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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Josiane Antourel

Josiane Antourel


Danseuse polyvalente (classique, contemporaine, jazz, ethnique..,) formée à l’Académie de Danse de Paris, Josiane Antourel avoue avoir beaucoup appris aux côtés des musiciens et des comédiens. "Ils m’ont fini  la cuisson" dit-elle !

Qui sont les musiciens qui vous ont formée ?

Je pense à Alain Jean-Marie, le regretté Marius Cultier, Jean-Claude Montredon, Bib Monville.
De même lors d’un spectacle commandé par l’Atrium à l’Orchestre Symphonique de la Martinique dirigé par Manuel Césaire, j’avais la lourde et joyeuse responsabilité de chorégraphier cette musique. C’était une rhapsodie nègre en quatre mouvements musicaux avec sept danseurs. C’était une aventure formidable. 

Comment est né ce goût pour la danse ?

C’est le fruit d’une longue maturation J’ai entendu Alain Jean-Marie alors que je n’avais que 16 ans. Et là, je me suis dit; “Voilà ce que je veux faire" !  Autrement dit : transposer cela en musique. Mais il m’a fallu attendre l’âge de 42 ans pour me présenter à Alain Jean-Marie. Je lui ai proposé un duo.  Il a accepté et je l’en remercie. C’est comme si je soutenais une thèse. Grâce à cette étincelle allumée à mes 16 ans, ce feu s’était consumé durant des années.  Je considère la danse comme la musique des yeux, c’est un concert visuel. Je dis parfois:  "Ma danse chante ce que danse ta musique".

Quelle est votre activité actuelle ?

J’ai un studio dans les bois de Gallochat. J’y enseigne la danse. Pendant longtemps j’ai laissé le sol en terre battue. J’ai longtemps hésité à y installer un plancher.
Avec ce contact direct avec la terre, j’ai pu faire des choses assez extraordinaires que je ne peux plus faire avec le plancher.
Je pouvais décider d’allumer un feu et de danser autour, par exemple !
J’ai mis un plancher pour être “comme il faut". Les parents ont un peu plus confiance en y amenant leurs enfants. Cependant, c’est resté mon atelier, mon laboratoire, un lieu de recherche.
Dernièrement j’ai eu à chorégraphier et danser dans “Twa Fèy Twa Rasin" (Trois Feuilles Trois Racines), spectacle mis en scène par Lucette Salibur. Il s’agit dune biographie des trois grandes figures martiniquaises que sont Aimé Césaire, Edouard Glissant et Frantz Fanon. C’est une co-production Guadeloupe/Martinique. Nous étions tous en résidence d’artiste à Basse terre pour mettre ce projet en place. Je me suis même risquée à la mise en scène dans les spectacles “En attendant Godot” ("Ka espéré Godot") et "Fin de Partie” (“Jé a bout”) traduits en créole par Manchoachi.

Et par le passé ?

J’ai eu la chance de travailler à  Paris, à Marseille, au Mexique à deux reprises et enfin au Canada.
J’ai beaucoup travaillé avec les plasticiens et musiciens. J’ai aussi dansé dans la première biennale contemporaine au CMAC en solo avec le regretté Jean-François Colombo.
J’ai enseigné le Moderne et l’Afro-Jazz au Centre de danse de Québec.
Le coordonnateur des activités de l’université de Laval où j’ai collaboré dit de moi dans une lettre datée du 11 décembre 1987 que mes "qualités humaines, ma modestie, et mon ouverture d’esprit se sont manifestées à plusieurs reprises de différentes façons".
Dans le même courrier il me classe dans la catégorie des gens qui “enrichissent les institutions".

A propos de "Yowa" ?

C’est une création chorégraphique qui m’avait été demandée par le musée Dapper de Paris lors de l’exposition intitulée "Le Geste Khôngo".
Depuis très longtemps, une tension bénéfique mène ma danse entre la source ethnique et les bases du mouvement. Cette démarche implique un travail constant imprégné de contacts avec la nature, la marche, l’élan, la course, envol, le temps du silence, l’intériorité d’un équilibre. C’est cette matière qui m’aide à trouver une danse conçue comme une musique pour les yeux. Il m’est donné aujourd’hui l’occasion de mettre en mouvement mon ressenti par rapport aux superbes objets Khôngo.
Le projet d’une composition chorégraphique bâtie en liaison avec l’exposition le geste Khôngo est né deux ans auparavant.
Ni explicative ni tout à fait dépendante des formes données à voir par ces sculptures  à forte charge symbolique, cette mise en espace s’intéresse à la matière pour s’ouvrir sur le sens postural, nourrie par l’émanation d’une gestuelle ancestrale et cultuelle.

Vous parliez de concert visuel, qu’en est-il ? 

C’est une allusion au spectacle qui, d’ailleurs s’intitule "Concert Visuel” que j’ai eu l’occasion de donner à Paris. C’est un duo Piano / Mouvement “Si tellement…, pianistique et émotion, si tellement de solitude acharnée, de larmes intimes, d’embellies éphémères et de joies réelles”. Voilà ce qu’est le spectacle que j’ai donné en duo avec Alain Jean-Marie. C’est un rendez-vous tacite pris de longue date entre nous. Et il m’a fallu attendre 26 ans pour cette rencontre ! Pianiste au jeu audacieux, dépouillé, ne parlant  pour ne rien dire n’ayant jamais recours à l’esbroufe, Alain Jean-Marie fait respirer l’espace.

                                                                                 Joël Sandot (09/06)

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