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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Armelle Compper

Armelle Compper


Armelle Compper, Guyanaise de 37 ans, dirige la communication de La Poste en Guyane. Un domaine nouveau pour cette institution en pleine mutation où cette jeune mère d’un petit garçon tente de trouver sa place.

Vous êtes directrice de la Communication et de l’Action Territoriale à la Direction de La Poste de Guyane. Quel est votre rôle et comment êtes-vous perçue par les autres services ?

J’ai eu la chance d’intégrer le Groupe La Poste en 2002, dans mon domaine de formation.
Le rôle de la communication est de plus en plus important et reconnu. J’ai tout de même dû me battre à mon arrivée car la direction de la Communication n’existait pas encore, même si, bien entendu, les missions communication étaient déjà présentes.
Il a fallu faire comprendre à mes collègues que la mission d’une telle direction était stratégique et incontournable. J’ai donc tout d’abord observé comment l’entreprise était structurée et comment la direction de la Communication était sollicitée — pou r quels projets, dans quelles conditions... — Je me suis rendue dans la majorité des établissements et j’ai recueilli les attentes de mes collègues, membres du comité de direction.
J’ai ensuite présenté le rôle et les missions de la communication et j’y ai, bien sûr, associé étroitement mes collaborateurs.
J’ai dû recadrer des demandes, mais en fin de compte, je crois que lorsque l’on fait preuve de professionnalisme et de savoir-faire, on est pris au sérieux. Aujourd’hui, la direction de la Communication a pris toute sa place et est reconnue en interne comme en externe.
Pour preuve, depuis un peu plus d’un an, m’a été confiée “l’action territoriale", qui est la partie relations avec les institutions et les élus.

Quelle est la légitimité de la fonction communication au sein de la direction de la Poste ?

La direction de la Communication et de l’Action Territoriale fait partie du comité de direction et, à ce titre, notre légitimité est bien assise.

N’avez-vous pas un caractère un peu atypique du fait de votre attachement à une administration ?

Il faut savoir que La Poste n’est plus une administration depuis 1991, même si nous portons encore les stigmates de cet ancien statut. Aujourd’hui, nous sommes résolument dans une logique d’entreprise. Les nouveaux postiers, dont je fais partie, ne sont pas fonctionnaires.
Beaucoup de personnes nous considèrent encore comme une administration, mais ce n’est plus le cas. Depuis le 1er  janvier 2006, nous avons intégré le monde bancaire. La banque est désormais un de nos quatre métiers.

Si la communication a par essence une relation forte avec la politique des dirigeants, suffit-il d’être proche des dirigeants pour être une bonne communicante ?

Il ne faut pas confondre communication et démagogie. Pour ma part, je considère que la communication est 3la gestion des écarts”. Ecarts entre les personnes qui veulent faire passer un message et celles qui vont le recevoir. Il nous faut donc en tant que communicants être des médiateurs, Aussi, je m’efforce d’avoir un regard “client” de notre entreprise et de notre fonctionnement Je ne suis certainement pas totalement objective, mais je m’efforce de l’être- Je suis au service d’une stratégie, mais je n’oublie pas les destinataires et les acteurs de cette stratégie. Cela me permet de prendre du recul, élément essentiel dont doit disposer un bon communicant.
Par ailleurs, je crois qu’un bon communicant est celui qui 3ouvre les yeux” de son patron et qui l’alerte chaque fois que cela est nécessaire. Car si aujourd’hui une entreprise n’est pas en phase avec son personnel et avec le milieu socio-économique qui l’entoure, elle n’a aucune chance de survivre.

Avez-vous l’impression d’avoir souvent les mains dans le cambouis compte tenu de l’importance du territoire ?

Je dis systématiquement aux stagiaires qui viennent se former dans mon équipe que nous faisons ce qu’il y a à faire indépendamment de notre statut hiérarchique. Cela ne veut pas dire que nous sommes désorganisés, mais qu’une direction de la Communication est un lieu toujours en effervescence, dans le bon sens du terme. Nous sommes, ou tout au moins nous nous efforçons d’être créatif, réactif et aussi anticipatif.
L’étendue de la Guyane, mais surtout la présence de La Poste sur l’ensemble du département, nous obligent à des gymnastiques fréquentes, mais je dirais que cela nous maintient en forme !!!

Souffrez-vous d’un manque de reconnaissance de la spécificité de votre métier ? Où est-ce le contraire ?

Ma logique professionnelle veut que chacun fasse au mieux, quels que soient son niveau et son domaine d’activité. Il n’y a pas, à mon sens, de métier plus important qu’un autre. Il doit y avoir des personnes professionnelles et compétentes à leur poste, quel qu’il soit. Partant de ce principe, je ne considère pas mon métier comme spécifique et s’il devait y avoir manque de reconnaissance, je l’associerais à un manque de professionnalisme, mais ce n’est pas le cas.

Etes-vous autonome ou partagez-vous cette tâche avec un responsable opérationnel des services ?

J’ai intégré La Poste parce que j’avais une véritable marge de manoeuvre. Etre à la tête d’une direction, c’est différent que d’être chargée de mission. Cela donne une envergure à votre travail et une certaine autonomie. J’encadre une petite équipe, complémentaire et très à l’écoute.

Votre travail fait-il ou pas partie intégrante du projet de développement de la Poste en Guyane ?

A mon sens, un projet qui n’associe pas un volet communication a tout faux. Pour permettre à un projet d’émerger, de se développer et ensuite de prendre forme, il faut y associer une équipe, le porter, souvent le vendre et le défendre c’est alors que la communication devient incontournable. Avant que la communication n’acquière ses lettres de noblesse, on faisait “au petit bonheur la chance” et puis on s’est rendu compte que la communication était un métier à part entière et que, par conséquent il fallait qu’il soit exercé par des professionnels, des communicants.
A La Poste, la filière communication est assez récente, elle date d’une dizaine d’années. Les missions ont toujours existé mais la professionnalisation des communicants est relativement nouvelle.

Y-a-t-il des luttes intestines et des conflits qui affectent vos objectifs ?

Dans l’ensemble, il y a une bonne entente au sein du comité de direction et nous travaillons tous dans la même direction et au service des mêmes objectifs.

                                                                Jean-Jacques Seymour (01/07)

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