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Femmes créoles avec AMINA LE MAGAZINE DE LA FEMME


Aurélie Bayimbi

Aurélie Bayimbi

 Née d’un père gabonais et d’une mère martiniquaise, Aurélie est particulièrement sensible à la question de la "conscience historique”. Elève de terminale au lycée joseph Pernock du Lorrain, elle a participé au 9e  concours lycéen sur les Droits de l’homme. Elle nous explique son choix d’avoir des cheveux naturellement crépus.

Pourquoi refusez-vous de vous défriser ?

J’avais une très belle chevelure, abondante et longue. J’ai eu l’occasion de me défriser comme beaucoup de jeunes filles de mon âge mais le résultat a été désastreux !
J’ai été dépossédée de ma crinière. Heureusement que la nature a repris ses droits.

Vous vivez à cheval entre le Gabon et la Martinique ?

Je suis née à Nanterre en 1988. Mon père était Gabonais, il est décédé. Ma mère est Martiniquaise. Je suis arrivée ici à l’âge de deux ans puis je suis partie à Saint-Martin.
A la mort de mon père je suis partie vivre au Gabon dans ma famille paternelle durant 2 ans.
Maintenant, me voilà de retour à la Martinique, l’île natale de ma mère.

Quel est le métier que vous envisagez ?
 
Je suis à la croisée des chemins ! Soit j’écoute la voix de la raison et je deviens journaliste soit j’écoute mon coeur et je choisis un métier qui me passionne davantage c’est-à-dire character designer.

Vous avez participé au mémorial de Caen, n’est-ce pas ?

En effet. Cela s’est fait en trois étapes. La première consistait à envoyer le résumé d’une plaidoirie pour le mémorial. C’est donc l’épreuve écrite. La cause que j’ai choisie de défendre c’est un réel enseignement de l’Histoire des Antilles dans le programme d’Histoire deFrance enseigné chez nous. Il est à déplorer en effet ce silence imposé sur la période esclavagiste. Cela nous empêche d’avoir une réelle conscience historique. De plus, cela contribue à entretenir des traumatismes liés à tous les non-dits et au silence imposé sur cette période par l’Etat colonial d’une part et par les victimes elles-mêmes d’autre part.
Au cours de la deuxième étape, j’ai été sélectionnée pour participer à la finale. Il fallait alors envoyer une cassette vidéo où le candidat plaiderait la cause en question. J’ai été retenue pour cette épreuve orale et je suis partie au mois de janvier pour Caen où s’est déroulée la finale.
Cette dernière étape a été assez émouvante. En plus du jury composé de lycéens, journalistes, professeurs et autres membres éminents de l’organisation, il y avait au total plus de 2000 personnes présentes dans la salle!
Le public a été séduit puisque j’ai remporté le premier prix au concours de la finale nationale du mémorial de Caen.

Quel était le thème de votre plaidoirie ?

J’ai plaidé pour l’intégration de l’Histoire des Antilles dans les programmes scolaires.
Je veux croire qu’il y a un besoin puisque certains concurrents venus d’autres régions ont témoigné n’avoir jamais entendu parler de la traite négrière !

Quels sont vos loisirs ?

J’aime beaucoup le roller. Par ailleurs j’aime beaucoup écouter de la musique, du rock japonais, surtout le groupe “Arc En Ciel”. Surfer sur Internet et surtout dessiner des personnages de BD.
                                                                                       Joël Sandot (05/06)

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