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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Margareth Lahoussaye-Duvigny

Margareth Lahoussaye-Duvigny


Sauvons l’Amazonie”.Voilà en raccourci le nouveau combat du Top Model International, la Martiniquaise Margareth Lahoussaye-Duviguy.
Elle vient d’alerter la ministre de l’Ecologie et du Développement durable, le ministre de l’Industrie, le préfet de Guyane. Afin qu’une concession aurifère en plein air attribuée au canadien Cambior en Guyane soit interdite d’exploitation. L’appel, lancé à New York est relayé depuis. Margareth a rencontré Amina pour évoquer son nouvel engagement.


Pourquoi êtes- vous engagée sur cette question qui interpelle aujourd’hui toute la Guyane ?

C’est clair. Je suis fermement opposée à ce projet qui m’apparaît incompatible avec un développement local et durable de la Guyane et qui va à l’encontre de l’intérêt général car il va détruire un patrimoine unique et exceptionnel commun à tous.
Les gens comme moi ont une image véhiculée par la presse people magazines. Mais nous sommes aussi des gens très préoccupés de montrer que nous avons conscience de ce qui se passe dans la société.

En prenant cette position, vous sentez-vous comme quelqu’un d’engagée dans son époque ?

Absolument. Car il faut redonner à la place publique sa dimension citoyenne d’espace politique ouvert aux discussions et aux débats de société et véhiculer une vision non hermétique, active et responsable de l’artiste comme individu prenant part au développement de sa société.
Notre action est inscrite dans l’environnement naturel et social, et l’environnement dans mon appel est fondamentalement important pour l’édification, la construction de ce pays. Notre position sur l‘environnement renoue avec les multiples dimensions de l’expérience sociale, géographique, politique.

Intimement comment ressentez-vous cette exploitation future ?

Ce pays prolongeant l’Amazonie, possède une des cinq dernières forêts vierges du monde.
Les études pluridisciplinaires réalisées ont mis en évidence une biodiversité riche et exceptionnelle sur la montagne de Kaw, et particulièrement sur le site des permis d’exploitation.
Mon propos, c’est d’amener les gens à prendre conscience du rôle qu’ils ont à jouer pour ne pas laisser faire n’importe quoi.
Aucune retombée économique pour la Guyane. En effet, seule la taxe sur la production d’or, soit 0.5 %, sera reversée. La multinationale sollicite comme préalable à son implantation : l’exonération de l’octroi de mer, de l’impôt sur les sociétés, de la taxe foncière, de la taxe sur le carburant, la réalisation de 55 km de ligne haute tension, une  subvention de 28 millions d’euros (loi Girardin). Et une forêt primaire d’importance exceptionnelle va être sacrifiée.

En quoi est-ce important pour vous de lancer cet appel ?

On fait des pièces de théâtre, des films, pour qu’ils soient vus. Moi, je fais des choses pour qu’elles soient vues également. Et si cela peut provoquer une prise de conscience chez quelques-uns, mon objectif sera atteint.

Une façon de montrer que vous êtes bien plus qu’une enveloppe charnelle ?

C’est ma conscience qui me dicte mes engagements. Selon moi, la mode peut faire bouger les choses beaucoup plus que de grands discours politiques.

Vous pensez pouvoir atteindre les gens ? Sont ils réceptifs selon vous ?

Je crois que le rôle de personnes comme moi, c’est d’être dans leur monde.

Quels sont vos espoirs, car les politiques tant locaux que nationaux peuvent- ils aller contre les désirs d’une telle entreprise ?

La France, pays qui a les moyens de protéger ce patrimoine de l’humanité, n’encourage-t-elle pas ailleurs les activités durables (artisanat, éco-tourisme, recherches) ? Plutôt que de brader son territoire à des multinationales peu soucieuses des générations futures, qu’elle s’engage dans ce grand combat.

Est-ce pour vous plus qu’une question économique ?

On a besoin, ensemble, de trouver un sens à nos dénominateurs communs, qui sont la mort l’amour, le bonheur, le bien et le mal. La vie est un lieu où on met en scène ces dénominateurs communs. Et mieux, la vie est un lieu où l’on dit que les choses vont bien ou qu’elles ne vont pas bien. Si les choses étaient parfaites, il n’y aurait plus de nécessité d’en parler. Et parler, quelquefois, c’est se révolter et dire “Non”

Si je vous dis “mannequin rebelle” çà vous choque ?
La passion coule dans mes veines, je ne fais rien sans elle. Le point critique reste bien entendu celui d’un travail non fait, d’un intérêt de chapelles… Ne criez surtout pas avec les loups "sois belle et tais toi".

                                                                       Jean-Jacques Seymour (10/06)

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