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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Sandra Bisson

Sandra Bisson


L’ex Miss Guadeloupe et Première dauphine de Miss France, aujourd’hui à la Réunion, travaille sur un projet où la beauté a toute sa place. Et réfléchit aux problèmes culturels de l’heure. Touche pas à mon créole. C’est son dernier combat.

On vous voit arriver là où on ne vous attendait pas c’est à dire à la défense de la langue créole. Vous sacrifiez à une mode ou est-ce un engagement réel et profond ?

Déjà il me semble bon de souligner que la langue créole n’appartient nullement a une mode et la perception que j’en ai, en est très loin. Quand on croit à des valeurs, on se bat pour elles. La fermeture du Service Créole de RFI et l’arrêt du magazine d’information est inadmissible. Le créole est une langue vivante, il faut la faire vivre au travers d’émissions comme il en existe à RFI rédaction créole.

On peut dire que vous êtes très attachée à vos racines et à votre culture ?

Oui, je le suis profondément. De mère guadeloupéenne, de père martiniquais et de grands parents moitié béké, moitié caraïbéen (Dominique), je me sens caribéenne avec toute la richesse culturelle que cela sous entend.

Dites-nous ce que représente pour vous la langue créole ?

La langue créole, c’est avant tout la langue que parlaient mes grands parents et mes parents et c’est cette langue qui a accompagnée mes premiers pas.
Spontanée et imagée, c’est une langue qui est devenue au fil du temps une langue à part entière. Omniprésente, on la retrouve dans toutes les formes de la culture antillaise : histoire, littérature, musique et les proverbes...
Elle reflète une unité du parler et du penser.

Selon vous, on ne lui donne pas toute sa force et toute sa valeur ?

Oh non ! Je pense qu’à l’inverse de la plupart des langues régionales métropolitaines, le créole est aujourd’hui encore, parlé par la totalité des Antillais, qu’ils soient noirs : hindous ou blancs. De plus naissent et vivent autour de cette langue des festivals comme le festival de la musique créole de La Dominique ou encore celui de Marie-Galante, pour ne citer ceux-là.

Est-ce que pour vous perdre son créole, c’est perdre nos sensations, nos expressions ?

Oui, c’est tout cela et aussi une perte de notre identité culturelle : la créolité. 

Nous n’en finissons pas de disparaître dilué dans la mondialisation, la langue créole est-elle une nouvelle victime ?

Dans un contexte général caractérisé par la mondialisation, la langue créole prend toute son ampleur. La mise en place progressive de cours de créole à distance par e-correspondance, en université dans des associations montre bien que la langue vit son ère de structuration et de développement.

Cette cause que vous défendez vous parait-elle noble ?

Plus que noble, c’est naturel et essentiel. 

Quelle est votre actualité ?

An la ka  kimbé on position, je réside depuis peu à la Réunion où j’en profite pour découvrir les îles et les populations de l’océan indien.
Ayen fôsé pa bon, je prends donc le temps et réfléchis à un projet qui aurait pour but de créer une dynamique relationnelle entre les artisans et professionnels du monde de la beauté créole. Sé épi grenn diri ou ka plen sac diri.

                                                                      Jean-Jacques Seymour (11/06)

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