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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Elsa Hemat

Elsa Hemat

Le Semi-Contact, alliant une gestuelle esthétiquement étonnante d’élégance à une précision parfaitement maîtrisée et quasi chirurgicale du geste, représente un condensé exemplaire de l’expression corporelle et d’un sport de combat. C’est cette discipline pugilistique dérivée du karaté que pratique depuis son plus jeune âge EIsa Hemat, d’origine martiniquaise, née dans la ville du Gros-Morne. De compétitions en victoires, elle s’est forgée un solide palmarès qui fait qu’aujourd’hui cette triple championne fait partie intégrante de l’équipe de France nationale de Semi-Contact. Elle allie avec aisance, technique et sourire lors de ses différentes démonstrations.

Présentez-vous aux lecteurs d’Amina…

Je viens de la Martinique et cela fait trois ans que je suis en métropole. Dès mon arrivée j’ai rencontré Daniel Rennesson, entraîneur sélectionneur de l’équipe de France, à une compétition de karaté contact ; il a trouvé que i’avais un bon style au poing et m’a proposé de venir m’essayer au Semi-Contact. J’ai essayé et j’ai adopté.

Pratiquiez-vous  déjà à la Martinique ?

Je pratiquais le karaté "fiotokan” avec Alex Roges qui était mon entraîneur sélectionneur là- bas. Je fais du karaté depuis près de 20 ans.

Quelle est la différence entre le Semi-Contact et le karaté ?

Le karaté est un jeu un peu plus violent, on a le droit de toucher vraiment, de frapper. C’est moins explosif, dans le sens où, en Semi-Contact, on bouge tout le temps. On est en permanence sur la pointe des pieds alors qu’en karaté, on peut se poser, tourner, prendre notre temps puis démarrer.

Quel est votre palmarès depuis ?

Je suis trois fois championne de France en Semi-Contact, vainqueur de la coupe de France et de tous les opens de Paris, Senlis, etc. J’ai gagné des opens à l’étranger en Angleterre, en Italie, par équipe et en individuel. Je n’ai pas pu faire de championnat d’Europe pour cause de blessure.

Comment s’effectue une sélection pour participer à une rencontre internationale comme celle d’aujourd’hui ?

On connaît le planning des compétitions à l’année si on a un championnat du monde en décembre, les entraînements commencent le 1 août. Avec les entraînements, nous faisons du renforcement musculaire pendant 2 à 3 mois, en suite beaucoup de technique, et un week-end par mois, nous nous retrouvons tous ensemble, enfermés comme dans un séminaire. Sur les 24 heures de présence, on fait pratiquement 20 heures d’entraînement.

On associe facilement les sports de combat à la violence. Comment se fait-il que vous soyez aussi intégrée malgré votre élégance ?

Justement, le Semi-Contact, c’est à la touche et on n’est pas censé se faire mal. Frapper, c’est rapide, c’est vif, c’est explosif, c’est tout ce qu’il faut pour une jeune femme.

Bénéficiez-vous de protections plus importantes par rapport aux hommes ?

On a des protège-poitrines, protège-tibias, protège-pieds, des gants et un casque et les garçons ont la coquille puisqu’ils n’ont pas de poitrine.

Vous êtes aujourd’hui dans une grande compétition, la “World Cup Paris”. Quels sont vos résultats ?

J’ai fait 3e  au grand championnat ce qui est l’équivalent du “Toutes catégories”, 3e par équipe avec l‘équipe de France. Je viens également de terminer troisième dans ma catégorie des moins 70kg.

Comment conciliez-vous vie de famille et occupations sportives ?

Je fais de la haute compétition depuis longtemps, mes parents sont donc maintenant habitués ils sont très contents. Je pratique tout de même depuis l’âge de trois ans. Ils sont en Martinique, mais ils m’appellent tous les week-ends, m’encouragent tout le temps. Je leur envoie des CD de mes compétitions et des coupures de journaux, etc.

Peut-on être un coeur à prendre quand on donne des coups de poings ?

Le coeur est déjà pris ; il est dans le sport de combat, mais contrairement à moi, il ne fait pas de compétition, il est davantage tourné vers le côté spirituel.  D’ailleurs, on pense a une vie de famille et peut-être bientôt des enfants.

Quels sont vos souhaits et rêves aujourd’hui ?

J’aimerais gagner la prochaine compétition c’est une très grande rencontre internationale en Italie et, si possible, faire de même au championnat d’Europe au mois de septembre.

Vous faites partie de l’équipe de France, cela sous-entend une prise en charge, une rémunération ?

On est rémunéré dans le sens où on n’a pas à payer les billets d’avion, les compétitions, les vêtements. A part cela c’est tout.

Avec toutes ces qualités, il y a-t-il des défauts ?

Surtout, un mauvais caractère...
                                                                                         Serge Lerus (06/06)

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