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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Auré Gruet

Auré Gruet


Le graphisme mène à tout. A condition d’en sortir. C’est ce qu’a compris Auré Gruet. Cette Guadeloupéenne qui a embrassé tous les arts plastiques se donne à fond au développement de ce secteur. Elle a en outre créé le Festival de la Calebasse à Petit-Bourg.

Vous êtes graphiste, professeur d’arts plastiques. Expliquez-nous votre métier ?

J’ai plusieurs cordes à mon arc. Je touche au design dans mon travail avec la calebasse, je crée des objets usuels — lampes, balancelles pour bébé, femmes enceintes — en mariant des matériaux industriels avec ce matériau de base naturel.
Je travaille également comme scénographe — “Théâtre du 1/4 d’heure”, ‘Aloe théâtre” — et comme graphiste pour réaliser des supports de communication.
Ces différentes variantes dans mon expérience professionnelle m’ont permis de développer une certaine pédagogie pour pouvoir travailler dans le milieu scolaire et dans des centres culturels en tant que professeur d’arts plastiques.

Décrivez-nous à la fois votre cursus scolaire et votre évolution graphique. Au fond, qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?

Depuis mon enfance, j’ai toujours aimé bricoler. J’avais cette mauvaise habitude de détourner les objets de leur utilité, si je ne trouvais pas l’outil adéquat pour réaliser mon ouvrage... Ma mère retrouvait ses couteaux de service tordus dans tous les sens parce qu’ils avaient servi de tournevis.
Comme j’aimais bien dessiner, j’ai pris l’option arts plastiques au lycée, puis, de fil en aiguille, je suis entrée aux Beaux-Arts. Ce que je retiens de cette formation, c’est qu’on vous met dans les mains et dans la tête des instruments qui vous permettent d’évoluer dans vos propres ambitions artistiques. Les techniques sont très polyvalentes, et j’ai gardé ce côté touche-à-tout qui me donne aujourd’hui le pouvoir de me faufiler dans différents corps de métiers.

Vous êtes quelque part une créative. Faites-vous des concessions de ce point de vue ?
Il m’arrive d’en faire d’un point de vue technique. En Guadeloupe, on n’a pas forcément tout sous la main si je ne trouve pas le matériau qu’il me faut, je cherche une solution pour le remplacer. De ce point de vue, forcément, le coté créatif en prend un coup.

Vous êtes connue comme l’une des fondatrices du Festival de la calebasse avec l’association “Ouvè-zié art". Racontez-nous votre rencontre avec ce végétal …

Après mes études, je suis rentrée en Guadeloupe, et j’ai commencé à m’intéresser de près aux éléments naturels que je pouvais utiliser dans mes créations. Un jour, j’ai regardé un de mes amis artiste travailler une calebasse, et je suis tombée sous le charme de ce fruit magique.

La calebasse est indissociable de l’histoire de la Caraïbe. Pourquoi avez-vous voulu lui redonner vie ?

Créer ce festival, c’était surtout rassembler les artistes — artisans, musiciens, plasticiens, agriculteurs, conteurs, danseurs, comédiens,... — qui travaillent au quotidien avec la calebasse mais aussi pour que les visiteurs reconnaissent leur travail et la richesse d’inspiration de ce fruit.

Le festival a-t-il été populaire dès le départ ?

“Tou piti ka vini gran”... La première année, on a lancé le concept, et 800 personnes sont venues découvrir le festival. D’année en année, il s’est popularisé. Pour sa dernière édition, plus de 6 000 visiteurs ont participé aux festivités.

Les Guadeloupéens ont-ils compris votre initiative ?

Ils sont revenus chaque année, en ramenant leurs amis...

Des créateurs y sont venus d’Afrique voire d’Europe. Ont-ils des points communs dans l’esthétique ?

La calebasse africaine n’est pas la même que celle de la Caraïbe :  ici, en Guadeloupe, nous récoltons des fruits qui poussent dans des arbres. En Afrique, c’est une cucurbitacée et en Europe, une coloquinte. Nous n’avons pas la même matière première et la diversité des créations est énorme.

Derrière ce festival, il y a comme une restitution et une protection d’un patrimoine végétal. Avez-vous été aidée, êtes-vous soutenue dans votre initiative ?

Pour la dernière manifestation, nous avons eu la chance d’être suivis par des partenaires privés, et quelques officiels. Malheureusement pas à assez grande échelle pour pérenniser l’événement dans les meilleures conditions. Ça ne nous empêche pas de continuer à travailler sur des prochaines éditions en Guadeloupe, et ailleurs. Nous vous tiendrons au courant, bien sûr.

Comment votre association participe-t-elle à la sauvegarde du patrimoine végétal en Guadeloupe ?

En plantant des espèces rares. En éduquant les gens que nous rencontrons à reconnaître les plantes ou arbres sans qu’il y ait pour autant un fruit ou une graine qui y pousse, juste en regardant la feuille, la fleur, l’écorce...

                                                                      Jean-Jacques Seymour (09/06)

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