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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Ymelda

Ymelda


Voilà plus de 20 ans que la chanteuse haïtienne Ymelda vit à la Martinique. Après le zouk, puis le kompas, elle revient à la musique traditionnelle de son pays. De religion vaudou elle a à coeur de faire comprendre et défendre sa foi.

Retournez-vous en Haïti ?

J’y suis obligée pour me ressourcer. Mon nombril y est enterré, selon la tradition haïtienne. Quelques jours après la naissance d’un enfant, son cordon ombilical doit être enterré à l’endroit même où il a vu le jour.
Je suis de religion vaudoue, aussi je crois en l‘esprit des ancêtres défunts c’est pourquoi, de temps en temps, je retourne chez moi, près d’eux, pour les retrouver.

Que pouvez-vous nous dire du Vaudou ?

C’est la religion nègre par excellence. Malheureusement elle est très mal comprise ici, en pays nègre.
Quand on parle de “Vaudou” on pense tout de suite à la sorcellerie. Le Vaudou ce n’est pas çà. Le Vaudou, c’est la force de la nature. Lorsque je chante, je garde les pieds nus pour puiser l’énergie du sol.
La religion vaudoue nous permet d’être en contact avec l’esprit de nos ancêtres défunts jusqu’à nos racines africaines.

Comment voyez-vous la Martinique aujourd’hui ?

J’y suis arrivée il y a 25 ans. La première année a été terrible. Je n’arrêtais pas d’entendre critiquer mon peuple. C’était difficile de vivre au milieu de gens qui avaient une forte animosité envers mes frères. Croyant me faire plaisir, certains me disaient que j’étais différente, ils me mettaient à part mais moi, je suis haïtienne et solidaire de mes frères et j’en souffrais beaucoup.
Je m’étais dit que jamais je ne pourrais vivre avec un homme issu de ce peuple
Comme on dit: “Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis" aussi j’ai connu un Martiniquais, puis un autre. Aujourd’hui je partage à nouveau la vie d’un compatriote. Maintenant je me sens parfaitement intégrée, je me sens chez moi ici. La seule chose qui me désole, c’est la montée de la violence. En tant que mère de famille, j’en ai peur.

Vous êtes originaire d’où à Haïti ?

Je suis de Tomaso. C’est à une dizaine de kilomètres de la capitale Port-au-Prince. C’est à cet endroit que mon nombril est enterré.

Vous parliez des rythmes typiquement haïtiens, quels sont-ils ?

Ils sont nombreux. Il y a tout d’abord le Petro, l’Ibo, le Kongo...

                                                                                       Joël Sandot(12/06)

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