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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Raphaëlle Eva

Raphaelle Eva


Son métissage, elle l’exprime à travers sa musique afin de faire connaître à la Métropole ses sons trop souvent méconnus. Militante au sens premier du terme, elle continue de refuser le formatage imposé par les maisons de disques. Et si, commercialement, c’est plus difficile à défendre, artistiquement c’est un régal.

"C’est meilleur quand c’est chaud", votre deuxième album ne peut pas être disséqué morceau par morceau. On a plutôt le sentiment d’un voyage, d’une introspection dans la veine acoustique du premier. Comment est né ce disque ?

Effectivement, il s’agit d’une exploration musicale qui a pris forme petit à petit, au gré des voyages et des rencontres. J’ai commencé par enregistrer des maquettes guitare/voix et à chercher les rythmiques appropriées dans mon ordinateur. Une fois le squelette de chaque titre ainsi défini, j’ai enregistré les musiciens un par un et tout s’est précisé, comme un puzzle.
Tout a commencé en Guyane, avec les Brésiliens, puis en Martinique où Kali a pris le relais en jouant, guitares, banjo et percussions et en enregistrant dans son studio les batteries et les basses avec ses musiciens.
Entre-temps, Jean-Christophe Maillard et Atissou m’avaient envoyé par mail le premier jet de leur travail sous forme de fichiers MP3 — guitare et tambour vaudou—. On a pu travailler ainsi à distance, alors qu’ils étaient l’un à Montpellier, l’autre à Paris et moi en de l’autre côté de l‘Atlantique.
J’ai continué l’enregistrement des instruments à Paris, toujours avec mon ordinateur, et on fini les voix en studio. Il s’agit donc d’un long périple de six mois à la rencontre de talents et nouvelles technologies — internet et studio d’enregistrement portable—.

Dans quel état d’esprit vous trouviez-vous ?

J’avais envie de faire un disque plus brut, plus roots que le premier. Je rêvais de faire comme Manu Tchao, un album nomade, où l‘on puisse ressentir l’atmosphère de chaque lieu visité.

Comment s’est passée votre collaboration avec Kali, Nazareken, Baldé ou Symon de Almeda ?  Peut-on dire d’eux qu’ils sont vos pygmalions ?

Ils ont chacun joué un rôle très différent. Kali m’a guidée tout au long de la réalisation du disque. J’ai pu bénéficier de sa grande expérience puisqu’il a déjà enregistré quatorze albums. C’est lui qui m’a appris à me servir des logiciels d’enregistrement. On peut donc parler de pygmalion. Quant à Nazareken, le fils de Kali, il a apporté beaucoup d’énergie au projet. Il est efficace, toujours enthousiaste et m’accompagne également sur scène.
William Bardé est un ami de longue date dont j’ai toujours admiré le talent. Sa voix est si puissante qu’il peut faire des concerts sans micro, accompagné dune guitare et d’une contrebasse. Quand j’ai entendu la chanson "Diwanu Gorée “, qu’il avait composée et écrite en wolof j’ai voulu en faire une version française, c’était plus fort que moi, les paroles me sont tombées dessus. De là est finalement né le duo bilingue "Gorée" La version originale de William sortira sur son prochain album.
Symon De Almeida est un jeune guitariste et chanteur brésilien de 21 ans très créatif. Il a apporté sa spontanéité et la générosité dont font preuve tous les musiciens brésiliens que j’ai rencontrés.

Vous ayez un style assez particulier. D’aucuns disent que vous avez subi l’influence de Laurent Voulzy, Bernard Lavilliers ou d’Henri Salvador. Qu’en dites-vous ?

Je me sens proche de leur démarche qui consiste à mélanger chanson française et world music, sur certains titres. Je veux en faire un concept, celui du métissage musical. Et puis j’adore Laurent Voulzy, humainement.

Quelles étaient vos exigences quant à la réalisation de cet album ?

Aller droit au brut. Qu’il ait un maximum de caractère.

Quelles ont été vos sources d’inspiration ?

Toujours la nature, l’amour, l’humain.

Dans quel esprit avez-vous travaillé votre voix ?

J’ai essayé de mettre plus de personnalité dans mon interprétation. Je m’échauffais avec un disque de travail vocal de Berkeley University — l’école de Boston qui avait formé ma prof de chant.

Quelles réactions, quelles émotions souhaiteriez-vous que votre disque provoque à son écoute ?

J’aimerais que l’on reconnaisse la sincérité d’une démarche personnelle car de nos jours  cet aspect de la création musicale est très peu mis en valeur par les grands médias. Tout est uniformisé, calibré, formaté, et le public est otage de ça. Il y a une accoutumance à l’uniformité j’aimerais que tout le monde s’ouvre un peu vers la différence. Si je peu toucher certaines personnes, prises dans ce système et leur donner envie de découvrir les musiques du monde, j’aurai réussi mon pari. Mais cela  ne peut se faire qu’avec le soutien du public communautaire.

Comment appréhendez-vous la sortie de ce nouveau bébé, la scène, la promo ?

J’ai le sentiment d’avoir défriché le terrain avec le premier album, et d’y voir plus clair maintenant. La promo, avec Art et Son Communication sera donc, sans doute, plus efficace. Plusieurs prestations live sont prévues et le groupe est impatient de remonter sur une scène parisienne.

Quand on lit votre biographie, on a l’impression que vous êtes une fille à la fois extrêmement forte et fragile. Comment vous décrivez vous ?

En fait je suis hyper obstinée, mais je doute beaucoup... donc effectivement ça fait un cocktail compliqué. J’essaie de me protéger de l’agressivité du monde en me faisant une bulle, en m’entourant de personnes bienveillantes et qui me donnent de la force. Les témoignages de sympathie du public me font beaucoup de bien. J’ai besoin d’exprimer, de communiquer tout ce que je ressens. La musique permet de transformer en force créatrice ce qui peut être au départ une faiblesse : l’excès de sensibilité.

Quels disques écoutez-vous en ce moment ?

En ce moment, j’ai dans la tête, la chanson de Gérald Toto "Par temps calme “.

Artistiquement parlant, comment vous sentez-vous ?
L’artiste est très épanouie.
C’est la productrice, que je suis aussi, qui est frustrée par la crise du disque.

                                                                      Jean-Jacques Seymour (12/06)

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