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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Farah Saint-Preux

Farah St-Preux


Diplômée de l’Ecole polytechnique et des Hautes études commerciales (H.E.C) de Montréal, Farah Saint-Preux, d’origine haïtienne et de  nationalité canadienne, travaille actuellement en qualité d’analyste de vente en succursale, à Future électronique à Montréal. Elle nous explique ses occupations.

Quelles sont les bases académiques minimales à avoir pour s’engager sur une voie professionnelle comme la vôtre ?

Il faut de la persévérance, être fonceuse et ne pas avoir peur de prendre des risques, de poser des questions et d’aller de l’avant. Il faut avoir une certaine facilité avec les chiffres et aimer les mathématiques. Aimer résoudre des problèmes et trouver des solutions.

Quelles sont vos fonctions actuelles et de quoi vous occupez-vous concrètement ?

Je travaille chez Future électronique, une entreprise d’envergure mondiale. Elle s’occupe principalement de la diffusion de composantes électroniques à travers le monde. J’ai un rôle corporatiste. Je fais surtout des analyses en gestion des ventes. Je travaille donc essentiellement avec des bureaux de vente aux USA. Je dois m’assurer de la performance de ces bureaux de vente  et que les objectifs corporatifs et les processus soient mis en place.

C’est beaucoup de travail de réflexion et d’initiatives...

Oui, absolument ! Je dois vous avouer que c’est à cause de quelques changements au niveau de l’organisation. Nous travaillons au minimum de 10 à 12 heures. C’est beaucoup d’efforts de concentration. C’est très prenant !

En moins de dix ans, vous avez servi dans au moins trois entreprises à Montréal. Souci d’avoir des expériences diverses ou souci de chercher la meilleure rémunération possible ?

C’est surtout le souci d’acquérir plusieurs expériences, de mieux faire.
 
Parlez-nous justement de quelques-unes de vos expériences professionnelles passées ?

Avant Future électronique aujourd’hui, j’ai travaillé, entre autres, à Investissement Québec comme conseillère et analyste en développement stratégique. Ma mission, en résumé, était d’approfondir la connaissance et les problématiques du secteur des services au Québec, afin de favoriser les investissements et la création d’emplois. De mes expériences professionnelles,  on peut aussi retenir mon passage au sein de l’opérateur historique de téléphone au Canada, Bell Canada, en qualité de gestionnaire à l’unité Affaires électroniques.
Il s’agissait d’assurer la gestion du produit d’hébergement partagé dans le marché d’affaires (PME et Grandes Entreprises). Etablir les prévisions de vente et les objectifs de revenus. Il fallait aussi élaborer le plan d’affaires nécessaire pour supporter les décisions en matière de prix, de produits, de promotion et de distribution. J’ai collaboré, à cet effet, étroitement avec les fournisseurs externes, responsables de marchés et des équipes opérationnelles. Il fallait opérer une analyse des résultats du produit et les communiquer au niveau de l’unité d’affaires.
J’ai pu permettre l’augmentation des ventes de 700 % en un an : à la fin 2000, il y avait un nombre total de 1 000 unités vendues et à la fin de 2001 il y en avait
8 000. Cet objectif a été atteint à l’aide de campagnes promotionnelles continues et de plusieurs sessions de formation de la force de vente.
J’ai également été, dans cette même entreprise, directeur marketing, services commerce électronique. Mes responsabilités consistaient à collaborer étroitement avec les équipes de gestion de produit et de marchés. Je me suis occupée d’analyser les opportunités de marchés, les besoins des clients et les tendances du marché.

Vous parlez français, anglais, espagnol et créole... Quelle est l’importance d’être polyglotte dans le monde d’aujourd’hui ?

C’est important car la plupart des entreprises aujourd’hui sont internationales ou font affaire avec des entreprises de différents pays. C’est donc essentiel de parler au minimum deux langues. Ce sont des atouts indispensables dans le milieu du travail aujourd’hui.

Vous avez été lauréate de plusieurs prix, dont un en génie d’une valeur de dix mille dollars canadiens. Quel était le but de ce prix ?

En fait, cette récompense concernait une équipe de cinq étudiants de l’école polytechnique de Montréal dont moi. C’était une reconnaissance pour avoir mis sur pied le premier camp scientifique d’été de ladite école.

Vous faites partie de l’association des ingénieurs haïtiens du Canada. Quels en sont les objectifs ?

L’association — qui existe depuis 24 ans maintenant — a pour mandat de servir ses membres. Elle sert aussi les communautés où elle est implantée, par le biais de différentes structures dont un centre de ressources informatiques créé dans nos locaux, pour permettre aux personnes du quartier de s’adonner à l’informatique. Nous offrons, aussi des cours informatiques. Nous avons des réunions mensuelles de stratégie pour attirer les jeunes vers le génie, mais aussi renforcer le potentiel de ceux qui ont suivi cette voie à travers notre programme ini- sciences.
Toujours au niveau des jeunes, nous essayons de les initier aux carrières scientifiques et aussi de prévenir le décrochage scolaire. Nous allons surtout dans les milieux scolaires haïtiens.

L’association a-t-elle des contacts avec des ingénieurs en Haïti ?

Oui. Nous avons un comité au sein de l’association qui s’occupe d’établir un pont avec la fac de sciences de l’université d’Haïti.

Que diriez-vous à des jeunes filles haïtiennes, qui souhaiteraient suivre votre parcours académique et professionnel ?

En deux mots, je leur dirais qu’il faut travailler, ne pas rechigner à l’effort mais il faut surtout qu’elles aiment cette filière. L’important, c’est de faire ce que l’on aime et ne jamais oublier qu’il n’y a rien qui tombe du ciel.

Quelles sont vos distractions ?
J’aime bien sortir avec des amis, aller dans un café, au restaurant, voir une pièce de théâtre, la musique, la danse. J’adore les arts de la scène. J’y vais dès que j’ai une opportunité.

Quel est votre parfum préféré ? Votre chanteuse préférée ?
“Magie noire” de Lancôme. Comme chanteuse préférée, j’en ai plusieurs, mais je dirais Maria Carey.
                                                                                      Jacques Bilé (07/06)

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