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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Béatrice Chovino

Béatrice Chovino


Ne l’appeler pas styliste mais créatrice de mode. Elle y tient. C’est dans ce milieu qu’elle a  été élevée avec une maman professeur de haute couture. Aux Antilles, mais aussi aux Etats-Unis, en France en Allemagne, elle laisse vagabonder son esprit. Et c’est avec l’élégance du verbe que Béatrice Chovino s’est confiée à AMINA.

Une chose frappe lorsqu’on s’immisce dans votre univers, c’est que  vous pourriez bien être chanteuse, danseuse ou peintre, tant l’art a une place importante dans votre vie. Est-ce réel ?

Tout ce qui touche à l‘expression de soi aurait pu me représenter et aurait pu être une de mes passions.

Vos créations sont très féminines et très humaines mais, vous, comment définissez-vous votre style et à quel genre de femmes destinez-vous vos vêtements ?

Mon style est à l‘image de mon slogan : “Liberté, charme et naturel”. Mes vêtements sont destinés à toutes les femmes qui se reconnaissent dans cette envie de simplicité et d’élégance.

Etes-vous quelqu’un d’engagé et de quelle manière cela se traduit-il dans votre travail ?

 Je suis effectivement une femme engagée. La cause noire sous toutes ses formes est mon combat. Ne peut avancer que celui qui sait qui il est et qui n’oublie pas d’où il vient. Dans mon travail, je fais toujours un clin d’oeil aux Antilles et à L’Afrique. Cela se traduit par le choix des tissus, des couleurs et dans mon style.

Vous êtes styliste. Pourquoi avez-vous choisi cette discipline ?

Je suis créatrice de mode, n’ayant pas suivi une formation de styliste, mais des études dans l‘industrie de l’habillement (formation plus complète qui consacre également une partie importante au dessin de style) je préfère, en effet, cette définition plus appropriée de mon métier. Tous les métiers artistiques m’attirent. Le choix de cette discipline a été largement influencé par le métier de ma mère qui était, dans les années 70, professeur de Haute Couture à Paris. La musique sourde des machines à coudre et les photos de robes de style étaient mon quotidien. 

Y avez-vous connu des difficultés essentielles ? 

La vie est une suite de difficultés à surmonter. Faire des études est l’une d’entre elles. Dans la formation artistique et très technique que j’ai choisie, sachant déjà tout de ma mère, le plus difficile a été les matières techniques.

Iconoclaste est probablement un mot abusif vous concernant. Mais comment pourrait-on définir autrement votre travail ?

Je suis effectivement une révolutionnaire. Je n’aime pas le conformisme et l’idée d’une identité unique. Mes vêtements peuvent parfois apparaître comme non reliés les uns aux autres, ou d’une collection à une autre, mais je travaille avec le coeur, l’humeur du moment, mon combat de l’instant.

Quelles sont vos influences ? Y a-t-il un style dans lequel vous vous reconnaissez ?

Mes stylistes de coeur sont Issey Miyake et Yohji Vamamotto pour la sobriété de leurs créations et leur extrême simplicité. Mais le styliste que j’admire le plus est Christian Lacroix pour les couleurs et l’extravagance de se créations. Il ose ce que probablement je n’oserai jamais.

Que est la touche Béatrice Chovino ?

Il n’y a pas de touche Béatrice Chovino. Il y a la ligne Abygaelle création qui représente la femme et essaie de la faire apparaître sous son meilleur jour, au fil des tendances et des saisons. Je ne fais pas de culte de la personne.

Vous avez des conseils pour avoir du style ?

Laissez parler votre coeur et allez jusqu’au bout de vos idées, mêmes les plus folles.

Les créateurs occidentaux s’inspirent beaucoup des cultures noires pour créer et lancer de nouvelles tendances. Pourtant, nous sommes peu nombreux dans l’industrie mondiale. Quel regard portez-vous sur cette réalité ?

La culture noire est la plus riche et la plus diverse du monde. Elle est également la plus belle. Pourquoi s’en priver? L’industrie de la mode est un milieu d’élite. Le système dans lequel nous vivons ne nous permet pas de nous développer. Et cela est également vrai dans toutes les disciplines, pas seulement dans la mode. L’Europe en général nous ferme ses portes La France joue les hypocrites. Les Antillais et les Africains sont occupés à se taper dessus. Et nous souffrons d’une image négative véhiculée par les médias, les politiques et nous-mêmes.
En résumé, tant que nous vivrons dans un système qui parle des problèmes au lieu de les résoudre, qui se contente de l’ "à-peu près" au lieu de la perfection, qui préfère masquer la réalité au lieu de l’affronter, nous les Noirs d’Afrique ou d’ailleurs, n’aurons pas notre place dans l’industrie mondiale.

La France, les Antilles, les Etat-Unis… Vous avez beaucoup voyagé. Une source incroyable d’inspiration, j’imagine…

Vous imaginez juste ! Et maintenant l‘Allemagne depuis deux ans. Toutes ces rencontres avec des cultures étrangères ont sans nul doute influencé et inspiré ma perception de la mode et des besoins de la femme. 
                                                                       Jean-Jacques Seymour (09/06)

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