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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Eliane Saint-Prix

Eliane Saint-Prix


C ‘est la première fois depuis sa création qu’une femme est élue présidente de l’ASAM (Association Sportive Automobile de la Martinique). Pilote depuis 1982, Eliane Saint-Prix est également commerciale chez un concessionnaire automobile ! Pourtant au départ, elle avait choisi une profession plutôt féminine.

Comment vous est venue l’idée de pratiquer un sport mécanique ?

Comme ça, comme une lubie. A L’époque j’ai constaté qu’il n’y avait pas beaucoup de femmes dans ce milieu, aussi cela m’a donné l’idée d’essayer pour voir.
J’ai été pilote de 1983 à 1998 et j’ai terminé comme copilote.
Je m’y intéresse toujours, même si maintenant je ne cours plus. La preuve c’est que je suis présidente de l’ASAM.
C’est une véritable passion. Je sens que ce n’est pas un sport d’hommes uniquement. Les sensations sont les mêmes pour un homme que pour une femme.
En premier lieu, j’aime la voiture, la mécanique mais j’aime aussi repousser un peu plus loin mes limites. C’est valable pour tous les sports mais je le vis aussi dans mon métier.

Quel est votre comportement sur la route depuis que vous faites ce sport ?

J’ai appris à rouler avec beaucoup plus de prudence. En circuit fermé, les risques sont calculés, aussi c’est une leçon de vie de tous les jours. En constatant le comportement des automobilistes, j’ai envie de dire qu’il faudrait que  chacun d’entre eux fasse au moins une course dans sa vie. Ils se rendraient compte que ce n’est pas le fait de rouler vite qui fait les vrais chauffeurs !

Que nous direz-vous de l’ASAM ?

C’est une tâche assez prenante. C’est une association à majorité masculine.
Il m’est parfois reproché mon côté autoritaire mais je crois que quand on est à la tête d’une association, il faut avoir un tempérament de meneur.

Combien y a-t-il de courses par an ?

Il y en a six. Cela signifie que l’on est obligé d’en préparer parfois deux en même temps. Ça représente beaucoup d’énergie. Cela dit, j’ai l’esprit de compétition, je suis volontaire et courageuse. Je ne m’en plains pas.
 
Réinvestissez-vous ces qualités dans votre métier ?

Tout a fait. Je suis commerciale dans le domaine automobile. Je travaille chez un concessionnaire et j’ai en charge la commercialisation de deux marques.
Je reconnais que ce sont les mêmes qualités qu’il faut avoir pour le sport et pour la vente. Si vous n’avez pas l’esprit de compétition, vous n’y arriverez pas.

Quel est votre type de voiture préféré ?

L’une des deux marques m’offre le côté sportif et l’autre l’élégance, la finesse et le prestige. Je me sens aussi à l’aise à vendre l’une que l’autre. 

Les femmes vendent-elles mieux que les hommes ? 

Lorsque j’ai commencé cette activité, il y avait un a priori de la clientèle masculine. Les hommes s’adressaient plus facilement à un vendeur qu’à une vendeuse. Maintenant cela se voit beaucoup moins. Les mentalités ont évolué. Il y a maintenant beaucoup de femmes qui exercent des métiers traditionnellement masculins.
Lorsque la commerciale commence à rentrer dans des domaines très techniques et que le client se rend compte quelle maîtrise son affaire, il commence à l’écouter davantage.
Une fois que vous avez réussi à gagner la confiance d’un client, il est à vous, Il reste attaché au vendeur. Si celui-ci change de boîte, il le suit. Une vente ne s’arrête pas à la livraison du produit commandé.  Il faut comme on dit dans le métier, la "cimente" c’est-à-dire bien la conclure.
Dans l’entreprise, la personne ressource de l’acheteur, c’est toujours le vendeur. Il a un voyant qui s’allume ou une fonction qu’il ne comprend pas, il vous appelle vous et non le garage. Et croyez moi, lorsqu’il est content, il revient vous voir mais surtout vous envoie sa famille, ses amis, toutes les personnes de son entourage. Vous entrez dans des domaines assez confidentiels avec lui. Aussi faut- il absolument gagner sa confiance.

La clientèle a-t-elle évolué ?

Oui. Maintenant les gens s’informent davantage. Ils ont la télé, Internet, les journaux. Aujourd’hui, les consommateurs ont plus de choix, le marché est plus concurrentiel.

Avez-vous un objectif mensuel ?

Bien sûr ! Il est fixé par la direction. Il est variable selon les mois mais il tourne en moyenne autour de 18 à 20 ventes par mois.

Votre premier métier vous manque-t-il ?

J’étais esthéticienne et l’une des toutes premières à travailler à domicile. C’était vraiment mon dada. Seulement être la première cela veut dire essuyer les plâtres. L’esthétique à domicile n’était pas encore dans les habitudes des Martiniquaises. Alors j’ai dû bifurquer...

                                                                                       Joël Sandot (09/06)

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