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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Frédérique Lévy

Frédérique Levy


 
Frédérique est la seule illustratrice de la Guadeloupe qui a pour centre d’intérêt la nature. C’est par hasard qu’elle est entrée dons ce monde. Aujourd’hui naturalistes et autres scientifiques s’arrachent sa production.

Comment êtes-vous arrivée à exercer ce métier, vous qui êtes géologue de formation ? 

Je n’ai jamais eu d’attrait particulier pour le dessin étant petite et je n’ai donc jamais pris de cours. Après une maîtrise de géologie à Montpellier, l’illustration s’est imposée à moi comme une évidence. On nous apprenait "à lire" les paysages et à les illustrer pour mieux comprendre leur histoire. J’imagine qu’avoir passé tout ce temps dans la garrigue m’aura donné envie d’en apprécier chaque détail au travers de la peinture. Mais je n’ai pas oublié mes premières amours car le nom que je me suis donné -keyah-illustration - est un petit clin d’oeil à la géologie. Keyah signifie "Terre" en indien navajo.

J’imagine qu’il n’est pas si facile de quitter tout un univers pour se lancer dans l’apprentissage de nouveaux codes. Vous aviez déjà une culture de cet univers ?

Je suis autodidacte. J’ai envoyé mon premier book sans rien connaître des us et coutumes de la profession. Je suis "hors circuit", autrement dit je passe plus de temps à côtoyer les scientifiques et les naturalistes que les illustrateurs. L’apprentissage s’est fait progressivement et cela n’a pas été simple, surtout au début quand il a fallut se mettre à son compte. Par la suite, le plus dur a été de me faire une place, d’être reconnue et pour y parvenir, il m’a fallu me remettre en question en permanence.

Est-ce que cette incursion dans l’illustration correspond à ce que vous en attendiez ?

L’illustration est entrée dans ma vie un peu par surprise, je n’ai donc pas eu le temps de me faire une idée sur la profession. C’est une découverte de chaque instant. Au début j’ai travaillé pour les maisons d’édition, mais je me suis aperçu que c’est un milieu où l’illustration n’a qu’une place secondaire, voire ingrate. Ce n’est que plus tard que j’ai décidé de travailler directement avec les naturalistes : parcs nationaux, associations naturalistes, musée d’histoire naturelle, revue naturaliste... Avec eux, je n’attends que du bonheur !

Prenez-vous plaisir à ce type d’illustration ?

Bien sûr ! Mais peut-on faire du bon travail quand il est fait  à contre-coeur.

Peut-on parler de vous comme d’une auteur naturaliste ?

Un auteur est un créateur d’une oeuvre artistique, et en ce sens les illustrateurs comme les artistes peintres sont des auteurs.

Associez-vous à votre travail certains témoins comme des naturalistes, des scientifiques, des autochtones ?

Mon travail doit répondre à des critères de distinction des espèces très précis, et n’étant pas naturaliste, mes illustrations passent automatiquement entre les mains d’un naturaliste. Ils sont très pointilleux, très soucieux du moindre détail et c’est pour cette raison qu’il est très enrichissant de travailler à leur coté. Les acteurs de la nature c’est à dire les botanistes, les entomologistes, tout ceux qui travaillent dans les musées d’histoire naturelle, les parcs nationaux, ou les associations, sont des gens passionnés par leur travail et passionnants à écouter. J’essaye de prendre tous les conseils qu’ils pourront me donner.

Pensez-vous que votre travail peut favoriser la prise de conscience du grand public concernant la protection ?

Je n’ai pas cette prétention, mais si mes dessins peuvent d’une manière ou d’une autre inciter les gens à se poser les bonnes questions, alors ce n’est déjà pas si mal. Cela étant, à trop voir la nature dans les livres on finit par oublier qu’elle existe vraiment, alors un conseil : prenez votre livre sous le bras et allez vous balader en forêt. Là vous prendrez conscience qu’il ne faut plus faire n’importe quoi avec dame nature. Parce que lorsqu’on ne verra plus les ours ou les orchidées que dans les musées ou sur des posters alors il sera trop tard pour se poser des questions.

Enfin dites-nous si votre travail est militant ? 

Est-ce qu’on est un militant quand on travaille pour des militants…
Je ne pourrais pas travailler pour des gens dont je ne partage pas les convictions.
Mais on devrait tous militer pour la protection de la nature, quel que soit notre métier car c’est l’affaire de chacun.

                                                                        Jean Jacques Seymour (11/06)

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