa commune, Matoury, et de son pays, la Guyane.

Que représente pour vous ce Prix de L’Etoile de l’accueil remis par la Maison de la France ?

C’est une très grande satisfaction pour la gastronomie guyanaise et pour la ville de Matoury. Moi je suis une simple représentante de l’office du tourisme de Matoury en l’absence de mes amis et collègues qui ont mené cette action et l’ont organisée sur le terrain.
Pour eux et pour moi c’est une grande consécration. Ce prix va nous encourager encore plus à développer d’autres opérations dans le cadre de l’accueil, de l’embellissement, de l’hospitalité au sein de la commune.

En quoi consiste cette promotion de la cuisine du cru, la “Fête de la cuisine” ?

Cette année nous fêtons la cinquième édition de cette manifestation gastronomique. Tous les restaurants de la commune de Matoury se mobilisent pour proposer à leurs visiteurs un menu à base des produits guyanais et une animation digne de ce nom, tout en leur réservant un accueil formidable. La fête a lieu au mois de juillet durant trois jours.
C’est une véritable fête gastronomique avec mise en valeur de nos produits.

Les touristes en Guyane sont pourtant plus “nature” que “gastronomie”?

La Guyane est néanmoins très reconnue pour sa qualité gastronomique. Mais les produits sont peut-être méconnus puisqu’on ne les trouve nulle part ailleurs. C’est pour cela que la promotion des produits est nécessaire. Ici, nous avons des produits bien de chez nous et de l’Amazonie. En grande majorité se sont des fruits de palmiers que nous consommons avec beaucoup de poissons qui viennent de nos rivières et de nos fleuves et qui ont une très bonne réputation.

Que mettez-vous d’autre en valeur à Matoury ?

La grande richesse, ce sont les sites à visiter, notamment le grand Mont Matoury, qui est la plus grande réserve naturelle de Guyane. On peut y voir toute la biodiversité du pays en matière de faune et de flore. Il y a égarement la Biennale du marronnage qui dure une semaine et qui réunit des thèmes culturels, ainsi que tous les acteurs du marronnage et de l’esclavage. C’est une histoire que nous essayons de garder en mémoire au niveau de la commune. Cette manifestation permet de présenter l’évolution de notre peuple, mais aussi son histoire. Ces manifestations culturelles sont très souvent issues de notre patrimoine d’anciens esclaves.

Comment faites-vous pour que les habitants de la commune s’investissent dans le tourisme et participent au développement local ?

L’office municipal de tourisme de Matoury a toujours souhaité organiser des actions qui font participer l’ensemble des habitants de la commune. Pour la Fête de la Cuisine, nous avons le marché nocturne où tous les habitants exposent, et le Concours des Maisons Fleuries. Les cinq premiers élus gardent leurs maisons fleuries toute l’année. Cela donne un cachet et embellit la commune. Le tourisme en Guyane est surtout un tourisme d’affaires et familiales. Nous aimons la Guyane et invitons tous nos amis à la visiter. C’est une participation corrective et générale des Guyanais au développement touristique. Ce n’est pas seulement une affaire des tours operators comme dans d’autre département.

Le fait qu’une seule compagnie détienne le monopole aérien et pratique les tarifs que l’on sait n’est-il pas un frein au développement ?

Mes amis du syndicat des hôteliers de Guyane seraient déçus si je dis que ce n’est pas un frein au développement touristique. Eux, ils crient toujours haut et fort pour mettre fin à cette pratique. Je peux même vous dire que cela a été l’un des premiers dadas du ministre délégué au tourisme quand il a pris ses fonctions. Mais, pour l’instant nous avons toujours une seule compagnie qui dessert la Guyane avec un vol par jour. Cela ne favorise pas l’afflux des touristes. Nous espérons que demain, il y aura d’autres compagnies dans le ciel guyanais.

Où en est le parc hôtelier ?

Nous avons évidement des échos positifs au niveau de l’accueil, de l’hospitalité, de la gentillesse des personnes. Mais la qualité des hôtels laisse encore à désirer. Les institutionnels et les professionnels travaillent tous dans le même sens pour améliorer la qualité de l’offre et le parc.

Quels sont vos projets dans la Guyane d’aujourd’hui ?

Sur le plan professionnel, je souhaite continuer à exercer mon métier en Guyane et gravir les échelons petit à petit dans cette administration à la quelle j’appartiens. Sur le plan politique je souhaite une continuité des travaux que je mets en oeuvre dans la commune Matoury. Je souhaite conserver mon siège au Conseil Régional pour participer à la séance de façon à apporter ma petite pierre à l’édifice du développement de la Guyane.

Quel est votre regard sur la femme guyanaise ?

Pourrais-je être objective sur cette question ? La femme guyanaise n’est pas très différente de la femme antillaise. C’est une battante. Elle a toujours envie d’avancer, d’aller plus loin. Le tout dans un cadre familial étroit car nous sommes très famille. Elle a besoin de s’émanciper un peu plus et de s’ouvrir au monde. Nous n’avons pas beaucoup de représentantes à l’extérieur, mais elles sont de qualité.
                                                                                    Alfred Jocksan(03/07)

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