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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Roselyne René-Corail

Roselyne René-Corail



Travaillant au service de virologie immunologie du Centre Hospitalier Régional de Fort-de-France et secrétaire de l’Association Antilles Don de Moelle Osseuse (ADMO) Roselyne René Corail se déplace dans toute l’île pour parler de ce sujet qui la passionne.

Quel est le but de la greffe de moelle osseuse ?

Il convient au préalable de faire une distinction entre la moelle osseuse et la moelle épinière.
La moelle épinière se trouve dans le canal des vertèbres. Elle est le centre de tous les actes involontaires de l’homme. Si la moelle épinière est atteinte, c’est le handicap !
La moelle osseuse c’est différent. Elle se trouve à l’intérieur des os, humérus, fémur, tibia, péroné etc.). C’est un tissu mou présent dans le centre des os. C’est elle qui donne les cellules du sang c’est à dire les globules rouges qui transportent l’oxygène, les globules blancs qui luttent contre les infections et les plaquettes qui arrêtent les saignements.

Quelles sont les implications pour le donneur ?

Il s’engage tout d’abord fortement et pour longtemps à faire don de soi pour aider un malade qu’il ne connaîtra jamais.
Il lui faut pour cela être âgé de 18 à 50 ans, se savoir en bonne santé (Il sera soumis un questionnaire de santé) passer des tests biologiques pour déterminer le groupe.
Le donneur devra tenir informé le centre de prélèvement de toutes modifications de son adresse et de sa situation de santé.
C’est un engagement sérieux qui ne se fait pas sur un coup de tête ni un coup de coeur.
Bien sûr il n’y aura pas de poursuite pénale, mais le donneur doit bien être conscient de sa responsabilité.
Si un jour un donneur inscrit est appelé à faire un don de moelle osseuse, le malade devra être préparé à cette opération. Sa propre moelle osseuse sera détruite par chimiothérapie ou radiothérapie. Il devra rapidement recevoir la moelle osseuse du donneur sinon c’est la mort !

Est-ce douloureux ou dangereux ?

Le prélèvement se fera sous anesthésie générale dans les os du bassin. Le donneur sera hospitalisé 48 heures et pourra bénéficier d’une période d’arrêt de travail. Tous les frais d’hospitalisation seront à la charge de l’hôpital qui fera la greffe.
Le volume de prélèvement est subordonné au poids du donneur et du malade. Il faut savoir que le tissu de la moelle osseuse se régénère très vite.
A part le risque opératoire déjà ciblé par le questionnaire médical, le don de moelle ne comporte pas le moindre danger.

Y-a-t-il des contre indications ?

Aux personnes atteintes de maladies cardiaques, cardio-vasculaires, respiratoires, cancéreuses etc. il sera fortement déconseillé de s’inscrire au fichier de donneurs.

Vous faites aussi partie de l’association ADMO, que pouvez-vous nous en dire ?

L’ADMO a été créée en 2004. Elle a son siège à l’Etablissement Français du sang à l‘Hôpital Pierre Zobda Quitman à Fort-de-France. Elle se donne pour objet d’organiser la promotion du don de moelle osseuse dans le but de recruter de nouveaux donneurs, de favoriser les échanges entre les associations de donneurs d’autres départements, d’améliorer les connaissances dans le domaine de la greffe de moelle osseuse, de soutenir les malades et leurs familles.

Le fichier martiniquais des donneurs de moelle osseuse est-il conséquent ?

A l’heure actuelle, il est estimé à peu près à 240 personnes.

Cela vous donne du travail supplémentaire, pourquoi s’y engager ?

Le fait de savoir que j’ai une chance de sauver un jour une vie, cela suffit à me mobiliser. Par ailleurs j’aime la communication, et je m’engage mais aussi je me mobilise pour inciter tous ceux qui le peuvent à s’y engager eux aussi.
Lorsque je vois la foi, l’espoir de certains malades, j’oublie mes propres tracas. Cà m’encourage énormément à les aider. Je veux donc faire savoir au plus grand nombre de personnes possible que le don de moelle osseuse est quelque chose d’important. Cela peut un jour sauver une vie.

Ce travail d’information porte-t-il des fruits ?

Nous sommes assez satisfaits de voir que, à force de communiquer sur la question du don de moelle osseuse, le travail commence à payer.
Aujourd’hui, des établissements scolaires, des mairies et autres collectivités nous sollicite pour venir animer des moments d’information auprès des élèves, des administrés ou de la population. C’est la preuve qu’il y a une prise de conscience de plus en plus grande qui est en train de s’opérer.

Comment en êtes-vous arrivée à exercer ce métier ?

A l’origine j’étais commerciale. J’ai travaillé dans la publicité notamment. Puis un jour une opportunité s’est présentée. Le Centre Hospitalier recrutait des secrétaires par voie de concours. Je me suis inscrite et j’ai été admise. L’aspect "communication" du métier m’intéressait donc je m’en suis occupée et de là, prise au jeu, j’ai adhéré à l’association parce que, je le répète la question de don de moelle osseuse me paraît très importante. J’y crois beaucoup, je veux aider les malades donc je m’y adonne à fond. 

                                                                                         Joël Sandot (07/06)

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