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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Natacha Bounet

Natacha Bounet



Natacha Bounet, 27 ans, est une guadeloupéenne passionnée d’arts martiaux. Voici près de onze ans qu’elle pratique le Kung-fu, sport de combat dans lequel elle s’est imposée en remportant, pour la troisième fois consécutive, le titre de championne de France. Cette jeune mère est aussi la présidente de l’association Nei Wei Jiah Kung-fu, en Guadeloupe. Elle partage sa flamme avec ses adhérents. Amina a souhaité se plonger dans son univers.

D’où vient votre, engouement pour le Kung-fu ?

Les films de karaté de mon enfance m’ont beaucoup influencée. Bruce Lee, Jackie Chan et Jet Li, sont des acteurs que j‘apprécie énormément. De plus, à l’école, j’étais très protectrice avec  les plus fragiles. C’est donc vers l’âge de seize ans que je me suis mise à pratiquer cette discipline. J’ai immédiatement été séduite car comme tout sportif, je suis guidée par la passion et l’esprit de compétition.

Comment le Kung-fu contribue-t-il à votre épanouissement personnel ?

La pratique régulière du Wushu favorise l’épanouissement physique. J’effectue un travail externe, qui met l’accent sur la force, la rapidité et l’attaque. Au niveau interne, c’est la respiration, la tranquillité des mouvements et la défense qui priment. C’est pour ces deux raisons que mon association se nomme Nei Wei Jiah Kung-Fu. Même si l’ai d’autres centres d’intérêt comme la musique ou le roller skate, je souhaite vraiment vivre du Kung-Fu. C’est dans cet esprit que j’ai récemment intégré l’équipe de France.

Quel est votre palmarès ?

Depuis 1999, je suis championne de Guadeloupe de Kung-fu Sanda, dans la catégorie moins de 55 kg. En 2003 j’ai été vice championne de France de Kung-fu Sanda, pour les moins de 54 kg. Et depuis 2004, je possède le titre de championne de France de Kung-fu Sanda, chez les moins de 56 kg.

Comment se déroule la préparation d’une compétition ?

En plus des entraînements physiques en salle je fais beaucoup d’exercices personnels tels que le footing... D’une part, je combats avec des sportifs issus d’autres disciplines comme le kick-boxing. La self- défense diversifie mon style et permet de canaliser les énergies Avec le Kung-fu, on développe des notions comme la méditation, la sagesse et la sérénité. D’autre part, je fais attention à mon alimentation. Je consomme beaucoup de féculents, des pâtes ou encore des lentilles. Sinon hors compétition je suis une végétarienne qui ne se prive de rien.

Quels sont les obstacles qui se dressent en général sur votre parcours ?

La difficulté principale se situe surtout au niveau financier. Je finance moi-même mes déplacements. Avec mon coach, Pascal Pakirdine, nous devons trouver un hébergement lorsque nous nous rendons en métropole. C’est dans ce sens que j’ai mis en place un stand de vente alimentaire et aussi des exhibitions de Kung-Fu. Je suis aussi à la recherche d’un sponsor. La Fédération française de Wushu et Arts Energétiques Chinois prévoit de soutenir mon entraînement et mes déplacements en ma qualité de membre de l’équipe de France. Par ailleurs, au niveau administratif et social, il n’y a aucune prise en charge pour les initiatives sportives, en Guadeloupe. Heureusement, mes amis et mon staff de Kung-fu sont à mes côtés.

Comment est perçue la femme pratiquant les arts martiaux en Guadeloupe ?

C’est une discipline en voie de développement, qu’on essaie de vulgariser. A mes débuts, beaucoup de filles ont eu du mal à s’intégrer. Elles trouvaient l’entraînement rude et abandonnaient assez vite. Lorsque j’ai ouvert ma section cette année, je n’ai pratiquement eu que des femmes comme adhérents au départ. C’est certainement dû au fait que je suis moi-même une femme. Il faut noter que les exercices sont plus souples.

Parlez-nous de votre association, Nei Wei Jiah  Kung-fu...

Pendant toute l’année, j’y donne des cours le mardi, le mercredi et le samedi. Il y a une bonne ambiance. Mes élèves, adultes comme enfants, m’apprécient. Nous travaillons beaucoup les gestes qui deviennent, au fil du temps, plus précis et plus gracieux. On peut constater le bien- être que le Kung-fu leur procure. En créant cette section, j’ai voulu contribuer à ma manière à l’essor de cette discipline.

Qu’aimerez-vous dire en particulier aux lectrices  d’Amina ?

Nous devons nous affirmer et aller au bout de nos objectifs. Gardons notre originalité. J’en profite pour remercier la mairie de Basse-Terre, Micro-Cash, Central Déco, Eldorado, Esso Calebassier, M. Guy George, Capès et Assyste. Je remercie également du fond du coeur mes sparing partners et tous ceux qui m’ont aidée pour mes préparations. Je pense très fort aussi à mes proches et mes amis qui ont contribués, à ma progression, moralement et physiquement.

                                                                                 Auzouhat Gnaoré (09/06)

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