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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Sandra Vautour

Sandra Vautour

Martiniquaise d’origine, 34 ans et chef de projet dans une association culturelle à Creil, Sandra Vautour tient à la mémoire de ses ancêtres comme à la prunelle de ses yeux. Déterminée à faire revivre la mémoire noire, elle a créé un jeu, “Tambour battant”, pour mettre à l’honneur un peuple, le peuple noir ou nègre.

Le jeu “Tambour Battant”, c’est quoi ?

C’est un jeu qui a pour objectif de promouvoir la culture noire celle de nos ancêtres qu’ils soient africains, caraïbéens, anciens esclaves ; qu’importe leurs origines !
C’est un hommage rendu aux fils de la diaspora noire qui se sont illustrés partout dans le monde et dans divers domaines. C’est l’exemple des intellectuels noirs des années cinquante tels que Senghor, Césaire, des députés noirs comme Houphouët Boigny, Blaise Diagne. Mais Tambour Battant met aussi en lumière ceux qui ont participé au réveil des Noirs parmi lesquels : Alioune Diop, Marcuse Garvey, Kwamé N’Kruma, Léon Gontrans Damas, Cheikh Anta Diop, Miriam Makeba, Angela Davis etc.

En quoi cela consiste-t-il plus exactement ? 
 
"Tambour Battant” est un jeu de société dont les thèmes portent sur la connaissance des cultures africaines, afro-américaines, caribéennes et européennes. Il s’agit d’un parcours initiatique qui invite le joueur sur un plateau de couleurs vivantes à faire évoluer son pion. Tambour à la cadence de diverses questions qui, au final, le sacrent ultime gardien du tambour de la mémoire.
Le but est en effet de gagner des anneaux de la mémoire, six plus exactement, qui correspondent aux six thèmes que sont le sport, la littérature, la musique, l’histoire, le cinéma et la géographie. C’est à travers des questions-réponses relatives à ces différents domaines et touchant directement le peuple noir que j‘invite le joueur à promener son esprit.
C’est un jeu convivial, familial, éducatif, interculturel, et intergénérationnel parce qu’il s’adresse de l’enfant de 12 ans jusqu’au plus âgé.
Le jeu révèle au joueur certaines créations qui, des Amériques à l’Afrique, en passant par les Caraïbes, l’Europe et le Proche Orient, permirent aux Noirs de s’illustrer parmi les meilleurs esprits.

D’où vous est venue l’idée de créer un pareil jeu ?

J’ai cette idée depuis fort longtemps mais j’avoue que la rencontre avec Philippe Lebret, un infographiste, a permis la réalisation du projet en février 2006. Actuellement je suis en pleine campagne de promotion et j’ai des commandes de partout. Les propositions émanent de la Martinique, de la Guadeloupe, du Sénégal, du Mali, de la Suisse, de la Belgique, de la France etc.

Pourquoi une pareille dénomination ?

Au début, je l’ai appelé ”Tambour de la Mémoire”, ensuite j’ai retenu “Tambour Battant” parce que chez nous le tambour représente la mémoire, du fait des messages qu’il contient. Certains peuples ont toujours communiqué avec le tambour. Le tambour résonne. C’est une manière de garder des éléments de la culture noire, celle de nos ancêtres qui peut nous servir à certains égards.

Où va vous mener votre campagne ?

Partout ! En tout cas, je vais à la rencontre d’un maximum de personnes qui partagent l’esprit du jeu. Je reste ouverte à toutes les propositions, jusqu’à même l’adaptation de "Tambour Battant” à la télévision. Une forme de jeu télévisé comme "Questions pour un champion”, je veux dire.

Quelle est la place de la femme noire dans ce jeu ?

Elle a toute sa place. Par exemple beaucoup de questions concernent les femmes comme Rosa Parks, Euzhan Palcy, cinéaste martiniquaise, ou Awa Thiam, écrivain. La plupart des personnes citées dans les questions ont été des tuteurs pour moi. Elles m’ont beaucoup inspirée à travers leurs écrits, leur histoire, etc.

Quels sont vos projets ?

Continuer d’abord à développer "Tambour Battant” et les contes que j’écris pour les enfants. En octobre prochain, j’organise une conférence à Creil dont le thème sera "La place de la femme en Afrique”. C’est dans le cadre du programme Culture d’ici et d’ailleurs de l’OCEAC, l’Office Culturel et Associatif de la ville de Creil. Il y aura également un marché africain le 8 octobre. L’aspect culturel primera sur l’aspect financier. Actuellement, avec une amie, on est en train de créer une association afro caraïbéenne dans l’Oise qui servira de pont entre l’Afrique et la Caraïbe. Je suis originaire de la Martinique, plus précisément du Robert, et je suis venue en France à l’age de 4 ans. Actuellement j’en ai 34.

Quel message lancez-vous aux femmes noires qui ont comme vous des projets et qui ne parviennent pas à les réaliser ?

Les femmes noires ont toute leur place dans la société. Elles sont dynamiques, courageuses et parviennent à trouver des réponses créatives aux difficultés auxquelles elles sont confrontées. Elles ne doivent jamais baisser les bras. C’est à elles de jouer. C’est maintenant ou jamais. Il ne faut pas s’arrêter à la couleur de peau.

Un souhait pour l’avenir ?

Je vais dire que Tambour est une note d’espoir pour moi. J’aimerais que ce jeu serve de lien avec la mémoire noire qui est très importante pour moi. En plus je ferai tout pour que le 10 mai, date de commémoration de l’esclavage, soit reconnu comme jour férié.
Mon souhait, enfin, est de mettre un jour le pied à Gorée, au Sénégal.

                                                                                  Madické Diagne (06/06)

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