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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Rose-Marie Pelican

Rose-Marie Pelican


 
La catastrophe aérienne qui a endeuillé la Martinique le 16 Août 2005 a touché de près Rose-Marie Pelican. Les proches des victimes ont créé, suite à ce terrible événement, l’Association des Victimes de la Catastrophe  aérienne du 16 Août 2005.
Rose-Marie Pelican fait partie du Conseil d’Administration en tant que Secrétaire.


Présentez-nous cette association.

L’AVCA du 16 Août 2005 a été créée au lendemain de la catastrophe, dès le mois de septembre par les familles des victimes. Moi-même j’ai perdu ma soeur qui venait d’avoir 50 ans et ma nièce de 19ans.

Comment avez-vous appris la nouvelle?

Je revenais de vacances. Je reprenais mon travail ce jour-là. La nouvelle m’a été donnée par quelqu’un qui l’avait entendu dans les médias locaux et nationaux.
Je regrette la manière dont les autorités administratives ont tourné autour du pot pour nous l’annoncer.
Une première conférence de presse s’est tenue aux environs de 3 heures du matin. Elle s’est résumé à la phrase: " On a perdu la trace de l’avion" prononcée par le Préfet !
La deuxième conférence de presse qui s’est tenue à 11 heures laissait voir les difficultés que les autorités avaient à faire passer les informations qu’elles détenaient déjà. Il a fallu l’intervention de nos élus pour apprendre la cruelle vérité.

Quelle a été votre première réaction ?

Tout d’abord la révolte, la rage puis un sentiment d’impuissance, une colère et enfin un immense chagrin.

Quels ont été vos derniers contacts avec feue votre soeur ?

La veille vers 22h40, elle m’a appelée du Panama pour me dire: “Cà y est, nous sommes à l’aéroport mais je ne peux pas te dire à quelle heure nous allons décoller”. C’est la dernière parole que j’ai entendu d’elle.
Marie-Annick était une battante avec en elle une énergie hors norme pour faire face à l’adversité. Chaque jour que Dieu fait je pense à elle dès le petit matin car elle avait coutume de m’adresser un petit coup de klaxon en allant travailler. C’est pour lui rendre hommage que j’ai pris dès le 16 août mon bâton de pèlerin pour partir en quête de la vérité. Comme il va falloir se battre pour obtenir cette vérité, j’ai décidé dès la constitution de l’AVCA d’y oeuvrer activement.

Quels sont les buts de l’association ?

Rechercher la vérité; se constituer partie civile et poursuivre les responsables; oeuvrer pour qu’une telle catastrophe ne se reproduise plus et défendre les intérêts des familles. Il nous faut aussi perpétuer la mémoire des disparus.
Nous sommes bien conscients que savoir enfin la vérité prendra du temps mais nous sommes déterminés.
Ce genre de procédure est très long d’autant plus que nous avons en face de nous des "monstres" que sont les constructeurs d’avions. Nous menons donc un travail d’information auprès de la population martiniquaise. Nous sommes très attentifs à tout ce qui se fait dans le domaine aéronautique.

Que pensez-vous des “Listes Noires”?

Elles sont bien loin de refléter la vraie réalité. Nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout et faire en sorte que les responsables prennent des mesures pour que de  "vrais" contrôles soient exercés.
Si on se réfère au documentaire qui a été tourné suite à l’accident avec les avions de la compagnie, on voit bien que tous les éléments étaient réunis pour aller droit à la catastrophe.
En premier lieu, la maintenance était mal assurée, le personnel navigant fatigué et enfin la compagnie avait des problèmes financiers. La question que nous nous posons aujourd’hui c’est : "Pourquoi les compagnies étatsuniennes revendent-elles leurs vieux avions alors que les autorités de leur pays ne leur délivrent pas l’autorisation d’atterrir sur leur sol ?”

Aujourd’hui, une personne qui voudrait voyager vous demande conseil, que lui dites-vous ?

Tout d’abord, méfiez-vous des compagnies qui ont des difficultés financières !
Se renseigner sur l’agence de voyage et la compagnie d’aviation. Il y a des sites internet qui peuvent donner toutes ces informations.
Méfiez-vous également des voyages proposés à des prix trop bas. "Bon maché kouté chè" (Bon marché coûte cher) dit-on.
Les voyages à bon marché ne sont pas nécessairement les plus sécurisants. Les bas tarifs peuvent cacher des risques énormes.

Quel est votre message à la population ?
Qu’elle prenne davantage conscience des risques encourus lorsqu’elle monte dans ces avions. Le Martiniquais est très friand de voyages, il aime le dépaysement mais il ne faut pas qu’il le paie de sa vie. La devise des 152 compatriotes n’était pas "Voir le Panama et mourir".

                                                                                        Joël Sandot (07/06)

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