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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Madeleine Grandmaison

Madeleine Grandmaison


De nos jours, le tourisme représente dans de nombreuses destinations de la Caraïbe, un pilier important de l’économie. Désormais plus important que la canne à sucre à Cuba ou que la banane et la canne à sucre réunies dans les îles françaises de la Guadeloupe et de la Martinique. Le tourisme est maintenant l’industrie dominante avec son dynamisme, mais aussi avec ses fragilités intrinsèques. Aussi important soit-il, le tourisme est pourtant davantage qu’un phénomène économique. Il y a aussi des facteurs sociaux, culturels et environnementaux qui sont en jeu. Une relation, riche et complexe, parfois de dépendance, s’établit entre ceux qui visitent et ceux qui reçoivent. A partir de ce constat, le Comité Martiniquais du Tourisme présidé par Madeleine de Grandmaison fait avancer les choses. Avec passion et vigilance comme elle l’a confié à AMINA.

Comment se porte “la marque Martinique" ?  Quelle en est aujourd’hui la visibilité ?
 
Bien. Elle s’affirme. La marque Martinique est lancée. Nous espérons pour elle une longue vie car elle est en pleine affirmation et consolidation. Au-delà d’une marque, il s’agit de développer une véritable ambition- un programme-"La Martinique Fleur des Caraïbes “ mais également "la Martinique, Fleuron touristique" .

Le type de promotion que vous avez choisi vous donne t’il de bons résultats ? On vient d’apprendre une ouverture porteuse sur le Québec, est-ce le temps de la reconquête ?

Oui, mais une promotion est une action globale intégrant diverses ressources avec le souci néanmoins de faire surgir une destination différentiée et cette stratégie semble se révéler payante.
Il est évident que les retombées d’une stratégie sont intimement liées à la facilité d’accès à la destination et en ce sens toute nouvelle desserte aérienne nous met à la conquête ou reconquête de marchés (marché Nord Américain en liaison avec Delta, American Air lines).

Où en est le produit Congrès par exemple ?

Il s’organise, il est en élaboration tant sur le plan de la vente, de la prospection autour de la demande que de la réception c’est l’organisation de chez nous pour la plus grande satisfaction.
La réception en lieu spécifique, mais qui intègre des produits collatéraux (plongée...).

Il faut que les Martiniquais en charge de responsabilités comprennent en effet qu’un pays, une économie se construisent sur et pour le long terme, qu’être décolonisé, c’est aussi sortir de cette tradition de culture de rente café, cacao, coton, canne, banane, à la merci du monde extérieur, ils éviteraient en cela d’être dépassés par leur population. C’était votre leitmotiv il y a encore peu. Avez-vous l’impression que la roue tourne ? Peut-on dire que l’imagination a remplacé la routine et que l’innovation réelle voit enfin le jour ?

La nécessité de "désenclavement psychique” que dénonçait ces propos se confirme et je pense que, de plus en plus le Martiniquais comprendra pour lui, le caractère vital d’être entreprenant et d’échapper aux dicktats du commerce mondial par la diversification de sa capacité à produire pour un développement à socle endogène.
Et là, je n’engrange pas pour autant le Tourisme comme une panacée, surtout s’il n’est supporté ni par l’agriculture, ni par l’artisanat.
Ces deux piliers de l’identité d’un peuple et ces deux sources de production garantes d’un partage des retombées.

La beauté, l’authenticité, la rareté des émotions ressenties dans les régions que nous traversons reposent sur des équilibres subtils. Il y va donc de notre éthique de les respecter. L’environnement est notre poule aux oeufs d’or. Un sujet sur lequel vous êtes sensible. Les lignes ont-elles bougé ?

Dans la mesure où le Tourisme concerne à l’heure actuelle autant la frange côtière que l’intérieur de l’île il est certain que la sensibilisation porte de plus en plus de fruits, d’ailleurs avoir choisi cette marque “Fleur des Caraïbes” place l’environnement au coeur de notre préoccupation et mettre notre île en conformité avec cette accroche, nous a amenés à lancer en ce moment même, une campagne de fleurissement et de sensibilisation, en partenariat comme porteur de projet, avec le parc naturel régional et bien sûr, en concertation avec les autorités civiles, et associatives. C’est un projet que nous développerons sur trois ans et qui revêt les qualités d’un vrai  projet économique car sa mise en oeuvre fait appel, non seulement à la citoyenneté de chacun, mais aussi au secteur commercial, au secteur de l’emploi, au secteur économique que sont l’horticulture, l’agritourisme, parcs et jardins...

Une bonne gestion de l’eau s’impose. Chez nous encore plus qu’ailleurs.

Dans le cadre de nos ressources liées au développement, une bonne gestion de l’eau s’impose  et chez nous plus qu’ailleurs, vu que nous avons à gérer un milieu insulaire d’une grande fragilité et qu’il faut considérer comme un système Terre-Mer.
La gestion de l’eau doit être comme, il est mondialement admis, une gestion intégrée, prenant en compte tous les secteurs d’activités, soucis de qualité pour tous, soucis de quantité pour chacun, voilà les objectifs à la Martinique, comme ailleurs, l’eau étant aujourd’hui au coeur de la problématique mondiale et l’accès à l’eau pour tous ayant force de loi.
A la Martinique, le Comité de Bassin que je préside et qui, aujourd’hui a dix ans a, à n’en pas douter, avec l’aide de l’Office Départemental de l’Eau fait avancer la conscience que l’eau est un bien de l’humanité envers lequel nous avons un réel devoir de préservation, de bonne gestion.
Eau et Développement sont intimement liés, Eau et Tourisme tout autant. Ils occupent une grande place, le touriste aujourd’hui doit être un éco-touriste. Je vis cette réalité au travers des préoccupations des membres du Réseau International des Organismes de Bassin que je préside jusqu’à mai 2007, époque à laquelle la Hongrie prendra la relève en tant que présidence. Les réunions internationales du RIOB sont d’ailleurs également pour moi, l’occasion d’être porteuse d’une promotion touristique de la Martinique.

Comment avez-vous accueilli votre nouvelle fonction au sein du Conseil National du Tourisme? Qu’est-ce que vous y apportez pour l’Outre-mer ?

J’ai accueilli ma nouvelle fonction avec joie, satisfaction et fierté et je considère que par ma présence, l’outre-mer dispose d’une voie en direct dans un lieu où se conçoit une politique nationale de Tourisme.
Je me rends bien compte, cependant, que dans un tel organisme, on ne peut pas toujours faire des apartés et mon premier souci est, tout en participant pleinement aux travaux généraux concernant le Tourisme organisés en commission, d’essayer de constituer un lieu de concertation à l’intérieur de ce comité, entre les représentants d’outre-mer pour pouvoir donner corps à nos préoccupations quelquefois communes, quelquefois très spécifiques à telle ou telle île, mais en tout cas symbolique de nos caractères ultramarins.

Vous n’avez jamais caché que votre coup de coeur va à la place de la femme dans les rouages et dans la gestion de la Martinique. A l’heure actuelle, exister en tant que femme dans les affaires publiques, c’est se battre. Mais encore ?

C’est se battre encore et encore, car plus qu’ailleurs la Martinique semble fermée à toute idée de partage des pouvoirs.
Il est vrai que la Femme martiniquaise ne peut attendre qu’on lui ouvre les portes si elle n’y met pas de la volonté, le contexte de l’époque est favorable et peut contribuer à la chute des derniers “murs", faut-il encore le vouloir, tout en occupant différents fronts, trouver des espaces de fédération pour des avancées au bénéfice de la société en général. Je suis convaincue que, pas plus que les autres pays, la Martinique ne se construira de façon moderne et équilibrée sans les femmes.
Si aujourd’hui, je n’ai fait que débroussailler le terrain et donner envie aux jeunes femmes de prendre le relais, j’en suis fort heureuse.

Pour terminer l’image de la mère tortue qui envoie du sable non stop a-t-elle évolué, arrivez-vous à sauver vos oeufs pour préserver l’avenir ?

Quand j’essaye de me voir en action, c’est effectivement ce qui me ravit le plus la tortue pour pondre est dans un état permanent de déblaiement.
Et pour moi, qui depuis des années, tait une chose puis une autre, puis une autre, puis une autre…avec un sentiment aigu du temps qui passe, c’est l’image de la mère tortue qui envoie du sable non stop qui est la plus belle image que je retiens pour ma vie.
Elle porte à la fois, l’idée de la permanence du travail, de la ténacité, mais aussi un immense espoir de vie et de foi dans la vie.
Les oeufs et les petits sont livrés au hasard, personne n’est jamais convaincu de faire oeuvre pérenne. C’est toujours, l’inquiétude de l’avenir et du devenir.

                                                                      Jean-Jacques Seymour (12/06)

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