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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Safia Randal

Safia Randal


Safia Randal, 18 ans,  atout pour elle. La tête et les jambes. Elle lit Maryse Condé, Gisèle Pineau et Patrick Chamoiseau, se passionne pour le patrimoine antillais et va bientôt briguer le titre de Miss France. Tout en ayant les yeux rivés sur ses études de médecine. Rencontreavec une jeune pointoise bien dans sa peau.

Vous venez de remporter le titre de Miss Guadeloupe 2006. Comment avez-vous été amenée à vous présenter à ce concours ?

Maman, mes soeurs et moi ne manquions jamais une élection régionale ou nationale télédiffusée et, à cette occasion, les critiques et les compliments fusaient. Et toujours: elles disaient: “Nous inscrirons Safia à l’élection de Miss Guadeloupe”. Mais vu ma timidité, elles se disaient aussi que c’était raté d’avance. J’ai été sollicitée par Show Bizz Antilles et I’OMCS de Capesterre-Belle-Eau et, avec l’accord de ma famille, je me suis lancée dans cette grande aventure.

Quelle signification donniez-vous à ce rôle de Miss Guadeloupe avant et après votre élection ?

Etre Miss Guadeloupe, C’est pour moi représenter dignement son département, son pays, et surtout être l’ambassadrice de sa région en portant très haut les couleurs de son île à l’élection de Miss France, mais aussi sur d’autres rives.

Qu’est-ce que ce titre de Miss Guadeloupe a changé dans votre vie ?

Mon Dieu ! Que de changements ! Au début, on se sent devenir une personnalité peu commune, presque importante. Au fil des heures et des jours, on se rend compte que rien n’est pareil.
Mais j’apprécie, les gens me sourient en disant “Voilà Miss Guadeloupe". C’est tellement chaud et je leur fais un grand sourire. C’est un beau rêve. Entre les séances photos, les interviews, les sorties officielles, chaque jour vous apporte une joie différente.

La population porte-t-elle un regard différent sur vous depuis votre élection ?

Tout à fait. Pour les habitants de ma ville de naissance, Pointe-à-Pitre, c’est un peu comme si j’étais leur fille. Certains disent: “Voilà Miss Guadeloupe" et semblent ravis et satisfaits. A Tambour, où j’habite, les tambourins sont fiers et très contents de m’avoir !

Venons en à votre rôle futur d’ambassadrice... C’est important pour vous ? Ça ne vous fait pas paniquer ?

Pas du tout. Participer à l’élection de Miss Guadeloupe, c’est déjà être ambassadrice de son département. Etre la Miss choisie entre toutes (nous étions toutes les dix des ambassadrices le 5 août dernier), c’est très important. On devient l’élue du coeur de tous les Guadeloupéens, celle qui va les représenter parmi 38 candidates. Pourquoi paniquer ? Un devoir ne doit pas susciter la peur. Sans manquer de modestie, je m’estime à la hauteur de cette tâche et, faites-moi confiance, j’y vais avec fierté. Avec l’aide de Mme Emmanuel, ma mère pour une belle année, nous y arriverons.

Avez-vous des idées personnelles que vous souhaiteriez voir se développer et qui vous permettraient d’apporter votre propre contribution au tourisme guadeloupéen ?

Des idées, pas spécialement... Nous avons des professionnels performants en la matière. Mais j’aimerais que mon peuple comprenne que le tourisme ce n’est pas seulement l’affaire des politiques, des partenaires sociaux, des structures (gîtes, hôtels etc..), mais aussi de nous tous Guadeloupéens. Je veux que le touriste en quittant notre île, pense que nous sommes des gens agréables, et non des anonymes. Pour notre pays, nous devons le faire.

Quelle est votre perception de la femme guadeloupéenne ?

C’est une femme fière, une beauté, une élégance, un personnage à part entière.

Et pensez-vous vraiment incarner ce rôle ? 

Je suis une jeune fille avec un grand coeur, fière, avec ma beauté, élégante — rigueur familiale de par mon grand-père — Je me suis promis de suivre les traces de mes aînées, je serai une vraie femme avec les préceptes d’antan.

Vos hobbies... ?

J’ai une grande passion pour la salsa et la biguine, et j’aimerais peut-être prochainement découvrir le quadrille. J’aime beaucoup les danses d’antan, la lecture, avec une préférence pour les écrivains antillais — Maryse Condé, Ernest Pépin, Gisèle Pineau, Patrick Chamoiseau ... — pour ne citer que ceux là. J’apprécie les conversations avec les personnes âgées de mon quartier d’enfance — la cité Henri IV à Pointe-à-Pitre — tous les anciens bâtisseurs de cette ville y sont passés—afin de partager leurs petits secrets.

Avez-vous un petit ami et si oui, comment ça se passe depuis que vous êtes Miss Guadeloupe ? 

J’ai beaucoup de camarades masculins, je les préfère aux filles. Ce n’est pas méchant mais ils sont plus francs et moins compliqués à vivre, leur amitié est plus “fiable". Comme toutes les jeunes filles de mon âge, je me fais courtiser, mais un petit ami comme vous pensez, pas encore. On na pas un petit ami pour ressembler aux autres, car il est très important de savoir ce que l’on va en faire dans le temps... Je pense encore vivre mon jeune âge au lieu de me lancer dans une spirale sentimentale... "No stress” !

Avez-vous des projets si vous êtes élue Miss France 2006 ?

Créer dans mon département, avec toutes les candidates è l’élection de Miss Guadeloupe 2006 ainsi que les miss qui m’ont précédée, une association dont le but serait “l’évangélisation politico-sociale familiale et culturelle de la femme guadeloupéenne”. Comparativement à mes aînées, je trouve que la femme guadeloupéenne a perdu de sa fierté, son caractère fort qui faisait peur aux hommes. Aujourd’hui, elle se laisse vivre. Enfanter n’est plus un geste d’amour, mais un moyen financier pour vivre. On attend tout des politiciens, la famille a perdu ses lettres de noblesse, notre culture n’est pas seulement le carnaval, la musique, nous avons autre chose à véhiculer. Il est temps que les femmes se réveillent. Je souhaite qu’elles redeviennent des “Fem Doubout, Fem Fié, fem fo, Fem Guadeloupe”, l’élément incontournable de la famille.

Et les études ?

Il est très important pour moi de les continuer. Etre miss, c’est merveilleux mais après... J’ai choisi d’être médecin en phytothérapie, mon île est riche en plantes médicinales, nous avons la chance d’avoir un Guadeloupéen dont je salue l’oeuvre, qui fait un travail colossal et ô combien valorisant et je souhaiterais apporter ma pierre à l’édifice. J’espère de tout coeur y arriver.
                                                                     Jean-Jacques Seymour  (10/06)

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