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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Sylvanie Barthelemi

Sylvanie Barthelemi


Depuis plus d’un an, elle officie avec un groupe d’une dizaine de personnes dans un bureau situé au 13 Lotissement Saint-michel à Matoury. Elle reçoit une quinzaine de personnes par jour.

Née le 6 juillet 1976 à Paris XX, Sylvanie Barthelemi est célibataire, elle a un enfant, “une adorable petite fille" qu’elle s’empresse tous les soirs de retrouver pour la câliner. C’est une mère poule et une femme dynamique qui prend son métier à coeur.
Agent chargé des questions sociales à la SEMSAMAR, elle y travaille tous les jours et ne compte pas ses heures. Elle oeuvre à la Cotonnière ouest, un quartier de Matoury où des centaines de personnes vivent sur des terrains squattérisés. Dans la politique de résorption d’habitat insalubre et dans le cadre de la réalisation d’aménagement des différents quartiers de la troisième commune de Guyane en terme de population, la commune travaille en harmonie avec cette société qui nous vient de Saint-Martin depuis plus d’un an, la société travaille sur plusieurs dossiers et les grands travaux devraient commencer dès l’année prochaine.
En attendant, c’est Sylvanie Barthelemi, qui dans son secteur, reçoit et conseille la population. S’il y avait un peu d’incompréhension au départ, les échanges semblent être très fructueux maintenant. Et la présence des hommes et de femmes de terrain est devenue plus que nécessaire pour rassurer les prétendants au titre de propriété et une vie meilleure dans leur logement. Elle s’affirme comme étant une femme “rigoureuse et déterminée”. “Je m’implique et m’applique beaucoup dans tout ce que je fais et je ne manque pas de professionnalisme dans mon travail si j’en crois mes dirigeants, je fais preuve d’initiative, d’adaptation et j’ai le sens des responsabilités"  insiste Sylvanie Barthelemi, détentrice d’un BTS Tourisme et accueil, DUT animation socioculturel, Bac Professionnel Commerce et Tourisme avec mention BEP action marchande et un CAP vente.

Pouvez-vous nous présenter la SEMSAMAR ?

Dirigée par Jean-Paul Fischer, la SEMSAMAR a fêté en 2005 ses vingt ans d’existence. Engagée depuis le départ dans le développement de Saint-Martin et de la Guadeloupe, la SEMSAMAR a construit sa réputation dans la construction et la gestion de logements sociaux ainsi que dans l’équipement des communes. À titre d’exemple, la société a dores et déjà construit près de 5000 logements sociaux en Guadeloupe et s’apprête à lancer différents projets en Guyane. Récemment, la SEMSAMAR est devenue un promoteur immobilier de résidences de grand standing dans le cadre des lois de défiscalisation (loi Paul et loi Girardin)

A la fin du mois de juin, il y a eu un conseil d’administration qui a réuni les principaux décideurs de la maison. La société vient d’augmenter son capital à 22 millions d’euros. Cette société d’économie mixte implantée en Guyane en 2005 s’occupe notamment de différents dossiers à Cayenne et à Matoury, notamment dans le cadre de la résorption de l’habitat insalubre à Cotonnière et Cogneau Lamirande. Nous avons également en projet la construction de 500 logements dont les travaux devront débuter dans les prochains mois.

Depuis combien de temps travaillez-vous à la SEMSAMAR Guyane et comment avez-vous intégré cette société ?

Cela fait un peu plus d’un an que j’y travaille et je suis très contente d’avoir pu intégrer cette société qui contribue à l’aménagement de la Guyane. Mon intégration s’est très bien déroulée dans la mesure où j’ai la chance de faire partie d’une équipe où l’on communique relativement bien et dont l’émulation est une donnée constante.

Vous avez été candidate à ce poste par choix ou par défaut ?

Par choix puisque d’une manière ou d’une autre nos faits et gestes sont le résultat de nos choix; mais tout de même ce sont les circonstances qui m’ont amenée à découvrir ce poste, il m’a fallu une bonne dose de pugnacité afin d’être recrutée mais cela fait partie intégrante de ma personnalité. Le métier de chargé de Question Sociale (CQS) est nouveau dans le département; mais cette fonction existe au niveau national et aux Antilles depuis de nombreuses années, elle est propre aux SEM ayant en charge notamment des opérations de RH !
C’est avant tout un métier de terrain, qui exige une grande disponibilité. Il consiste à répondre aux besoins d’un public donné, en terme d’information, d’orientation compte tenu des diverses difficultés qu’il peut rencontrer dans son quotidien. Par ailleurs, il existe un volet animation au sens large du terme. Il s’agit de “la gestion de l’attente”, qui vise à créer une dynamique socio-économique dans un secteur pendant toute la durée des opérations.

Un an après votre embauche, comment va votre vie professionnelle ?

L’adaptation s’est très bien passée, je ne cesse également d’élargir mon champ de connaissance, ce qui me permet entre autre de mieux m’affirmer dans les échanges avec nos différents partenaires.

Et sur le plan personnel, notamment avec votre fille qui ne doit plus vous voir beaucoup avec tous les dossiers à gérer ?

Malgré un planning souvent débordant, j’arrive à concilier mes fonctions professionnelles avec mon statut de mère. Comme on dit en créole guyanais “Tété pa jin tro Lou pou l’estomak” en gros “les seins ne sont jamais trop lourds pour l’estomac d’une femme”; je lui accorde une grande disponibilité, je l’accompagne régulièrement à ses différentes activités extrascolaires.

Regrettez-vous votre choix ou c’est constamment du bonheur ?

Constamment du bonheur, car ce métier est enrichissant à travers les contacts que l’on peut y avoir.

Comment pensez-vous contribuer à résoudre le problème de logement dans le département ?

Il faut rester réaliste, la problématique du logement en Guyane ne date pas d’hier; malgré notre niveau de compétence affiché, nous ne sommes pas les seuls acteurs de ce développement tant attendu. Quelques grammes de réflexion, autant de patience et d’action et des tonnes d’amour pour son pays permettent de franchir les obstacles les plus difficiles.

On a longtemps dit que c’étaient les étrangers qui remplissaient vos bureaux. Confirmez-vous ces dires ou ce sont toutes les ethnies qui sont confrontées à des problèmes de logement ?

Le logement est une nécessité première qui s’affranchit totalement de la nationalité de l’individu. C’est aussi une problématique endémique en Guyane; par conséquent nous nous inscrivons dans une dynamique de rattrapage du retard structurel souhaité par l’ensemble de nos représentants politiques. Avant toute chose, nous répondons aux attentes et aux besoins non pas d’une catégorie des personnes mais de toute la population guyanaise.
Notre bilan en termes d’actions pour l‘exercice 2005 est positif niais compte tenu de la nature de nos opérations, elles sont portées sur plusieurs années et nous avons bon espoir d’apporter concrètement notre pierre à l’édifice. La Guyane doit certes se développer, mais pas à n’importe quel prix. Elle devra être un exemple en terme de développement durable, intégrant de manière cohérente ses besoins structurels à sa réalité environnementale.
                                                                                Frantz Montoban (08/06)

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