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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Valérie Louri

Valérie Louri



Valérie garde en elle toute la richesse de sa terre natale à travers une formation artistique pluridisciplinaire dans le domaine de la musique, de la danse et du théâtre. Elle vient de sortir son premier album solo, "Bay Lanmen", chez Hibiscus records. C’est le coup de foudre. A 31 ans, Valérie va vivre son premier conte de fée, être la représentante martiniquaise dans l’émission musicale de Frange ô, "9 semaines et 1 jour", que les téléspectateurs découvriront en décembre. Son regard magnifiquement lumineux son corps de mannequin, sa voix profonde et irrésistible ne laisseront pas insensibles les mélomanes. La comédienne se confie à Amina après les “Dom Tom Folies” de la Rochelle, la belle aventure.

Qu’avez-vous ressenti aux Francofolies ?

J’ai été extrêmement heureuse d’y être.  Un mélange d’excitation, de fierté et d’enthousiasme. A la Rochelle, sur cette scène de "Dom Tom Folies", j’ai construit quelque chose de très fort

Quel est votre parcours musical ?

Mon apprentissage musical a  pour point de départ l’IFAS (institut de formation aux arts et spectacles) en Martinique, au retour de New York. C’est une formation qui s’étalait sur trois ans. Ce centre propose des activités de musique, danse et théâtre avec, en option, une grande part de musique traditionnelle des villes et des campagnes de la Martinique. Vraiment quand j’ai découvert les musiques des campagnes, en particulier le “Bèlè”, j’ai été foudroyée, je dirais même envoûtée. Et là, je me suis dit “Voilà quelque chose qui nous appartient, et qui ne vient pas de l‘extérieur. Je suis dans l’authentique c’est le coeur du pays. Il faut faire quelque chose avec cette musique.”

Pourquoi une jeune martiniquaise choisit la musique traditionnelle pour se faire entendre dans le monde de la musique ?

Il est évident que c’est avec ma culture que je vais toucher le coeur des gens. Il ne sert plus à rien de singer le "Rn’b” ou les autres musiques qui sont déjà maîtrisées par des artistes très en vogue. Le "Bèlè” me permet de souligner mon originalité dans l’authenticité et c’est avec cette musique que je pourrai toucher le monde.

Votre premier album solo "Bay Lanmen” est au top des ventes, comment vous vivez cette situation ?

J’avais beaucoup d’appréhension la première fois que je me suis présentée en solo au public martiniquais. Maintenant, je suis rassurée et heureuse.

Valérie, vous quittez votre pays à 21 ans pour la prestigieuse école de danse new-yorkaise, Broadway Dance Center. Comment avez-vous travaillé à New York ?

Sur le conseil de mon professeur de danse, Micheline Ardés. Cela a été une expérience extraordinaire. A New York, j’ai été sensibilisée à mon manque de connaissances culturelles sur mon pays et moi. Les autres personnes que je côtoyais me parlaient de leurs danses traditionnelles.
Moi je me suis rendu compte que je ne pouvais pas leur en parler. Je me suis interrogée et j’ai décidé de me corriger.

Pourquoi remettre le “bélè” au goût du jour ?

J’ai toujours été attirée par les percussions. La valse, la mazurka, ces danses des villes sont déjà largement exploitées aux Antilles.
Je voulais être originale et donner de la profondeur à mon travail. Au départ, je n’étais pas très encouragée, même par mes pairs musiciens. Certains se moquaient de moi en disant : "Tu n’arriveras à rien avec cette musique du passé.” Mais le travail a commencé avec le groupe, Belya, qui m’a servi de laboratoire et de rampe de lancement.

Comment définissez-vous votre musique ?
 
Ma musique est “martiniqueusement caribéenne”. La base est la Martinique avec tous les échos et influences des pays voisins. Mais je me permets de dire que c’est la musique du monde.

Pourquoi avez-vous fait le choix de vivre à Paris ?

J’ai décidé de faire le grand saut à Paris par désir de vivre vraiment de mon art qui est la danse. Je me suis installée à Paris où la danse me permet de vivre. Là j’amorce une carrière de chanteuse en solo et j’espère que je pourrais en vivre dans pas longtemps.

Votre père ne voulait pas voir sa fille dans le milieu artistique ?

Je tiens à dire à  mon père que je sais qui m’aime et que moi aussi je l’aime beaucoup.

Quels sont vos projets ?

Dans l’immédiat, je me consacre à la promotion de l’album. En septembre, je rejoins la capitale pour une nouvelle vague de promotion. Je dois concrétiser des actions pour aller plus loin, donc je fais mon boulot. Je suis très pragmatique.

Quel sera votre coup de gueule ?

Dénoncer les actes de racisme et m’engager contre l’ignorance. Il faut pousser les gens à se cultiver, à s’instruire pour ne plus avoir de comportements stupides.
                                                                                   Alfred Jocksan (09/06)

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