Planet Antilles

   Accueil        
 
Partenaires

Accueil
Samedi 21 Octobre
Sainte Céline
Les îles à découvrir
La Guadeloupe
La Martinique
Les Saintes
Marie-Galante
Désirade
Saint-Martin
Saint-Barthélémy
La Barbade
La République Dominicaine
La Réunion
Planet gastronomie
Recettes
Planet services
Annonces
Envoyez vos cartes
Galerie photos
Horoscope
Trafic routier en Ile de France
Météo
Contact & gestion
Qui sommes nous ?
Publicité sur le site
Nous écrire
Mentions légales
Rejoignez-nous
Problème sur le site

Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Régine Privat

Régine Privat


Régine Privat est la secrétaire générale adjointe du Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais. Un lobby puissant dont le président fondateur, Patrick Karam, vient de passer la main.

Patrick Karam était l’un des monuments du Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais. Comment l’association ressent-elle son départ ?

Ici le terme monument ne convient pas, car Patrick est tout sauf un être immobile.
Et bien c’est comme nos parents, on pense toujours qu’ils  sont éternels !  Patrick, est LE Collectifdom. Il nous manque à tous ; sa force de travail, mais aussi son humanité sa gentillesse, sa disponibilité sans laquelle tout ce travail n’aurait pu être fait. Sa présidence était un vrai sacerdoce, un travail indispensable à notre communauté Ultramarine et pour tous les Français quels qu’ils soient. Mon seul grand regret est de voir combien de personnes on pu faire preuve de racisme à son égard, y compris dans notre communauté. C’est blessant, ça veut dire que si nous ne l’acceptons pas comme Guadeloupéen à part entière, jamais un "noir" ne sera accepté comme français !

Cela fait plus de quatre ans que le collectif mène le combat sur divers fronts (de la continuité territoriale au logement et d’autres questions sociales). Quel bilan faites-vous à ce jour de cette lutte ?

Il y a encore beaucoup de travail. Des promesses récentes concernant le logement social nous ont été faites par le Premier ministre et nous devons nous assurer de leurs mises en application et qu’il ne s’agit pas de simples promesses électorales. Pour ce qui concerne le prix des billets d’avion, nous sommes toujours en pour parler avec le ministre chargé de l’aménagement du territoire.

Comment désormais va s’inscrire votre action ? C’est une continuité dans la rupture ou une rupture dans la continuité ?

C’est la continuité avec bien sûr des talents nouveaux qui se sont joints au nouveau bureau. Le Collectifdom est avant tout un lobby sur lequel il faut s’appuyer et avec lequel il faut compter.

On dit en coulisse que le collectif promet d’être explosif ?

Il se doit de l’être sinon comment voulez-vous que nous soyons entendus ? A ce propos le Collectifdom entend peser de toute sa puissance pendant les élections.
Français depuis quatre siècles, certains nous assimilent encore à des immigrés ou des descendants d’immigrés, quant il ne s’agit pas tout simplement d’une bande de blacks, car le mot noir est très difficile à prononcer en France. Nous ne voulons pas être assimilés à ces associations anti-républicaines basées uniquement sur la couleur de peau ! Quand l’équipe de rugby d’Afrique du Sud composée à 99% de “Blancs"joue en France, personnes ne trouve à redire !

Pour vous, quels sont les enjeux dans la perspective des prochaines échéances ?

N’êtes-vous pas entrain de glisser franchement du lobby puissant à l’action politique pour vous faire entendre avec les candidatures de deux de vos vices présidents Jean-Claude Beaujour et Claude Ribbe aux prochaines législatives ?
Nous sommes dans l’action militante et dans l’action politique. Nous n’avons pas de parti pris politique au Collectifdom. Nous soutenons des personnalités brillantes en les personnes de Jean-Claude Deaujour et Claude Ribbe et je tiens à préciser qu’ils ne sont pas là pour représenter les spécificités "Domiènes" uniquement. Le Collectifdom est un lobby qui défend l’intérêt des Ultramarins et ceux du 5ème DOM. C’est une première à ce niveau, et pour les jeunes, c’est très pédagogique.

Si vous pouviez d’un seul coup de baguette magique modifier le paysage, que feriez-vous ?

Il faut créer une force économique, développer un réseau puissant comme certaines communautés l’ont fait avec brio. Il n’y pas que des sportifs, fussent-ils très brillants, dans la communauté ultramarine.
Nous avons aussi besoin de la couverture médiatique, des journaux, radios et TV. Combien de fois avons-nous lu des enquêtes et vu des reportages nous concernant sans que nous n’ayons été conviés à donner notre avis. Parfois, d’autres se chargent, comme sur les questions traitant de la Traite Négrière, de parler à notre place.

Comment comptez-vous faire face au développement permanent du collectif dans la mesure où de plus en plus de compatriotes rejoignent vos rangs ?

Plus les militants nous rejoignent et plus nous en sommes heureux. Nous sommes au service de la collectivité et nous avons besoin de son soutien et de toute son attention.

Qu’attendez-vous des usagers qui bénéficient des retombées de vos actions ?

Qu’ils en soient pleinement satisfaits. Et je pense beaucoup, quand je dis cela, au prix des billets d’avion qui empêche la libre circulation de citoyens français. Qui brise l’équilibre des familles, qui freine le tourisme...

Comment voyez-vous l’avenir ?
Les échéances électorales approchent et j‘espère que nous Ultramarins saisirons cette chance de pouvoir voter et de peser sur le destin de la France. 

                                                                Jean-Jacques Seymour (01/07)

            retour


Newsletter
 S'inscrire à la newsletter >>

 

Plan du site
Copyright © 2004 Planetantilles.com tous droits réservé
Création :Torop.net - Site mis à jour avec wsb.sw4torop.net