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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Jessica Delar

Jessica Delar



Mélange d’un fruit exotique Guadeloupe et Inde, Jessica, native de la banlieue parisienne, exerce avec grâce depuis 3 ans sa passion pour la photo et sa profession de secrétaire médicale. Alliant l’intelligence à la beauté, cette jeune femme, âgée de bientôt 22 ans, aspire à sortir des clichés de la mode en arborant avec fierté ses mensurations atypiques.

D’où vous vient votre passion pour la mode ?

J’ai toujours été passionnée par la mode depuis toute petite. C’est en regardant les défilés, les belles robes et les strass que je m’y suis intéressée j’ai même voulu devenir styliste. C’est un rêve de petite fille d’intégrer ce milieu quand on est jeune, on a tous envie de célébrité, de devenir une "star”. Les photos, au début, je me suis vite mis une barrière, à cause de mon poids et de ma taille mais une copine m’a motivée et m’a dit que je pouvais me lancer étant donné que pour être modèle, il ne suffit pas d’avoir la taille mannequin avec les mensurations 90-60-90. C’est après cela que je me suis  lancée. Je disais aux photographes que j’étais petite, avec des formes...Il faut avouer que lorsque on est noire en France, ce n’est pas toujours facile. Mais au fur et à mesure des rendez-vous, on m’a proposé des choses.

Vos mensurations n’ont jamais été un frein pour intégrer ce milieu ?

Lorsque je contacte des gens en tant que modèle, s’ils prennent la peine de me répondre c’est qu’ils doivent être intéressés par mon profil. Au début, j’avais peur, et puis on m’a proposé de faire des portraits. Les photographes et les autres du milieu m’ont fait confiance et c’est à partir de ça que j’ai commencé à prendre vraiment confiance.
Dans certains castings, des publicités, enfin tout ce qui est “public”, ils n’aiment pas montrer des filles avec des formes et préfère les filles minces voire très maigres. C’est un frein dans le mannequinât mais pour le milieu des modèles cela ne l’est pas.

Qu’avez-vous de différent par rapport aux autres modèles ?

Il y a énormément de filles qui veulent se lancer là-dedans. Tout le monde s’y intéresse maintenant. Pour ma part, c’est une sorte de rêve que j’essaie de réaliser. Franchement, il y a des filles qui sont super belles, je ne vais pas mentir en disant que je suis d’une beauté extraordinaire par rapport aux autres; au contraire, je me considère comme une fille banale. Mais l’essentiel c’est d’y ajouter sa personnalité. Toutes les filles ne dégagent pas la même chose; il y a beaucoup de facteurs qui jouent, comme le regard ou la manière de bouger. Il faut juste savoir se vendre et jouer de ses atouts.

Vous compter vivre du métier de modèle ?

Je suis secrétaire médicale de profession mais modèle par passion. C’est plus un hobby, car mon emploi du temps me permet d’exercer les deux sans problèmes.
Secrétaire médicale, c’est mon avenir; modèle, ce n’est pas une profession, c’est éphémère, on ne sait pas ce qui peut arriver, un accident ou une maladie peut tout chambouler et ce n’est pas dans cette voie que l’on va continuer à vous faire travailler si l’un de ces "bouleversements” venait à se produire. La reconversion se révèle être très difficile si l’on n’a fait que ça toute sa vie. Moi, en tout cas, je ne lâcherai jamais mon travail même si mon rêve finissait par aboutir. Il y a des milliards de filles qui veulent être mannequin ou modèle ; au final, on finit par être lassé d’un visage et on change, au risque de finir vite aux oubliettes.

Maintenant que vous vous affichez beaucoup plus, le regard des gens et de vos proches a-t-il changé ?

Lorsqu’on regarde une photo, on ne voit pas le caractère, la personnalité d’une personne on voit juste son physique. Les gens qui essaient de me connaître vraiment s’aperçoivent que j’ai des qualités ; sur les photos, je peux paraître hautaine ou froide. Les photos ne reflètent pas ma vraie personnalité, ce n’est pas réel ; certes, je suis une personne réelle, mais une photo reste une photo. Ceux qui s’arrêtent à un cliché ne sont pas très réfléchis, car l’on ne peut pas juger une personne sur papier, c’est ridicule! C’est à partir de ça que l’on s’aperçoit qui sont les vrais amis, c’est un bien pour un mal après. Ce sont mes amis qui m’ont réellement motivée je me suis lancée sur leurs conseils... Et puis, qui ne tente rien n’a rien !

Qui sont vos modèles d’inspiration ?

J’ai beaucoup de modèles d’inspiration, qu’ils soient médiatiques ou pas. Elles m’ont inspiré pas mal de choses, comme viser plus haut. J’admire beaucoup Lauryn Hill, sa beauté, sa simplicité et son naturel me fascine ; pour moi, elle définit la beauté noire. Queen Latifah aussi est magnifique, son poids n’a jamais été un frein à sa carrière. La beauté est différente aux yeux de chaque personne. Comme on dit, les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Il faut garder une touche de naturel dans tout ce qu’on fait.

Est-ce que les minorités sont plus représentées dans la presse traditionnelle actuellement ?

Il y a eu une évolution, certes, mais dans la presse traditionnelle on ne nous montrera jamais une vraie femme noire, foncée de peau, avec de beaux traits. Ils vont la remplacer par leur idéal c’est-à-dire une fille claire ou métisse, et nous faire croire qu’il s’agit de la vraie beauté noire. On nous montrera toujours une vraie femme noire dans les magazines ou médias adressés à la communauté noire. C’est dommage de nous représenter par des filles qui ne nous ressemblent pas. Amina est une fierté pour la communauté car il y a une vraie représentation de la vraie femme noire, sans stéréotypes.
La différence c’est ça qui est beau ; si on se ressemblait tous, le monde serait triste. Les médias qui visent plus particulièrement les Noirs rentrent quelquefois dans les clichés, car eux aussi, sans s’en rendre compte, rejettent à leur tour les filles avec des formes, alors qu’en Afrique c’est un critère de beauté. C’est une manière pour ces médias de se faire intégrer sans choquer je pense. Pour moi, il s’agit d’une forme de discrimination.

En tant que jeune femme noire et antillaise, pensez-vous avoir trouvé vos marques dans un milieu réputé discriminatoire ?

C’est dommage que la France manque d’ouverture par rapport aux Etats-Unis. Ici, on dit que l’on essaie d’être comme les Blanches, mais elles aussi essaient de nous ressembler. Elles nous envient nos formes et nos lèvres pulpeuses, mais on ne les juge pas elles ! Mais lorsqu’il s’agit de nous, les critiques fusent juste parce que l’on se rajoute quelques artifices ; pourtant ça n’enlève rien à notre fierté d’être noire. Je suis antillaise mais mes racines sont africaines et personne ne me dira le contraire. Je viens d’Afrique et tous les Antillais le savent. Après, libre à eux de t’accepter ou pas. L’histoire n’est pas rose mais je ne comprends pas ceux qui rejettent l’endroit d’où ils viennent.

Que pouvons-nous vous souhaiter ?

J’essaie de continuer les photos. Mon but est de pouvoir poser pour une marque de cosmétiques pour femmes noires ou une marque de vêtements. Ce serait la concrétisation d’un rêve et j’espère y aboutir !
Marcia Fundu-Francisco

                                                                     Marcia Fundu-Francisco (07/06)

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