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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Sylviane Cédia

Sylviane Cedia


"Belle”, “voix” et "rare” sont trois qualificatifs qui habillent merveilleusement la chanteuse Sylviane Cédia, sorte d’icône éternelle de nos plus délicieuses fantasmagories artistiques. Alors qu’elle poursuit une carrière très remarquée, elle a eu la gentillesse de se confier à AMINA qui n’a pas boudé son plaisir. Rencontre classieuse avec une figure trop rare à notre goût et qu’il convient de plébisciter.

Quand un artiste guyanais se fait entendre c’est avec talent et beauté. Comment vis-tu ton succès dans la musique au quotidien ?

Talent, beauté et sagesse, s’ils ne riment pas ensemble, riment avec succès et surtout longévité. Un artiste qu’il soit guyanais ou d’ailleurs se doit d’aimer son art et réciproquement. Il doit persévérer, se respecter, être en harmonie avec lui-même, beauté qui au-delà de sa beauté physique le distingue. Je vis ma musique au quotidien comme un art qui m’accompagne dans toutes mes activités. C’est une grande passion pour moi. Je chante même lorsque je suis triste. Si beaucoup de gens me reprochent d’être très modeste, je me sens bien dans une certaine discrétion sachant que les bonnes oreilles savent écouter et découvrir les bons talents. Je gère une carrière depuis près de quarante ans et même dans les grands moments, les grandes rencontres et les honneurs qui font de vous une privilégiée, je reste toujours la même avec la tête sur les épaules. Le succès, qui est tout de même important, m’aide à poursuivre.

Où te sens-tu le mieux, sur scène ou en studio ?

La scène et le studio me conviennent bien. L’un mène à l’autre et vice-versa. Evoluer sur scène en direct avec le public est un bonheur incomparable, et pour un artiste une évolution plus vivante, stimulante, émouvante, réconfortante, la récompense d’un grand labeur. En studio, on est seul avec soi-même, c’est  une pré-scène plus intimiste.

Quand tu participes à la réalisation d’un album, quelles sont tes recommandations ou exigences sur le plan musical ?

Participer à la réalisation d’un album, c’est toujours très important pour moi. Il doit correspondre à mes attentes, être de qualité, avoir un temps de préparation, se réaliser dans de bonnes conditions et surtout avec des gens sérieux dans leurs engagements et qui de surcroît connaissent le métier. Je le dis autant pour mes propres albums que pour ceux des autres. Compte tenu des exigences du marché, on ne peut pas faire n’importe quoi.

Entre-temps, tu n ‘as pas fait beaucoup de scènes, c’est un choix artistique ?

Ce n’est pas particulièrement un choix car j’aime la scène. J’en fais tout de même, Dieu merci. N’oublions pas que c’est l’aboutissement, la récompense d’un dur labeur.
Peut-être que je ne me produis pas assez en France en One woman Show. J’évolue cependant sur différents podiums : grandes, moyennes ou petites scènes, tout dépend des organisateurs, il y a des petites scènes mythiques. Avec tous les domiens des nombreuses associations de l’hexagone et de nos départements d’outre-mer respectifs, il y a de bonnes rencontres musicales. C’est formidable. Il y a en plus, des endroits où l’on est content de vous avoir et on vous reçoit dignement.
Sans compter toutes les participations aux grandes manifestations caritatives, au soutien des pays dans la détresse.
Je suis également intervenue dans différents festivals internationaux : Festival d’été international de Louisiane, du Québec, du Cap Vert, d’Afrique (Sénégal, Niger Côte d’ivoire, Gabon..), au Surinam (ex guyane hollandaise) en Hollande, en Tunisie, au Maroc, en Egypte (au Caire)...
En Guyane comme en Outre-mer, j’ai fait de la scène et poursuis encore.

Si dans cet espace temps, le public t’avait oubliée, que lui dirais-tu pour raviver sa mémoire ?

Le public n’oublie un artiste que lorsque les médias l’oublient. Je suis toujours quelque part même si ce n’est pas toujours spots publicitaires et grandes affiches. L’essentiel est de donner des nouvelles. Que mon public sache que je ne l’oublie pas. Les choses ne sont pas faciles, mais je m’accroche et j’y crois. Le vrai public, les fidèles savent où me trouver. Ceux qui ont mon adresse e-mail, et l’adresse de mon site correspondent avec moi. Je leur donne de mes nouvelles et leur envoie mon planning sur : www.sylviane.cedia.com  ou sylviane.cedia@ laposte .net

Tu fais actuellement une tournée et tu rencontres tous les jours des gens issus de différentes cultures. Quelle a été jusqu’à présent ta plus belle expérience interculturelle ?

Chaque pays a son public qui est unique, chaud et accueillant. J’ai eu de très belles expériences avec des artistes autour de ce que l’on appelle “un boeuf musical”, en fin de festival. Preuve que même au bout du monde, on se comprend à travers la musique et les rythmes.

Tes chansons témoignent de la présence de nombreuses influences. Essaies-tu de les fédérer sous un nouveau style ?

Non, mon style s’améliore avec mon expérience et mes rencontres musicales. Il se nourrit des autres, tout en gardant son authenticité. Là d’où je viens c’est capital pour moi et pour ceux qui s’y retrouvent.

Ton style de prédilection.

Le style le plus en lien avec ma culture. J’aurais voulu pour mon pays, la Guyane, en plus de son authenticité dans les différents rythmes de son folklore (gragé, cassé cô, camougué, etc...) et de sa tradition (biguine, mazurka, valse créole, etc...), un style bien guyanais comme par exemple le zouk aux Antilles, le compas en Haïti, le reggae à la Jamaïque. Mais je crois que nous avons déjà bien évolué, avec notamment le pické djouk (mazurka piqué bien reconnu). D’autres beaux genres arriveront, faites-moi confiance.

Entre nous, livre-nous le secret de ta voix si sensuelle. Utilises-tu des trucs et astuces ou est-ce on ne peut plus naturel chez toi ?

Garder la voix nécessite repos et entretien. Chez moi, c’est le naturel au beau fixe. Je ne fais rien de spécial, si ce n’est éviter les boissons trop glacées ou les repas trop épicés. J’essaie aussi de ne pas m’exposer au froid.

Comment vis-tu au jour le jour ton statut d’icône ?

J’ai eu la chance à ce jour de ne pas disparaître musicalement. J’ai connu des épreuves. J’ai grandi avec sérénité, ce qui m’a valu la reconnaissance du public pour mon courage et ma persévérance. J’espère durer encore longtemps tant qu’il y aura des gens formidables pour m’encourager. La foi, la patience, la confiance, l’amour, je dois tout cela à mes parents aux quels je voue une admiration éternelle.

                                                                       Jean-Jacques Seymour (02/07)

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