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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Laure Cavelan

Laure Cavelan


Si tu crains la solitude, n’essaie pas d’être juste’ Cette célèbre maxime de l’écrivain Jules Renard touche au plus près le paradoxe de l’arbitre. Un homme ou une femme au centre du jeu mais à part, seul ou seule contre tous. Sur le terrain, il est ou elle est celui ou celle qui siffle, rappelle à l’ordre, fait respecter la loi, son rôle est indispensable mais ingrat. C’est pourtant cette voie qu’a emprunté Laure Cavelan. Cette originaire du Prêcheur en Martinique est l’une des toutes premières femmes arbitre de l’île. Rencontre...

Pourquoi êtes-vous devenue arbitre ?

A cause de ma passion pour le foot à l’époque; il n’y avait pas d’équipe féminine dans le Nord Caraïbe. Il fallait aller sur Fort-de-France et ses alentours. Alors pour rester en contact avec le foot, je me suis tout naturellement dirigée vers l’arbitrage.

Comment avez-vous été recrutée ?

J’ai été recrutée en allant à l’examen. C’était en Décembre 99. Je m’en souviens comme si c’était d’hier. Je l’ai eu haut la main. Pendant six ans, j’ai arbitré en ligue 3 car je voulais rester avec les jeunes. Un jour un collègue m’a dit :“Si tu veux arbitrer des rencontres plus importantes, va à l’examen, tu changeras de grade.” J’ai écouté son conseil, j’ai passé l’examen pour la ligue.

Est que vous vous entraînez ? Et comment ?

(sourire) C’est paradoxal. Je ne m’entraîne pas sur un terrain de foot. Pourquoi ? Parce que je pratique d’autres sports comme le hand ball. Je suis aussi avironeuse et on me retrouve sur la mer. Toutes ces disciplines nécessitent un entraînement et une condition physique sérieuse. L’arbitre en profite aussi -

Comment vous caractériseriez-vous en tant qu’arbitre ?

Moi, j’arbitre sans complexe et je sais me faire respecter sur le terrain et en dehors des aires de jeu.

Physiquement les exigences sont-elles élevées dans la mesure où vous parcourez plusieurs kilomètres en un match ?

Absolument, physiquement les exigences sont très élevées parce qu’une rencontre dure 90 minutes ou plus en cas de prolongation. Et puis, il n’y a pas que le physique. Le côté moral et intellectuel est important. N’oubliez pas que L’arbitre est appelé à tout moment à veiller au respect et à l’application stricte des lois du jeu sans se tromper, et sur le plan moral je rappelle qu’il a une très grande responsabilité.

Il ne peut pas y avoir de football sans discussion critique, même de controverse sur l’arbitrage. C’est ce que rappelle de la bonne polémique. Comment le vivez-vous ?

Comme dans la vie courante il y a des critiques, mais cela ne me dérange pas au contraire. Cela me fait avancer. Après chaque match je me remets en question. J’écoute les critiques des supporters, voire des joueurs et j’essaie de revoir l’action.

Le public a-t-il de vous une image sévère à cause de votre rôle d’arbitre ?

Bien sûr, parce que tout ce que l’on peut faire n’est jamais à leur avantage. Ils ont en effet, une image sévère de nos rôles d’arbitre.

Réagissez-vous impulsivement ou au contraire prenez-vous vos décisions avec un calme souverain ?


Je suis très calme et mes décisions, je les prends avec beaucoup de sang froid et de calme. Sans être un dictateur, je n’admets aucune entrave à ma souveraineté. Et avec les cadres, je suis encore beaucoup plus sévère.

La vie des arbitres est-elle difficile ? Subissez vous beaucoup de pressions ?

Pas vraiment Il suffit de faire appliquer strictement les règles du jeu. Je ne me sens pas en difficultés et j’arrive à gérer la pression.

Que pensez-vous de l’arbitrage actuel ? Que pensez-vous qu’il faille changer ?

La nature même de notre fonction demande une position d’isolement. La concentration est la clé de l’arbitrage. Si on commence à se disperser, à penser à l’environnement, on a de fortes chances de passer à côté de son match. Voilà pourquoi il faut absolument se mettre dans une bulle. Ce n’est pas facile, mais on fait avec.

Que faites-vous contre le manque de respect ? En avez-vous été victime ?

La violence contre le corps arbitral est réelle. Les contacts sur le terrain sont de plus en plus fréquents, certains joueurs jouent la comédie, ce qui ne nous facilite pas les choses. Mais soyons clairs, il ne faut pas faire de cadeaux. Et toujours rester au coeur des règles strictes de l’arbitrage. Au début de ma carrière, j’ai été victime de violence mais les choses se sont tassées.

Regardez-vous les matchs à la télévision ?

Bien sûr, je suis même accro. Aujourd’hui aux Antilles, on peut tous les voir. Par exemple cette année, j’ai vu que Lyon n’était pas invincible puisque l’équipe a été battue par Rennes. C’était un très beau match.

Quelle rencontre auriez-vous aimé arbitrer ?

En France, une rencontre où Saint-Étienne serait en première ligne. Ils ont un jeu excellent cette année et pour la Martinique, une rencontre où l’on retrouverait l’un des meilleurs du championnat.

Quelle équipe supportez-vous ?

En Martinique, je supporte l’essor préchotain. Normal, je suis une enfant de la commune. Le club franciscain, parce que j’aime voir leurs phases de jeu et le beau football. En France, j’ai un faible pour l‘AS Monaco malgré leurs difficultés actuelles, mais je pense que c’est un problème relationnel ente les joueurs et le comité directeur.

Quelles sont vos passions en dehors du foot ?

Le hand, l’aviron, la pêche, la belote et... la danse.

Un message à faire passer ?

Il faut que le public, les dirigeants, les joueurs respectent les décisions des arbitres qu’ils soient hommes ou femmes. Aux jeunes je dis: “Si pour le moment vous ne travaillez pas, investissez-vous dans des associations, ainsi vous ne serez pas à la rue” .
                                                                  Jean-Jacques Seymour (01/07)

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