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Le Fort Delgrès, haut lieu de l'histoire de la Guadeloupe



Le Fort Delgrès qui surplombe la Basse-Terre fut un des hauts lieux de la résistance des Guadeloupéens au rétablissement de l'esclavage en 1802. Construit sur cinq hectares, il offre aujour-

d'hui un superbe cadre pour les promenades bucoliques et un bon prétexte à découvrir l'histoire de la Guadeloupe et plus particulièrement celle des évènements de 1802 que l'île commémore cette année. 

La forteresse domine la ville de Basse-Terre. Ses épaisses murailles de pierres surplombent la mer et offrent une vision panoramique sur l'immensité. Pour y accéder, il faut emprunter les ruelles du chef-lieu qui serpentent dans la ville et monter, monter encore... Pour peu que vous vous perdiez et que vous demandiez votre route à quelque ancien, ne vous étonnez pas s'il hésite pour finalement vous embarquer sur une mauvaise piste. Car pour beaucoup, le Fort Delgrès reste le Fort Saint-Charles. Construit en 1650 avec des pierres de rivière, taillées par des compagnons venus de France, il fut par deux fois agrandi.



Entre 1720 et 1750, les casemates, la poterne et la grande poudrière enrichissent la partie la plus ancienne du monument. Entre 1763 et 1780 y sont ajoutés, entre autres, les cuisines, les citernes, un souterrain qui mène dans les fossés et en direction du Carmel.


 Au fil du temps, le fort-appelé autrefois Château de Basse-Terre-a changé maintes et maintes fois de nom. En janvier 1667, on trouve sa trace dans les archives sous le nom de Fort Houël ou de Saint-Charles. En 1700, il apparaît sous le nom de Château de la Guadeloupe ou Fort de la Basse-Terre. En 1753, la dénomination du Fort Saint-Charles s'impose pour devenir durant la période d'occupation anglaise de la Guadeloupe (1759-1763) le Fort Royal. En 1763, il reprend le nom de Fort Saint-Charles. En 1794, nouvelle occupation anglaise : le Fort devient le Fort Mathilde. Le 30 mars 1803, un arrêté du gouvernement de la république française signé par le Premier Consul Napoléon Bonaparte lui donne le nom de Fort Richepance jusqu'à l'occupation anglaise de 1810-1816 où il reprend le nom de Fort Mathilde.



 Nouveau changement de nom en 1831 (Fort Richepance) et en 1960 (Fort Saint-Charles). Enfin, en 1989, le conseil général de la Guadeloupe le rebaptise Fort Louis Delgrès en hommage au héros de 1802.


"Vivre libre ou mourir"

Cette année là, Napoléon Bonaparte, arrivé au pouvoir en novembre 1799 décide de rétablir l'esclavage aboli en février 1794 par la Convention, dans les colonies françaises. L'Amiral Lacrosse a ordre de démanteler l'armée coloniale républicaine forgée par Victor Hugues, dans laquelle de nombreux hommes libres ou anciens esclaves se sont enrôlés. Les Guadeloupéens qui ont goûté à la liberté entendent bien résister. Une force de 3 522 hommes embarqués sur 14 navires, dirigée par six généraux dont Richepance débarque le 6 mai 1802 à la darse de Pointe-à-Pitre. La répression commence : sous prétexte de les passer en revue, des centaines de soldats sont déshabillés, insultés, emprisonnés à bord des bateaux. La résistance s'organise. Ignace, officier de Pointe-à-Pitre et ses hommes décident de rejoindre à Basse-Terre un autre insurgé, Louis Delgrès. Né à Saint-Pierre en Martinique, Delgrès est un officier mulâtre libre. Le 10 mai 1802, Delgrès prononce un discours demeuré célèbre intitulé "A l'univers entier, le dernier cri de l'innocence et du désespoir", au champ d'Arbaud. Puis il s'enferme avec ses compagnons dans le fort pour résister. Le 21 mai à l'aube, le général Richepance bombarde le fort avec des canons. Les insoumis bientôt ne ripostent plus, faute de munitions. La position devenant intenable, Delgrès, Ignace et leurs hommes décident de quitter le fort. Le 22 mai 1802 à 20h, ils sortent par la poterne du Galion (encore visible) et rejoignent la rivière du même nom. C'est ici que le chemin des deux hommes se sépare. Ils ne se reverront jamais.

Mémorial Delgrès

Delgrès se rend au Matouba à Saint-Claude; Ignace prend la route de Pointe-à-Pitre. Arrivé le 24 mai à Belle Plaine aux Abymes, Ignace meurt, après de durs combats. Défiguré, on ne le reconnaîtra qu'à ses épaulettes de commandant des grenadiers

et à ses deux orteils soudés. Sa tête est exposée sur la place de la Victoire, à Pointe-à-Pitre. Le 26 mai, 100 personnes sont exécutées sur cette même place, le 27 mai 150 autres à Fouillole. Le 28 mai, le Matouba est attaqué en cinq points différents. Delgrès et ses compagnons retranchés dans l'habitation Danglemont se font sauter au cri de "Vivre libre ou mourir. À bas l'esclavage, vive la mort !". En juillet 1802, l'esclavage est rétabli. Il durera jusqu'en 1848, date de sa définitive abolition.


Expositions   Une terrible répression


À l'époque des faits, la Guadeloupe compte 120 000 habitants. On estime entre 6 000 et 10 000 le nombre de victimes des combats. Au moins 4 000 d'entre-elles furent déportées après les évènements sur les côtes centrales d'Amérique du sud, aux Etats-Unis, à Brest, en Corse, à Madagascar, en Turquie, emprisonnées aux Saintes, ou vendues comme esclaves. D'autres seront exécutées, fusillées, passées au fil de l'épée ou pendues, comme Solitude, symbole de la résistance des femmes, enceinte lorsqu'elle fut arrêtée. Elle sera pendue en novembre 1802, après son accouchement. On ne sut jamais ce que devint son enfant.








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