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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Marie-Rose Lafleur

Marie Rose Lafleur


L'ex responsable de la communication du Centre des Arts et de la Culture de Pointe-à-Pitre, Marie Rose Lafleur a pris récemment ses nouvelles fonctions à la Jamaïque comme directrice de l’Alliance française. L’auteur à succès de "Pa ban gaz" et “Lang a fanm” va y promouvoir la culture francophone au travers d’évènements.

Quelles peuvent bien être les raisons d’un départ vers le pays de Bob Marley ? 

Ma démarche est très personnelle. Elle s’inscrit dans la compréhension et la recherche de notre identité créole. C’est la suite d’un parcours que j’ai commencé en Afrique du Sud, celui de l’apartheid et de son problème racial. J’ai vécu deux ans sur place. A bien dire, j’ai toujours couplé mes recherches avec mes aventures humaines et d’écriture. Aux Antilles et dans notre communauté, on parle beaucoup d’une identité caribéenne. Mais personne ne la connaît, en tous cas pas à travers ce que l’on peut partager. Pour ce poste, j’avais deux options la Dominique et la Jamaïque. Je voulais les connaître de l’intérieur. Je suis loin du cliché de Bob Marley.

Votre errance ne vous permet-elle pas de vivre différemment l’ubiquité culturelle que nous impose la mondialisation ?

Vous posez là une question profonde. Cela dépend du sens que l’on donne au voyage. En l’occurrence pour moi, c’est une rencontre avec des personnes de culture différente. Il y a aussi comme une recherche de confrontation. Dans le système actuel, on connaît les conclusions car tout est organisé, hiérarchisé, dirigé. Il y a donc dans ma démarche une volonté de m’échapper, de sortir de cet enfermement. Je vais prendre un exemple : Mon écriture porte sur la représentation. En tant que socio-linguiste, je cherche à comprendre ce que véhicule les valeurs du patrimoine. C’est pour moi une manière de résistance aux modèles. Quitte à être différente partout.

Aussi, vous apportez à chaque fois des racines nouvelles à votre identité première ?

On n’est jamais figé dans une identité. C’est cette expérience qui est intéressante. Dans le milieu antillais, on proclame son identité. Je l’ai souvent vu dans le milieu associatif. Curieusement, presque naturellement quand j’étais en Afrique du Sud, j’ai compris que j’étais française, alors qu’en France je me sentais différente. Que s’est-il passé ? A l’étranger (dans des pays qui ne sont pas francophones) on se rend compte que l’on fonctionne comme un Français, avec cette culture et cette manière de voir qui est dans l’organisation sociale.
Un exemple déroutant pour moi là bàs la confrontation avec l’espace urbain. Ce n’était pas ma manière de voir. Vous comprenez pourquoi on n’est jamais figé dans une identité.

Que savez-vous de la vie culturelle jamaïcaine ?

Je viens découvrir, rencontrer, apprendre. Je suis dans un rôle d’écoute. Je veux d’abord savoir les intérêts des gens qui fréquentent l’alliance. Je veux savoir ce qui se fait en matière de danse, de culture musicale, de culture de l’oralité, des contes, tout ce que nous avons de commun afin de favoriser les échanges. Mon rôle va consister à faire des rencontres interuniversitaires, des rencontres d’artistes. D’initier des projets avec les Antilles françaises.

Sur le plan politique et économique, la coopération avance à pas d’escargot il n’en est pas de même sur le plan culturel. Cela vous a-t-il séduit ? 

Les échanges culturels existent. Historiquement c’est vrai il y a eu dans cette région beaucoup plus d’échanges jusqu’à la fin du 19ème  siècle. Maintenant on essaie de recréer des liens. Mais cela relève d’abord de la volonté individuelle.

Un exemple vous touche-t-il de près ?

Absolument. Prenez le cas du jeu des 7 Familles en créole avec lequel j’ai voulu me rendre compte de la problématique du proverbe en visant un nouveau public. Il est disponible en français, en anglais et en espagnol. Eh bien la compagnie caribéenne LIAT est arrivée dans cette affaire en nous sponsorisant. Un Trinidadien a travaillé avec moi sur ce projet. Le résultat est là. Quand on crée des passerelles, le reste vient tout seul. J’ai quelques idées sur la question.

Comment allez-vous investir les centres culturels, les bibliothèques, les librairies, les espaces du savoir ?

Lire en fête a été l’un des événements du centre. Mais plus généralement, une alliance française est un centre linguistique et culturel qui permet également à des enseignants de bénéficier d’un encadrement pédagogique. Il s’agit de promouvoir la culture francophone au travers d’évènements que l’on crée. Je suis très enthousiaste sur cet aspect.

                                                                      Jean-Jacques Seymour (11/06)

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