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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Josette Emmanuel

josette emmanuel



Derrière les Miss Guadeloupe, il y a une formidable organisation incarnée depuis quelques années par sa présidente, Josette Emmanuel. Cette jeune retraitée de France-Telecom se consacre corps et âmes à ces demoiselles pour qui elle est devenue une seconde maman. Elle n’accorde jamais d’interview. Son entretien avec AMINA n’en a donc aujourd’hui que plus de poids.

Pouvez-vous nous parler de ce comité organisateur de Miss Guadeloupe ?

C’est une organisation aussi ancienne que celle de Miss France et Miss America, les deux premières élections de Miss créées par le Belge de Walleff, puis reprises par M. L de Fontenay. Elle date de 1936, son fondateur fut feu Dr. E. Chartol avec un autre groupe de personnes de la bourgeoisie basse-terrienne. Ainsi, cette manifestation “L’élection de Miss Guadeloupe”, fut le fer de lance du Syndicat d’initiative de la Guadeloupe (SIG). Nous en abordons aujourd’hui la 59e édition. Le Comité organisateur actuel est issu du SIG, qui a dû changer de nom avec les nouvelles appellations des SI, OT des Communes (Office du Tourisme) est devenu CPCG (Conservatoire du Patrimoine Culturel de la GPE) qui est très connu par l’élection de Miss Guadeloupe, mais l’action du SIG se révélait aussi par d’autres manifestations dont il a la paternité telles :  le concours de la Plus Belle Biguine (presque 50 ans d’existence); la Reine des Aînées (18 ans) qu’il a créée en 1988 et qui fait des émules même en France avec Super Mamie, Dansez Biguine et Festival de la chanson Créole ancienne, toutes ces manifestations culturelles sont organisées chaque année pour entretenir notre patrimoine.

Pourquoi est-il plus actif qu’à la Martinique, plus organisé ?

Déjà il me sera difficile de porter un jugement quelconque sur ce qui se fait en Martinique, n’y vivant pas.  Mais je peux tranquillement parler de la Guadeloupe. Notre association a su pérenniser toutes ses actions en les partageant avec toutes les communes de Guadeloupe. A ce jour, presque toutes organisent l’élection de Miss des Communes ainsi que celle de Reine des Aînées, ce qui permet une certaine symbiose dans l’action tout en ne négligeant pas tout un chacun, car lors des élections il est fait appel aux candidates de communes, mais aussi aux candidates libres par voie de presse, afin d’avoir un choix varié pour la présélection.

Depuis quand existe cette association ?

L’Association SIG (Syndicat d’Initiative de la Guadeloupe) a été créée le 19décembre1915 et est devenue, en 1996, le CPCG.

Quels critères sont retenus pour élire une Miss ?

Etre âgée de 18 à 22 ans; mesurer au minimum 1,72m ; être célibataire sans enfants non divorcée; être née en Guadeloupe ou de père ou mère guadeloupéen; avoir un niveau de culture générale assez élevé; ne pas porter de tatouages, piercing, tissage et avoir une bonne réputation.

Quel est selon vous, le profil type de celle qui sera amenée à représenter notre île ?

Il n’y a pas de profil type, mais une certaine personnalité qui se dégage de l’individu : du charme, de l’élégance, de la gentillesse, un savoir-vivre, une bonne diction et élocution. Sans oublier que c’est l’ambassadrice de notre île. Elle doit être disponible. Mon souhait: une jeune fille qui aurait 14/20 pour le physique — on peut toujours l’améliorer — mais 18/20 dans la tête. Là je serai comblée !

Suivez-vous le parcours des Miss Guadeloupe après leur élection ?

Cette nouvelle Miss est la 18e  que je prépare et je suis restée en contact avec toutes “mes filles” par téléphone, mail, MSN. Qu’elles soient en Guadeloupe, en Guyane, à la Réunion, au Canada, en Métropole... C’est une des forces du CPCG. Comme je le dis souvent, j’ai beaucoup de théorie mais pas de pratique !!! Je n’ai jamais été Miss !!! Ce sont elles qui m’apportent leur savoir et connaissance du terrain, ajouté à mes acquis personnels. A tour de rôle, selon leur disponibilité, elles sont toujours à mes côtés lors de la préparation des élections chaque année. Donc je sais ce qu’elles deviennent et suis leur parcours comme une deuxième maman car elles sont adorables.

Peut-on dire que ces Miss sont réellement conscientes de ce lourd rôle d’ambassadrice qu’elles devront tenir ? Pensez-vous que les Miss Guadeloupe élues précédemment l’ont bien rempli ?

Je pense que toutes, elles ont été préparées en conséquence, de plus j’ai un allié inconditionnel : les parents avec qui je suis en parfaite symbiose, car ce sont leurs enfants… Ils les connaissent et m’aident à remplir cette tâche. Je pourrais dire que celle qui a le plus marqué les esprits dans ce domaine en Guadeloupe fut Corinne Coman Miss France 2003, élue l’année où la Guadeloupe était le plus dénigrée en Métropole par une campagne calomnieuse dictée par des intérêts financiers. Elle s’est employée, par son charisme et sa personnalité, à démontrer que les Guadeloupéens étaient des gens corrects, fair-play, souriants, avenants.., et lorsqu’on leur donnait l‘occasion de le démontrer, prouver que notre belle île sait recevoir dignement.

Quant au public, avons-nous affaire à un public averti ? Comment le percevez vous ?

Miss Guadeloupe est une institution, il en existe deux en GPE : le tour cycliste de la Guadeloupe et Miss GPE qui de manière non calculée se tiennent dans la même semaine. Les Guadeloupéens malgré la floraison d’élections de Miss existantes dans toutes les régions françaises font une grande différence avec l’élection de Miss Guadeloupe, qu’ils attendent impatiemment et honorent chaque année de leur présence massive car ce n’est pas un spectacle de variétés mais une manifestation culturelle où est mis en exergue le savoir-faire guadeloupéen de tous nos artisans orchestre, coiffeurs, maquilleurs, couturiers, préparateur physique, animateur, chorégraphe, intermédiaires... Tout est made in Gwada.

Un message ?

Plus de respect et de solidarité entre les peuples dans le monde, particulièrement en Guadeloupe, qui a énormément de potentialités et pourrait être un modèle pour les autres.
                                                                      Jean-Jacques Seymour (10/06)

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