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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Henriette Pami

Henriette Pami

Elle était enseignante au Cameroun son pays natal. Arrivée à la Martinique, elle n’a pas trouvé de poste lui convenant mais s’est sentie investie d’une mission. Ses habits suscitaient l’admiration des Martiniquais. C’était pour elle l’occasion de parler un peu plus de l’Afrique. Voilà pourquoi Henriette Pami a renoncé à l’enseignement du français pour tenir une boutique de tissus africains à Fort-de-France.

Pourquoi avoir choisi de venir à la Martinique ?

J’étais au Cameroun, mon pays natal. J’étais malade et mon médecin m’a conseillé de quitter le pays pour ma convalescence car le climat ne me convenait pas.
J’ai bien voulu l’écouter, mais quant à aller en France, c’est moi qui n’aimais pas le climat ! Sachant  que la Martinique est un pays au climat équatorial, j’ai choisi d’y venir.  En posant le pied ici, je me suis tout de suite sentie chez moi. J’ai voulu y rester aussi je me suis tournée vers le Rectorat pour essayer de trouver un poste mais il n’y en avait pas de disponible immédiatement.
Par contre, j’avais gardé mes habitudes vestimentaires africaines et je remarquais que les gens me regardaient avec une certaine admiration.
Ils me posaient des questions sur mon pays. Ils avaient beaucoup d’à priori mais en même temps une soif de connaissances. Ils ne demandaient pas mieux que d’avoir une image de l’Afrique un peu plus positive que celle que leur montrait la télévision
Lorsque je les éclairais, ils en ressortaient émerveillés ! J’ai donc senti que j’avais un travail à faire.
Des enseignants, il y en a d’autres, les enfants trouveront toujours ailleurs ce que je pouvais leur apprendre. Par contre, je peux apprendre au gens de mon pays natal, du Continent Noir d’où ils viennent çà va leur être plus utile et même les passionner davantage.

C’est ce qui vous a conduit à changer de métier ?

En fait, tenir cette boutique est pour moi une démarche de militante. Mon but est de mieux faire connaître l’Afrique.

Comment réagissent les Martiniquais ?

Ils passent par toutes sortes de sentiments !
Aux préjugés du début font place l’admiration et le désir d’en savoir davantage.

Pourtant une partie d’entre eux rejette l’Afrique, n’est-ce pas ?

Ceux-là, je ne leur en veux pas, je les comprends même. Je pense que si j’étais à leur place et que l’on m’avait toujours présenté l’Afrique comme le continent de la misère, des guerres et du Sida, moi non plus je n’aurais pas envie de me réclamer de cela.

Vous vous sentez dépaysée ?

Pas du tout au contraire je me sens chez moi. Lorsque je vais au marché, je retrouve tous les légumes et les fruits que je connais. Si je veux cuisiner comme au Cameroun, je peux le faire.

                                                                                       Joël Sandot (06/06)

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