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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Katia Hilderal

Katia Hilderal

Katia Hilderal est une jeune femme de 34 ans d’origine antillaise. Après une formation de styliste-modéliste pendant sept ans, elle a décidé, avec son compagnon, de créer sa propre boutique du nom de Katia Hild, "Terres d’ailleurs”, mais pas une boutique comme les autres. En effet son magasin réunit deux activités : la vente de produits cosmétiques naturels et bio adaptés à tous types de cheveux et de peaux pour femmes, hommes et enfants, et un espace créateurs en prêt à porter et accessoires de mode. Mêlant des concepts tels que le métissage et la découverte, Katia Hild... " Terres d’ailleurs” sort vraiment du lot des magasins classiques. Rencontre avec sa conceptrice.

Quel est votre parcours ?

J’ai effectué une formation de styliste modéliste pendant sept ans. J’ai travaillé dans de grandes maisons de couture et aussi avec de jeunes créateurs. Puis je me suis orientée vers la vente, j’ai travaillé chez Zara, Camaïeu, Promod en tant que vendeuse. J’ai ensuite évolué pour devenir responsable de magasin, ce qui m’a apporté beaucoup d’expérience, et m’a incitée à ouvrir mon propre magasin. Avec mon ami, on a lancé un concept : une boutique dont une partie est dévolue aux produits cosmétiques, bio et naturels, et une autre aux "jeunes créateurs”.

Que propose votre boutique à la clientèle ?

Quelle que soit votre origine : afro, maghrébine, asiatique ou européenne, on essaie de proposer des produits adaptés chaque type de peau et de cheveux. Ma boutique est un lieu de métissage entre les cultures, on essaie de mettre en avant chaque beauté. Chacune mélange ses petits secrets de grand-mère avec les produits proposés.

Comment vous est venue l’idée d’ouvrir ce magasin ?

L’idée de départ est toute simple. J’ai une petite fille de deux ans et demi, qui est métisse et je ne trouvais pas de produit approprié pour elle. J’ai pensé que ce serait bien de lancer un concept qui réunisse tous ces petits secrets de beauté. A l’origine sur le même site on voulait réunir trois activités : la cosmétique bio et naturelle, un espace créateur prêt-à-porter et un espace coiffure. Toujours dans le même contexte de métissage. Mais c’était trop compliqué de faire un espace coiffure car on n’est pas titulaires du brevet professionnel, aussi me suis-je concentrée sur le métier que je maîtrise, c’est à dire le prêt à porter, et en deuxième activité les produits cosmétiques bio et naturels.

Pourquoi le nom "Terres d’ailleurs” ?

Terre d’ailleurs, c’est pour rappeler ce côté ethnique, le métissage des cultures, des secrets de beauté, des formes, des couleurs, des matières de prêt-à-porter.

Pourquoi avoir mélangé, dans un même magasin, produits cosmétiques naturels et bio et prêt-à-porter ?

Avec mon ami, on pense que ça se marie bien. Je prends un exemple une jeune femme veut acheter des produits capillaires et de beauté, donc elle vient dans notre magasin, puis toujours dans ce contexte de beauté métissée, elle peut aller voir les vêtements à disposition, car cela fait aussi partie de la beauté de la femme de bien s’habiller. Notre prêt-à-porter est lui aussi multiculturel. On fait appel à des créateurs d’origines japonaise, française, anglaise, marocaine, polynésienne...

Depuis quand votre boutique est-elle ouverte ?

On a ouvert début septembre 2005, sachant que c’est un projet sur lequel je travaille avec mon ami depuis deux ans.

Pour l’instant quel est le succès de votre boutique ?

On n’a pas encore trop communiqué au niveau des médias car nous voulions être sûr au préalable de notre coup. Au cours des six mois, nous nous sommes rodés. Aujourd’hui, on se sent beaucoup plus mûrs et prêts à lancer une démarche de communication avec les médias. J’ai aussi la chance de bénéficier d’une clientèle fidélisée qui me vient de mes anciens emplois, sans oublier la clientèle de quartier qui commence à se créer. Notre seul problème : nous sommes dans un domaine non pas marginal mais presque, car les produits cosmétiques naturels et bio représentent 1% du marché en France, contre 25% en Allemagne ou en Suisse. C’est un travail de longue haleine, il faut expliquer au public les vertus de ces produits. On est aussi très sensibles aux valeurs de commerce équitable. En effet, la moitié de la gamme de prêt-à-porter et de cosmétiques que nous vendons est issue du commerce équitable.

Quelles sont vos valeurs ?

Nos valeurs sont le métissage, l’artisanat, la découverte, l’authenticité le respect de l’homme et de la nature et le commerce équitable. On retrouve toutes ces valeurs dans mon magasin à travers son concept et les produits commercialisés.

Avez-vous rencontré des difficultés à mettre en place votre boutique ?

Forcément, comme tout le monde. Mais mon ami et moi nous nous complétons.  Il s’occupe des chiffres et je m’occupe de la création artistique. Les  banques n’ont pas voulu nous octroyer des prêts, car un projet comme le nôtre, aussi sympathique soit-il, est peu banal et assez risqué. Nous nous sommes donc autofinancés nous-mêmes.

Quels sont vos projets en rapport avec la boutique ?

Je vais continuer à créer, à élaborer des lignes de vêtements à chercher de nouveaux créateurs qui puissent venir étoffer notre gamme en termes de choix, être vigilante à l’évolution du marché de la cosmétique car beaucoup s’y lance en ce moment. Je compte aussi intégrer un salon de coiffure à la boutique, projet que l’avais au départ. Et à plus long terme, pourquoi pas ne pas ouvrir d’autres boutiques Katia Hild… “Terres d’ailleurs”, sur Paris et dans toute la France si la chance nous sourit.

Votre boutique est originale de par son concept mais aussi son agencement...

J’ai voulu casser les codes. En effet, l’espace cosmétique n’est pas présenté de façon habituelle chez nous. Quand vous allez chez Marionnaud, chez Yves Rocher, on rentre dans un lieu aseptisé, ce qui est “classique” pour ce genre d’endroit. Quand on rentre dans ma boutique, il y a un dallage de terrasse extérieure, il y a beaucoup de verdure sur les murs. On a voulu créer un côté jardin. Le mobilier est très simple, brut, on n’est pas là pour en mettre plein la vue.  Ca évoque la nature, le retour aux sources. Pour le prêt-à-porter c’est pareil, on ne l’a pas présenté de manière classique. Il est présenté sous forme d’un dressing, comme chez nous. On voulu créer une ambiance un peu comme à la maison. On propose systématiquement un café ou un thé bio aux clients. On cherche a créer, une intimité avec le client.

                                                                                        Lionel Pires (06/06)

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